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 Page économique du jour

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imane

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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mar 5 Déc - 13:59

La réforme portuaire : Pas d’accord entre le gouvernement et le syndicat des dockers



L’arbitrage du Premier ministre n’a rien donné

La réunion, samedi 2 décembre à Rabat, entre Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et des Transports, et les représentants des syndicats des dockers n’a débouché sur aucun accord et aucune nouvelle rencontre n’est prévue, apprend-on auprès d’une source digne de foi. Le ministre a tenté de faire accepter le plan de la réforme portuaire aux dockers en leur faisant de nouvelles propositions, mais sans résultat. Les représentants des dockers ont même quitté la table des négociations sous prétexte qu’ils allaient soumettre les nouvelles propositions à leur base.

Quatre jours auparavant, le Premier ministre, Driss Jettou, a usé de son poids pour trouver une solution à ce problème qui perdure, mais sans issues. Les négociations butent toujours sur le redéploiement des 1 090 dockers au sein de la nouvelle société Somapor, alors que le gouvernement avait donné toutes les garanties pour préserver l’ensemble des emplois.
Avant la tenue de la réunion de samedi, l’optimisme était de mise de chaque côté. Tous les problèmes semblent aplatis, mais c’est sans compter sur la ténacité des dockers qui ont repoussé toutes les propositions qui leur ont été faites. « On a souhaité avoir l’adhésion de tout le monde autour de ce projet, mais pour le moment ce n’est pas le cas. L’échec de ce nouveau round de négociations ne devrait pas remettre en cause l’entrée en vigueur de la réforme.

Tout se déroulera comme prévu », indique la même source. Cet échec laisse entrevoir que la réforme entrera en vigueur dans la douleur. Un mouvement de grève n’est pas exclu même si aucun appel n’a été lancé pour le moment de la part des syndicats. Ce serait naïf de croire que le syndicat des dockers allait croiser les bras en assistant sans rien faire à l’application de la réforme. Il va certainement livrer un dernier baroud d’honneur en recourant à la grève pour faire plier le gouvernement sachant qu’il contrôle la porte économique du Royaume. Quoiqu’il en soit, la marche en avant est amorcée. Aucun pas en arrière n’est plus possible.

Cette marche en avant se manifeste à travers la tenue du premier conseil d’administration de l’Agence nationale des ports (ANP), le vendredi 1er décembre 2006 à Rabat, sous la présidence du ministre de l’Equipement et des Transports. A l’ordre du jour de cette session : le bilan d’ouverture provisoire de l’ANP, ses budgets d’investissement et de fonctionnement au titre de l’exercice 2007 et les conventions de concession passées avec les opérateurs portuaires.
S’agissant du budget prévu au titre de l’année 2007, le directeur général de l’ANP a noté que le chiffre d’affaires attendu pour cette année est de 1.017 millions de dirhams pour des charges d’exploitation estimées à 847 millions de dirhams et une valeur ajoutée de l’ordre de 500 millions de dirhams.

Le programme d’investissement, pour la période 2007-2009, nécessitera une enveloppe globale de 1,9 milliard de dirhams, répartie en 1.642 millions de dirhams pour les infrastructures, 191 millions de dirhams pour les équipements, et 67 millions de dirhams pour les études. En termes de ressources humaines, l’agence démarre ses activités avec un effectif global de 756 salariés. Le directeur général a indiqué, à ce sujet, la nécessité pour l’ANP de pouvoir disposer de hauts profils et d’expertise qualifiée, notamment pour les aspects juridiques et de gestion de contentieux.
Abordant, ensuite, le volet relatif à la concession de terminaux portuaires, il a présenté aux membres du conseil d’administration les termes des deux conventions de concession passées au port de Casablanca, l’une avec un opérateur public et l’autre avec un opérateur privé, notamment celles relatives aux engagements desdits concessionnaires en matière d’investissement, de tarifs à appliquer et de redevances à payer, ainsi que les conditions d’exercice fixées pour les activités concédées. Le même jour, la Sodep a également tenu son premier conseil d’administration.

Lors de ce conseil, Mohammed Abdeljalil, directeur de la Société d’exploitation des ports, a indiqué que la convention de concession passée avec l’ANP s’étale sur une durée de 30 ans.
Cette convention définit le périmètre de concession et les conditions d’exercice des activités portuaires dans les ports de Nador, Al Hoceima, Tanger, Mohammedia, Casablanca, Jorf Lasfar, Safi, Agadir, Laâyoune et Dakhla.
Concernant les budgets de fonctionnement pour décembre 2006 et pour l’année 2007, M. Abdeljalil a précisé que le chiffre d’affaires prévu pour le mois de décembre 2006 est de l’ordre de 158 MDH et de 1.480 MDH pour l’année 2007, avec une marge nette s’établissant à 7% en 2007.
L’enveloppe globale prévue pour le programme d’investissement 2007-2009, est de 1,2 milliard DH, dont 76% réservés aux équipements de manutention dans les ports où la société est concessionnaire.

Introduire la concurrence

La réforme portuaire permettra, en premier lieu, de clarifier les rôles des différents intervenants dans le secteur en séparant les missions de régulation et d’autorité, désormais confiées à l’ANP, des activités commerciales dévolues à Sodep concurremment avec des opérateurs publics et privés. Elle devra introduire la concurrence et la consécration de l’unicité de la manutention qui mettra fin à la rupture de la responsabilité qui pénalise actuellement le système d’exploitation des ports marocains.
De son côté, l’ANP est un établissement public doté de l’autonomie financière et placé sous la tutelle du ministère de l’Equipement et des Transports qui permet de mettre en œuvre la réforme et d’actionner tous les leviers de développement potentiels ou opportuns.
Elle a pour mission la régulation du secteur portuaire marocain, l’octroi des concessions et des autorisations, le développement, la maintenance et la modernisation des ports nationaux, ainsi que la promotion des places portuaires.
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imane

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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mer 6 Déc - 7:17

Le ministère sanctionne les CVT hors la loi





D'autres centres ont perdu provisoirement leur autorisation d'exercer

Le ministère de l'Equipement et des transports a frappé fort en décidant de lourdes sanctions administratives à l'encontre de quatre centres de visites techniques (CVT) et 11 agents visiteurs, dont des retraits définitifs de l'autorisation d'exercer Ces décisions, ayant fait l'objet d'arrêtés prononcés par ce département, entrent dans le cadre de la dernière phase d'audit et de mise à niveau des CVT.

Ainsi, deux centres de visites techniques se sont fait retirer définitivement leur autorisation d'exercer.

Le premier est le CVT Sidi Othmane à Casablanca dont la responsabilité a été mise en évidence, selon un communiqué du ministère, dans l'accident de l'autocar assurant la liaison routière, le 14 septembre dernier, entre Khouribga et Fquih Bensaleh (11 morts, 5 blessés graves et 46 blessés légers».

Le deuxième est un Centre à Kénitra, reconnu lui aussi responsable de l'accident du bus à Casablanca (1 mort et 11 blessés) survenu le 27 septembre dernier. Il a été également décidé de retirer l'autorisation à un CVT à Casablanca pendant une période de 6 mois, pour la non utilisation avérée des équipements et l'absence de traçabilité des visites techniques attestées. Cette sanction, précise le communiqué, est le résultat d'un audit spécifique, suite à un accident d'un autocar entre Chichaoua et Marrakech, survenu le 10 octobre dernier, «bien que l'état mécanique du véhicule n'a pas été mis en cause dans l'accident».

Un autre CVT de la même ville a écopé d'une sanction pareille avec en sus la non déclaration des visites effectuées. Cette décision fait suite, explique le ministère, à «un audit spécifique effectué dans le cadre du suivi opérationnel du secteur. Ce CVT étant réputé délivrer des attestations de complaisance».

Ces sanctions administratives, qui font partie des dispositions prévues par le plan intégré d'urgence de sécurité routière (PSIU) dont spécifiquement la mise à niveau du secteur du contrôle technique de véhicules, ont également porté sur le retrait définitivement des certificats d'aptitude professionnelle (CAP) à deux CVT à Casablanca et provisoirement à neuf autres à la même ville et à Kenitra.

Par ailleurs, si en principe des sanctions contre des CVT qui ne se conforment pas aux normes font l'unanimité, leur nature n'a, par contre, pas eu l'approbation de tout le monde. «Nous sommes pour des sanctions administratives contre des centres qui ne respectent pas les règles et qui mettent en danger la sécurité des citoyens, mais nous trouvons que le retrait des autorisations est excessif et illogique», nous a déclaré Mohamed Labed, président de la Fédération nationale des centres de visites techniques et de sécurité routière au Maroc.

Car, selon lui, dans de cas pareils, il est plus logique de sanctionner la personne et non l'établissement pour préserver l'investissement mis dans ce centre et les emplois qu'il assure. Pour ce porte-parole de la profession, il s'agit d'un «excès de zèle du ministère» et «d'affolement devant la recrudescence des accidents de la circulation».

Surtout que, ajoute-t-il, l'activité de visites techniques des véhicules n'a qu'une part de responsabilité dans ce drame quotidien que nous vivons chaque jour et non pas toute la responsabilité.
«Il faut commencer par le commencement, chercher l'origine du mal pour l'éradiquer une fois pour toutes avec le désordre général que connaît le secteur du transport», conclut-il.

En outre, le Centre national d'études et d'homologation (CNEH) organise, les 23 et 24 décembre, un examen pour l'obtention du CAP d'agent visiteur. L'examen est ouvert aux candidats ayant des connaissances en mécanique auto et ayant suivi une formation sur le contrôle technique dans un établissement agréé.

_________________________


Mise à niveau

Le ministère a mis en œuvre, depuis mai 2005 dans le cadre du plan stratégique intégré d'urgence de sécurité routière (PSIU), un plan d'action visant la mise à niveau du secteur du contrôle technique des véhicules, étalé sur plusieurs phases.

La première opération d'audit avait été lancée pendant l'été 2005 et avait révélé la non conformité de la totalité des 176 Centres de visites techniques existants au cahier des charges en vigueur
(CDC 1998).

L'administration les avait alors mis en demeure pour se conformer au CDC avant la fin de l'année 2005.

La deuxième étape, réalisée en février 2006, a permis d'évaluer le niveau et la qualité de mise en conformité de chaque CVT. Cette opération a montré la non conformité pour la totalité des lignes de contrôle dans 76 Centres et pour le segment du poids lourd dans 56 CVT.
129 arrêtés de retrait provisoire des autorisations ont été prononcés et exécutés à l'encontre de ces CVT.

L'opération réalisée en été 2006 a permis, quant à elle, de lever la sanction et de rouvrir 63 CVT, 46 pour toutes les catégorie de véhicules et 17 CVT pour le segment des véhicules légers.
Pour la quatrième opération, actuellement en cours, «elle a un caractère beaucoup plus qualitatif de crédibilisation de l'action de visite technique», selon le ministère.

Les auditeurs ont en effet, explique-t-on, désormais pour objectif de s'assurer de l'effectivité de réalisation du contrôle technique attesté par les CVT ainsi que de la qualité de la prestation fournie
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Jeu 7 Déc - 7:03

Centre 2000 : l’ONCF reprend son bien

Une nouvelle gare ferroviaire à la dimension de la métropole sera construite sur le site

Après une longue bataille judiciaire, l’ONCF sort vainqueur du litige qui l’oppose à la société Centre 2000 à propos du terrain mitoyen à la gare de Casa-Port.

En effet, le tribunal administratif de Casablanca a rendu une ordonnance en référé décidant l’expulsion de la société Centre 2000 et de tout occupant de son chef. Cette décision est assortie de l’exécution provisoire qui, actuellement se déroule dans un cadre légal par le biais de l’organe chargé de l’exécution judiciaire près le tribunal administratif. Il faut remonter un petit peu en arrière pour déceler les tenants et aboutissants de cette affaire. En 1978, l’ONCF a signé un contrat de concession de vingt ans avec la société Centre 2000 l’autorisant à exploiter le terrain mitoyen de la gare Casa-Port. Sur ledit terrain un espace commercial baptisé Centre 2000 a été créé.

Ce contrat de concession était arrivé à échéance en janvier 2001. Vu l’exiguïté de la gare actuelle (5 millions de voyageurs par an avec une croissance soutenue à deux chiffres), l’ONCF décide de récupérer le terrain en question pour procéder à la construction d’une nouvelle gare ferroviaire à la dimension et à la hauteur du Grand Casablanca. Après plusieurs tractations inabouties avec la société précitée, l’affaire atterrit en justice. C’est ainsi qu’après examen des différentes répliques des parties en conflit, le tribunal administratif a rendu le 26 septembre 2006 l’ordonnance citée plus haut.

Par ailleurs, il y a lieu de signaler que les contrats que la société Centre 2000 a signés avec les occupants stipulent d’une manière claire que cette société donne bail à ces occupants dans le cadre de la convention du 14-02-1978. A ce sujet l’ONCF, par la voix de son chargé de communication, souligne que les locataires étaient tous informés que leurs bails deviendront inévitablement caducs à l’échéance du terme de la convention, soit le 31-12-2000. Et d’ajouter que ceci est bel et bien établi par les pièces et documents constituant le dossier judiciaire. La même source affirme que l’Office a fait une tentative amiable auprès des occupants les invitant à contractualiser directement avec lui, mais sans résultat. Seuls cinq d’entre eux ont signé un engagement d’occupation temporaire. Sur place, c’est l’incompréhension générale des commerçants.

La fermeture risquerait de mettre sur le carreau des dizaines de familles qui vivent directement des activités des 60 magasins du Centre. Certains occupants défendent que le contrat les liant à la société Centre 2000 a pris fin au terme de la durée de la concession de 20 ans, octroyée par l’Office national des chemins de fer (ONCF), mais rien ne stipulait qu’au bout de 20 ans, les exploitants des magasins se retrouveraient à la rue.

Nouvelle gare Casa-Port

68 millions de dirhams, c’est le montant du budget qui sera débloqué pour la construction d’une nouvelle gare Casa-Port. Le projet a pris du retard. Le lancement des travaux était prévu en 2005. Mais, le litige opposant la société Centre 2000 à l’Oncf a retardé les travaux. Le projet s’inscrit dans « un ambitieux programme de modernisation et de mise à niveau des gares ferroviaires pour les doter d’un standing répondant au mieux aux exigences des clients.
Il comprend : deux voies de 500 m, des aires de stockage des conteneurs, un bâtiment administratif et des équipements pour les opérations logistiques. Le coût global de cette plate-forme s’élève à 68 MDH.
A travers ces travaux de modernisation des installations, le ministère de l’Equipement affiche sa volonté de mettre à niveau les infrastructures de transport pour faire de Casablanca la locomotive du développement national.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Jeu 7 Déc - 7:13

Actualité Economie

Risque-pays et stratégies d’investissement


Le cas du Maroc analysé dans un ouvrage de Tarik El Malki

« Risque-pays et stratégies d’investissement, le cas du Maroc ». Tel est l’intitulé de l’ouvrage de Tarik El Malki publié par les éditions Okade. Véritable travail d’investigations, cette nouvelle publication, qui a tout de même nécessité pas moins de trois années de recherches, constitue un tableau de bord indéniable ayant permis d’identifier les facteurs affectant la décision d’une firme multinationale d’investir à l’étranger ainsi que les facteurs déterminants dans les choix du mode d’expansion internationale. Une autre particularité de la démarche adoptée, et non des moindres, est également à signaler : l’auteur a testé, avec empirisme, ce cadre d’analyse dans le contexte des entreprises étrangères au Maroc.

Cette approche, pour le moins éclectique, aura eu cette particularité de traiter des cas dans les régions centre, ouest et sud du Royaume. L’objectif clairement affiché est de « déterminer les facteurs ayant une influence sur la décision d’investissement des firmes internationales ainsi que sur le choix de leur stratégie d’entrée sur le marché ». Outre des recherches très exhaustives sur la problématique de l’IDE et sur la propension du pays à renforcer son attraction pour ces mêmes investissements, l’auteur a passé au peigne fin, tout en les analysant pragmatiquement, des résultats des enquêtes menées en la circonstance.
M. El Malki s’est également livré à l’appréhension, à leur juste portée, des enseignements que l’on peut tirer des programmes économiques mis en œuvre récemment. En l’occurrence, ce document traite des opportunités d’investissements que sous-tend le plan « Emergence » et des avantages comparatifs de certains secteurs-clés.

Aussi et procédant à la description de l’IDE au Maroc, l’auteur est-il parvenu à une conclusion qui mérite d’être mise en exergue. La majorité des firmes, retenues dans le cadre des investigations, ont privilégié « un mode d’entrée directe (filiale, acquisition) sur le marché local », explique-t-il en substance, avant d’indiquer que cela prouve d’emblée « une visibilité et un optimisme sur le long terme malgré les faiblesses factuelles ».
L’enquête montre ainsi qu’une proportion significative des firmes multinationales semble « satisfaite de leur performance, c’est-à-dire le ratio rendement comparativement au risque encouru ». Au chapitre de l’évolution de « la perception du risque Maroc en fonction de certains paramètres liés à la firme-mère », l’auteur passe en revue les conditions économiques actuelles du pays et les politiques fiscales sans pour autant occulter « la perception du risque de non-respect ainsi que le risque de copie en passant par celle du prix des matières premières ».

Dans ce même sillage, M. El Malki estime que les politiques publiques d’attraction des IDE devraient être conçues en fonction de la taille, du secteur d’activité des firmes multinationales. Selon lui, une politique visant ce type d’investissement dans un secteur particulier (tourisme par exemple) devra être différente de celle visant un autre secteur (Ntic) et s’adapter à l’origine de la firme. Autrement dit, « il faut segmenter le marché de l’IDE, proposer des incitatifs adaptés à chaque secteur, adapter les politiques en fonction de l’origine géographique de ces firmes et de leur taille ».

En guise de conclusions, l’auteur estime que pour pérenniser l’attraction des flux des IDE au Maroc de manière durable et viable et afin d’éviter de les lier aux seules opérations de privatisations limitées dans le temps, « les autorités marocaines devraient étudier de manière précise le profil des firmes multinationales étrangères installées au Maroc ainsi que leur comportement d’investisseur ». Car, explique-t-il, ce comportement diffère selon qu’il s’agit du pays d’origine, de la taille, du secteur d’activité et de la région dans laquelle l’entreprise s’y est implantée.

Tout ceci pourrait amener les autorités à affiner les politiques d’attraction de l’IDE en les adaptant aux besoins spécifiques des firmes ainsi qu’aux régions. Au total, donc, les perspectives sectorielles combinées avec les opportunités d’investissement qui découlent de l’Accord de libre-échange avec les Etats-Unis, font que le Royaume « pourrait devenir une plate-forme régionale d’importance et réussir enfin son décollage économique avec tout ce que cela implique en terme de création d’emplois et de richesses ».
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Ven 8 Déc - 5:54

Agadir en quête de nouveaux relais de croissance





Pilotage institutionnel et qualité au centre des débats

C'est à partir de demain que se tiendront à Agadir les quatrièmes Assises nationales du tourisme. Rendez-vous incontournable pour les institutionnels, les professionnels et les investisseurs nationaux et internationaux, cette rencontre au sommet intervient à un moment où les activités liées aux voyages et aux loisirs connaissent une embellie assez soutenue. Une tendance que l'on compte conforter en donnant beaucoup plus de punch à une meilleure visibilité au secteur.

Et pour preuve, l'un des thèmes saillants de cette édition concerne justement le pilotage institutionnel. Transparence et clarté sont les maîtres mots pour éviter l'éparpillement des efforts. Outre le dépistage de nouveaux relais de croissance, les participants à la rencontre d'Agadir auront à passer au crible la répartition des missions des principaux acteurs du secteur. Objectif : délimiter le rôle et les responsabilités de tout un chacun pour que la Vision 2010 aille dans le bon sens.

Avec des missions plus claires, il est évident que l'on ne peut que ratisser large en matière de mise en œuvre de chantiers structurants pour accompagner l'ensemble des objectifs de l'échéance 2010.
Ce sera aussi l'occasion pour les opérateurs nationaux et internationaux de concrétiser de nouvelles relations de partenariat portant sur des projets d'investissements à haut potentiel. Moment fort de cette édition, on compte également porter sur les fonts baptismaux, et de la manière la plus irréversible qui soit, les principes sacro-saints de la qualité.

Un aspect d'autant plus cardinal qu'il ne peut, lui, que tirer vers le haut le taux de retour ; un indicateur dont la sporadicité ne cesse de tarauder plus d'un. Au premier temps de ses assises, on passera, certes, au peigne fin le bilan de l'activité touristique pour cette année qui s'apprête à tirer sa révérence. Mais il va sans dire que les projecteurs seront d'emblée braqués sur des thèmes tout aussi névralgiques que sont la formation professionnelle et le tourisme responsable. Au menu également, la professionnalisation du métier et le renforcement et l'amélioration de la formation.

Autant d'axes de réflexion qui gagneraient à coup sûr à être capitalisés en examinant la portée de la révision des textes réglementaires, l'institutionnalisation et l'externalisation du classement des établissements touristiques, la mise en œuvre des champs de convergence entre tourisme, culture et artisanat. Somme toute, des thèmes fédérateurs qui ne peuvent, à leur tour, que raffermir les synergies tissées dans un passé très récent entre les uns et les autres.

Depuis 2001, des Assises sont organisées chaque année pour offrir aux différents acteurs du développement touristique, publics et privés, une plate-forme d'échange et une occasion de constater les avancées réalisées dans le secteur, ainsi que les perspectives et les programmes à court et moyen termes.

e-marketing
L'activité touristique pourrait profiter de la nouvelle stratégie e-marketing annoncée par le Maroc, qui permettra, à travers la promotion du Royaume dans les sites web leaders de l'industrie du voyage, de capter un potentiel très important de nouveaux segments de clientèle touristique individuelle, à la recherche notamment du produit culturel et celui du court séjour privilégiant l'achat de voyage par le canal internet.

La politique de libéralisation du transport aérien au Maroc, à travers la signature de l'accord d'Open-Sky avec l'Union européenne, devrait permettre la création d'opportunités importantes.
Il s'agit notamment en matière de développement de la desserte aérienne régulière point à point, à bas coût, au départ des aéroports. Surtout pour les sites n'ayant pas encore atteint un niveau suffisant de desserte aérienne.

2007, une dynamique soutenue
> La demande touristique mondiale continue à dépasser les espérances en faisant preuve d'élasticité face aux facteurs extérieurs. D'après le dernier numéro du Baromètre OMT du tourisme mondial paru, - au cours des huit premiers mois de 2006, les arrivées de touristes internationaux ont atteint un total de 578 millions pour le monde entier et on s'attend à ce qu'en 2007, la croissance se poursuive à un rythme d'environ 4 % pour l'ensemble du monde.
> Le taux escompté de 4% pour 2007, bien que légèrement inférieur à celui des années précédentes, correspond bien aux prévisions de croissance de l'OMT qui sont de 4,1 % par an jusqu'en 2020.
> A court terme, les perspectives demeurent très positives, compte tenu du contexte d'une économie mondiale solide et vu les taux de change favorables qui continuent à encourager les Européens et les Asiatiques à voyager.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Lun 11 Déc - 5:00

Mondial de l’Automobile 2006 : L’automobile roule bien au Maroc


Bon cru pour l’automobile. Toujours sur un trend haussier, le secteur a enregistré 62.318 immatriculations lors des trois premiers trimestres, contre 47.454 immatriculations une année auparavant.

Selon les dernières statistiques de l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (Aivam), l’augmentation affichée par le marché automobile à fin septembre 2006 est de 31,3 %. Au grand bonheur des professionnels, l’on s’approche déjà du record établi l’année dernière et qui se situait aux alentours des 64.000 véhicules écoulés. A trois mois de la fin de l’année, l’objectif des 80.000 voitures vendues, un chiffre prévu par la profession au début de l’année, semble tout proche. « Le secteur se porte très bien et nous nous approchons sérieusement de la barre des 100.000 immatriculations », souligne un professionnel.
L’effet Logan est pour beaucoup dans cette performance. A elle seule, la voiture familiale de Renault a réalisé 9.894 immatriculations au terme du troisième trimestre, contre 1.126 un an plus tôt, soit une hausse de 778,69 %. Elle s’adjuge ainsi la première marche du podium des ventes automobiles au Maroc.

Sur le segment des véhicules particuliers (voitures de tourisme et 4x4), le secteur a enregistré une augmentation de 34,3%. Les immatriculations s’élèvent à 55.943 véhicules dont 20.862 montés localement. CKD (Completly knout down), pour les connaisseurs. Les ventes des véhicules utilitaires légers, quant à elles, se sont élevées à 6.375 immatriculations, en augmentation de 9,57%. Les voitures importées à l’état monté (CBU) ou Completly bult up, font l’essentiel de ce volume avec 4.558 véhicules écoulés à fin septembre 2006.

Au Top five des ventes des voitures particulières, on prend les mêmes et on recommence. La palme d’or revient toujours à Dacia, grâce à Logan avec ses 9.894 immatriculations. La marque aux losanges la talonne de très près avec 9.755 véhicules écoulés à fin septembre contre 8.371 un an plus tôt. Soit une hausse de 16,5%. Avec seulement 3.921 voitures particulières vendues durant les trois premiers trimestres, Renault a affiché une légère baisse (-4,06%) par rapport à septembre 2005.

La troisième place revient à Peugeot avec 7.692 unités vendues, affichant ainsi une hausse de 8,44% sur une année. La marque au lion occupe, par contre, la deuxième place au niveau des ventes des voitures particulières importées avec 4.408. Toyota, la première sur le segment des importées montées avec 4.476 immatriculations enregistrées à fin septembre, occupe la quatrième place des ventes globales. La marque nipponne, qui a essuyé le seul revers (-7,71%), est suivie de la Citroën qui ferme la marche du Top Five avec 4.072 immatriculations, contre 3.785 un an plus tôt.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mar 12 Déc - 6:15

La situation socioéconomique vue par le PNUD


Mourad Wahba revient sur le rapport 2006, basé sur les données de 2004

Mourad Wahba, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement au Maroc, manifeste son optimisme quant à l’essor qu’a connu le pays au cours des deux dernières années. Mais il appelle à fournir des efforts supplémentaires pour que le Maroc puisse remonter dans les statistiques sociales. Les résultats ne sont pas encore à la hauteur des aspirations...

LE MATIN : Le rapport du Pnud classe le Maroc au 123e rang. Une réalité décevante. Comment qualifiez-vous le développement au Maroc au cours de ces dernières années ?

Mourad Wahba : Le 123e rang sur 177 est un choc. C’est le résultat de beaucoup d’années de mal développement. Le rapport 2006 est basé sur les chiffres de 2004. L’indice de développement humain ne prend pas en compte les progrès réalisés au cours des dernières années. Je pense que cette année, un grand progrès a eu lieu après la mise en œuvre de l’INDH mais aussi des grands projets d’investissement. Ainsi, la part du PIB augmentera.

Par ailleurs, il s’agit d’un indice composite. Il comprend trois mesures : le PIB par tête d’habitant, le taux d’alphabétisme et la santé. L’espérance de vie au Maroc est de 70 ans. Ce n’est pas brillant mais c’est quand même un bon indice.
Le PIB par tête d’habitant est assez élevé par rapport aux pays arabes et africains. Regarder seulement le rang du Maroc ne veut rien dire. Il faut plutôt se focaliser sur l’index qu’on peut changer. Le Maroc peut faire mieux.

A votre avis, pourquoi le Royaume est-il en retard ?

Le Maroc est pointé du doigt quant aux chiffres d’analphabétisme et d’abandon scolaire. L’analphabétisme est certes un grand problème. Mais, c’est le résultat d’une politique scolaire. Ainsi, son taux reflète celui de l’abandon scolaire. L’intérêt de l’indice montre où il faut cibler les efforts. Mais, tout cela prend du temps. L’indice mesure les résultats et non pas les efforts encourus pour avoir ces résultats.

Vous avez signalé que le Maroc a réalisé un grand progrès au cours de cette année. Où se situe-t-il réellement selon vous ?

Le progrès se manifeste en deux aspects au cours des deux dernières années. Les investissements étrangers sont montés jusqu’à presque trois milliards de dollars au cours de cette année. C’est un chiffre plus que respectable. Les zones d’investissement ne sont pas traditionnelles.

Il ne s’agit plus uniquement que de la privatisation mais de l’investissement dans des terres vides. Ce n’est pas, comme le pensent beaucoup de personnes, un investissement dans l’immobilier mais dans le secteur industriel et celui du tourisme. L’investisseur étranger ne fait pas la charité mais il est conscient qu’il aura un retour. Cet indice de confiance est très important.
Je ne suis pas qu’optimiste. Le PIB est resté pendant des années stagnant et vient de remonter. L’amélioration n’est pas due à la pluviométrie mais au bâtiment, aux investissements étrangers, à la croissance des exportations, au prix du phosphate... L’intérêt est de pouvoir continuer sur le même rythme.

Un autre progrès enregistré : une stabilité remarquable du taux de change et la baisse du chômage. Il faut faire un effort dans la réduction du chômage en se focalisant sur l’éducation, levier central de l’économie au Maroc.

Le progrès au Maroc est inégalitaire : un Maroc des jeunes et un Maroc des vieux ; un Maroc des villes et un Maroc des campagnes...

L’INDH est une politique qui cible la proximité et vise à enlever le développement d’un créneau central pour cibler des communes... Le fait d’identifier les poches de pauvreté permet d’orienter les politiques vers les zones les plus pauvres. C’est ce qui est important pour moi et non pas le fait d’investir dans une commune particulière.

Comment qualifiez-vous l’application de l’INDH ?

Je pense que c’est une question que tout le monde va se poser. Elle passe par une chose essentielle : il faut un mécanisme de suivi que je ne vois pas encore aujourd’hui. On a mis en place un observatoire. Cependant, il faut mettre en place une politique régulière de suivi pour connaître l’issue des investissements et les résultats. La clé est dans le suivi.

Croyez-vous que le Maroc a les atouts pour remonter dans les statistiques sociales ?

Oui. Mais, on ne peut pas les voir tout de suite. Les statistiques sociales mesurent les résultats mais pas l’effort. Le Maroc dispose des mécanismes pour remonter dans les statistiques sociales. Je pense qu’il faut attendre.

Les Marocains attendent depuis toujours. Combien de temps, selon vous, faut-il encore patienter ?

Je pense qu’il faut trois ou cinq ans. Les efforts doivent être focalisés sur les jeunes entre 15 et 25 ans car ils sont l’avenir. Il faut une autonomisation des jeunes et leur redonner confiance dans la politique. Si on réussit le pari avec ces jeunes, l’avenir du Maroc sera prospère. C’est un enjeu très important car, par la suite, beaucoup moins de jeunes seront sur le marché.

Globalement, vous êtes optimiste pour le futur du Maroc ?

Je suis payé pour être optimiste. Si je ne l’étais pas, je ne serais pas dans ce métier.

Quelle est la particularité du rapport du Pnud qui vient d’être lancé sur l’importance du rôle de la femme dans les sociétés arabes ?

Je pense que la grande innovation de ce rapport est relative à l’étude de la situation de la femme dans la société arabe qui n’est pas aussi simpliste qu’on veut présenter en général.
La réalité est beaucoup plus complexe. Quelques femmes à titre d’exemple se voilent pour des raisons politiques, culturelles ou religieuses... On ne peut pas assimiler cela par une seule position envers les femmes.
Dans quelques pays arabes, celles-ci sont maltraitées et dans d’autres, elles ont beaucoup plus d’égalité. Le Maroc est mentionné dans ce rapport en tant que pays phare grâce à la Moudawana.
Mais il faut lever les réserves à la convention de l’élimination de la discrimination envers les femmes. Il faut également traduire la Moudawana en réalité.
Le Pnud va s’inspirer du rapport pour développer des programmes. Ici, au Maroc deux projets seront développés. Le premier, en partenariat avec l’Unifem et en collaboration avec les Habous, est relatif au développement des pépinières pour encourager les femmes à devenir des femmes d’affaires.
Nous commençons par des sites pilotes à Casablanca et Fès. Le deuxième projet est en collaboration entre l’Unifem, le Pnud, l’Unicef, le ministère de la Justice et les Pays-Bas pour renforcer les capacités du ministère de la Justice à mettre en œuvre la Moudawana.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mar 12 Déc - 10:34

Des investisseurs américains à Agadir : Plusieurs secteurs seront explorés


Au cours des dernières années, nous avons augmenté de deux points notre croissance. Cela reflète le dynamisme du Maroc qui a choisi dès le début d’opter pour une économie libérale basée sur le tourisme, le textile, les nouvelles technologies, les produits chimiques et l’agriculture.

Pour ceux qui seront intéressés par des opportunités d’investissement au Maroc, sachez que les autorités sont là pour vous soutenir et vous accompagner dans vos projets », a déclaré Adil Diouri, ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale, lors de sa rencontre dimanche 10 décembre à Agadir avec le Conseil américano-marocain pour le commerce et l’investissement (MATIC) à la tête d’une forte délégation américaine, invitée d’honneur du « moussem » de Tan Tan.
M. Diouri leur a réitéré l’intérêt du Maroc de beaucoup développer le tourisme en leur exposant le Plan Azur (stations balnéaires sur la côte atlantique et méditerranéenne) tout en annonçant le projet de création d’infrastructures hôtelières le long du littoral entre Tan Tan et Guelmim.

Un programme en phase d’étude, financé par des Français et des Egyptiens et dont les travaux devraient commencer en 2008.
Puis, ce fut le tour de Mohamed Aref Hassani, du département des investissements extérieurs, qui est venu lui aussi rassurer ces opérateurs économiques en leur présentant les différentes réformes juridique, fiscale et bancaire pour assainir le climat d’investissement. « L’Etat s’est désengagé de plusieurs secteurs tels que notamment les télécoms, les tabacs, etc. Au même moment la Bourse de Casablanca explose », a ajouté M. Aref Hassani.

Modernisation des secteurs

Quant à Mouhcine Semar, du ministère de l’Industrie, du commerce et de la mise à niveau de l’économie, qui est venu leur parler du Plan Emergence.
« Il n’y a pas chez nous de secteurs condamnés par la mondialisation, mais seulement des personnes menacées. Pour remédier à cette situation, nous avons entrepris une modernisation de tous les secteurs avec la mise à niveau des ressources humaines, car nous n’avons pas de ressources énergétiques.
Pour cela, nous avons misé sur la délocalisation des services informatiques (offshoring) comme la création du parc Casashore qui sera livré en juillet prochain. Tout cela est accompagné d’une politique commerciale agressive vers des marchés francophone et hispanophone avec des prix imbattables pour ce qui est de la location d’espaces locaux, autour de 8 euros le mètre carré.

Pour ce qui est de la sous-traitance industrielle, notre objectif est de devenir un arrière-pays pour l’Union européenne dans ce domaine. Avec le projet Tanger Med, le Maroc sera au cœur du transport maritime international et la traversée de l’Atlantique ne sera que de six jours par bateau à partir de la côte est américaine », a indiqué M. Semar.
Autre intervenant venu convaincre ces invités de saisir toutes les nouvelles opportunités d’investissement, Omar Bennani. Ce représentant du ministère du Tourisme leur a annoncé que plusieurs hôtels vont ouvrir leurs portes prochainement.

Cela prouve que des candidats se bousculent au portillon, encouragés par la libéralisation du ciel marocain dans le cadre de l’accord « Open Sky » conclu entre le Maroc et l’Union européenne. « Pour ce qui est du trafic aérien entre le Maroc et les Etats-Unis, nous pourrons augmenter les vols si c’est nécessaire », a assuré M. Bennani à ces invités.
Seloua Zouiten, du Centre cinématographique marocain, est intervenue pour expliquer à l’auditoire la place qu’occupe le cinéma dans notre économie, en encourageant ces opérateurs économiques à s’intéresser à cette nouvelle industrie au Maroc. « Ces dernières années, nous avons assisté au tournage de 130 longs et courts métrages dont 31 films américains. Il y a eu également le tournage de 50 publicités étrangères. Tout cela est réalisé par 500 techniciens reconnus par notre centre », a affirmé Mme Zouiten.

Pour sa part, Theodore Smith, président du Matic, a saisi cette occasion pour appeler ses concitoyens à saisir toutes les occasions pour investir, surtout en agriculture et en industrie alimentaire car, avec l’accord de libre-échange entre Rabat et Washington, le Maroc tendrait à devenir une plate-forme d’exportation vers l’Europe.

Point de départ
Le Conseil maroco-américain du commerce et de l’investissement (Matic) a été instauré sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI pour démontrer son engagement envers l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis.
C’est une association de commerce non lucrative basée à Washington qui assiste le Maroc dans son développement économique et dans la recherche d’une stabilité à travers la promotion de son secteur privé. Les membres du Matic sont des entreprises marocaines et américaines qui partagent une vision commune du Maroc comme point de départ d’une expansion du commerce international et des opportunités d’investissement dans les deux pays.
Etant donné ces intérêts communs, cet organisme de coopération a identifié des stratégies pour plusieurs sociétés afin qu’elles bénéficient de la situation géographique unique du Royaume qui peut servir de plate-forme à partir de laquelle plusieurs nouveaux projets économiques peuvent être lancés.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mer 13 Déc - 7:07

Douane : Les transactions dématérialisées
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La sécurtité avant tout

Le système de dédouanement sur Internet (BADR), mis en place il y a quelques années par l’Administration des Douanes et Impôts indirects (ADII), n’arrive pas à avoir la confiance des opérateurs.
Ceux-ci ayant jugé, non sans raison, que l’Internet n’offre pas suffisamment de garanties de sécurité et de confidentialité.
Pour dissiper leurs craintes et les inciter à utiliser ce système qui s’inscrit dans un long processus de facilitation et de dématérialisation des procédures, l’Administration des Douanes s’est dotée d’un système qu’elle nomme Douane PKI (Public Key Infrastructure ou Infrastructure de gestion des clés). Son objectif : accroître le niveau de la sécurité des transactions électroniques.

« Ce type d’infrastructure est mis en place dans le but d’établir l’identité numérique des personnes qui, ainsi connues, pourront travailler dans un environnement sécurisé », explique-t-on auprès de cette administration.
Désormais, précise-t-on, les systèmes informatiques de l’Administration tels que Badr, tirent profit de l’infrastructure Douane PKI en implémentant des mécanismes d’authentification dite forte.

Celle-ci consiste à ajouter au traditionnel système de login/mot de passe, une solution annexe supplémentaire composée d’algorithmes de cryptage, de certificats numériques et un système de signature électronique. Les opérateurs concernés, à savoir notamment les consignataires maritimes et aériens, les transporteurs, les dépoteurs et les exploitants des magasins et aires de dédouanement (MEAD), doivent adresser une demande à l’ADII pour obtenir un certificat numérique qui leur permettra de continuer à avoir le droit d’accès au système Badr.
La campagne d’enregistrement des demandes par voie électronique est lancée jusqu’au 25 décembre. Au-delà, les utilisateurs risquent de voir leur accès bloqué sans ce certificat.

Echanges électroniques

Il est à expliquer que le système PKI concourt à la sécurisation des échanges électroniques en générant et en assurant la gestion complète de certificats de clés publiques. Sa mise en œuvre opérationnelle est effectuée par plusieurs entités avec un mode de fonctionnement décentralisé au niveau régional. Il s’agit, d’abord, d’une plate-forme Douane PKI centrale. C’est une composante de « Douane PKI » regroupant l’ensemble des infrastructures techniques permettant l’émission et la gestion des certificats pour le compte de « Douane PKI ». Au niveau régional, cette gestion est assurée par des Bureaux d’enregistrement régionaux (BER).

Ce sont des entités chargées d’offrir des services de proximité aux déclarants (vérifier les identités des demandeurs de certificats, réception des demandes de révocation de certificats, communication, etc.). Chacune des huit directions régionales de l’ADII héberge un bureau d’enregistrement régional. Il est à souligner qu’un certificat est un document électronique, attestant des relations qui existent entre une clé publique, son titulaire (une personne, une application, un site web) et l’application pour laquelle il est émis.

Pour une personne, il prouve son identité au même titre qu’une carte d’identité, dans le cadre fixé par l’autorité de certification qui l’a validé. Pour une application, il assure que celle-ci n’a pas été détournée de ses fonctions. Pour un site web, il offre la garantie lors d’un accès vers celui-ci que l’on est bien sur le site web auquel on veut accéder. Ces informations sont rendues infalsifiables par signature avec la clé privée de l’autorité de certification qui l’a délivrée, conclut-on.

Planning de Badr
Le système Badr est conçu pour permettre la dématérialisation graduelle de l’ensemble des déclarations douanières. L’ADII le met en place de façon progressive afin de limiter les risques liés au basculement du service public et de gérer la complexité du projet. Les applications ont été regroupées en quatre paliers.

Le premier palier correspond à la prise en charge de l’acquisition des déclarations sommaires, des pools, des dépotages et éclatements de titres de transport. La deuxième étape correspond à un découpage fonctionnel autour de la déclaration en détail jusqu’à la liquidation, le paiement et la mainlevée.

Il comprend le développement d’un nombre conséquent de domaines fonctionnels relatifs aux modules de traitement de la déclaration et des régimes économiques y compris le tarif intégré. L’ancien système ne conservera alors plus que la comptabilité. Tout ce qui est lié aux déclarations (acquisition, contrôles, liquidation et paiement) sera pris en charge dans le nouveau système. Elle doit être mise en œuvre au début 2007.

La troisième phase concerne la comptabilité -pour remplacer totalement l’ancien applicatif Sadoc- le contentieux, les impôts indirects et l’archivage.A la mise en œuvre du palier 3, le système Sadoc pourra être mis hors service, soit en principe courant 2007. Enfin, la dernière étape concerne la prise en compte par le nouveau système des spécificités des domaines suivants : la mise à la consommation des véhicules MCV, les colis postaux, les colis express et le travail rémunéré. Ce sera également pour l’année prochaine.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mer 13 Déc - 7:08

Créer son entreprise est un droit et non un privilège


Après l’article intitulé : « Quel secteur d’activité choisir pour créer son entreprise ? », l’article du mois de Décembre sera un article d’incitation et d’encouragement.

Oui, je pèse bien mes mots, car dans un environnement dans lequel la Création d’entreprise n’arrive toujours pas à tirer son épingle du jeu, chaque porteur de projet doit, avant de se lancer dans l’application du processus de création d’entreprise, être certain de sa volonté d’aller jusqu’au bout de son rêve afin de le traduire en réalité.
Mais, j’estime que la jeunesse jdidi, riche de sa créativité et de sa volonté, va pouvoir donner à cette ville un tissu entrepreneurial digne de son nom, de son histoire et de son potentiel. Aujourd’hui, et dans un contexte économique très difficile, la création d’entreprise donne l’impression qu’elle est une affaire d’argent.
Mais, l’entreprise moderne tire son épingle du jeu grâce à une conception étudiée scientifiquement. Donc, dans ce contexte, la réalisation du Business plan est le seul moyen de prouver la viabilité de son entreprise.
Donc, qu’est ce que c’est un Business Plan et à quoi sert-il ?

Un Business Plan est un document écrit qui se propose de synthétiser tous les aspects d’un projet d’entreprise et qui vise en particulier à :

Lister et expliciter la stratégie mise en place pour réussir la conduite du projet. Cela passe par la répartition des tâches entre les différents intervenants dans le projet.
Planifier les besoins en termes de ressources humaines et de matériels indispensables au commencement de l’activité.
Etablir des prévisions financières sur 5 ans pour énoncer clairement une estimation de la rentabilité future du projet.
Etudier l’environnement actuel de l’entreprise et l’évolution probable de ce dernier.
Un business Plan doit exposer l’évolution et la vision de dirigeants relatives à toutes les fonctions de l’entreprise : (Production, Marketing, Finance, Ressources humaines, Administration.....)

Alors, les prochains articles seront le moyen de traiter plus en détail chacun de ces points afin de vous fournir quelques outils pratiques pour réussir vos Business Plans.
J’attends vos suggestions, questions et surtout vos critiques afin d’améliorer mes articles et de vous permettre de tirer le maximum de profit de ces interventions.
Bon courage « entrepreneurs » et au mois prochain
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Jeu 14 Déc - 13:04

Développement durable : Commerce et culture solidaires


Réunion les 15 et 16 décembre des acteurs de l’économie équitable

Le Réseau marocain de l’économie sociale et solidaire (REMESS) organise en partenariat avec l’ONG Oxfam Québec, les 15 et 16 décembre à Kénitra, un atelier sur les enjeux de l’économie solidaire au Maroc.

Des experts étrangers participeront à ce rendez-vous centré sur l’aspect éthique de cette deuxième voie de développement. Les participants discuteront du projet de charte nationale et du plan d’action pour ce secteur émergent, notamment les aspects liés au commerce équitable. Mais avant de se lancer dans ce débat, quelle est sa définition ? Selon la charte de la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE) en France, l’objectif de ce commerce est de permettre aux producteurs et aux consommateurs de vivre leur dignité.
Dans ce sens, les invités traiteront des produits éligibles à cette nouvelle forme d’échange économique telles que l’argan et l’huile d’olives avec présentation des expériences réussies. Pourquoi avoir choisi précisément la capitale du Gharb pour débattre de ce thème ? "Dans cette ville, il existe déjà un début d’expérience avec la création d’une boutique solidaire qui vend exclusivement des produits issus de cette nouvelle voie de développement", lance Abdeljalil Cherkaoui, président du REMESS.

Cette réunion sera l’occasion d’intégrer la culture dans l’esprit solidaire par le lancement d’un CD réalisé avec les "Issaoua" (confrérie religieuse) à Meknès qui sera vendu pour 18 euros en Europe. "Cette opération d’intégration de la musique à l’économie solidaire a été initiée par l’association solidarité développement (SODEV) à Kénitra. Elle consiste à verser 20% du prix de ce CD pour financer des projets de développement durable.
Déjà une expérience similaire a été réalisée avec une tribune à Boulemane", ajoute l’ancien président de l’Association marocaine d’appui à la promotion de la petite entreprise (AMAPPE).

Les participants chercheront également à définir de nouveaux concepts liés à ce secteur émergent, car aujourd’hui, il y a confusion entre économie sociale et solidaire. La première cherche à mettre l’Homme au centre de ses activités comme les coopératives et les mutuelles. Tandis que la seconde ajoute à cette préoccupation la responsabilité environnementale. Plus précisément, elle intègre dans sa démarche la notion de développement durable accompagné de l’engagement de payer un produit avec un prix équitable. Si cette forme d’échange économique reste encore embryonnaire dans notre pays, il existe à l’étranger des expériences innovantes. Exemple du Crédit coopérative en France qui finance actuellement des boutiques solidaires.

Le débat sur l’économie solidaire ne fait que commencer au Maroc en raison de l’évolution de notre pays ainsi que de la transformation de la cellule familiale. Devant cette situation, l’Etat n’a pas entamé une réflexion sur les ressources humaines qui répondraient dans l’avenir aux demandes résultant de ces changements sociaux. "Pour le moment, nous assistons à la transformation du lien social ; il n’existe pas encore des personnes s’occupant des personnes âgées. Nous pouvons créer dans les secteurs sociaux des emplois de services pour développer l’économie solidaire", estime M. Cherkaoui.

Face à la crise de l’Etat providence, l’économie sociale est devenue un thème de confrontation entre politique et société civile. D’un côté, des pouvoirs publics affirment ne pas avoir les moyens pour s’occuper de tout ; de l’autre, des associations demandent de quantifier l’utilité sociale et de lui donner une valeur économique. C’est dans ce sens qu’une expérience menée en France accorde des points aux bénévoles pour pouvoir les échanger contre des services.

Le consommateur devient militant. Le fonctionnement de l’économie mondiale souffre de déséquilibres qui affectent les producteurs de produits agricoles des pays pauvres, victimes d’une politique basée sur les rendements et le profit.
Les prix et les conditions d’achat leur sont imposés sans négociation et ces prix d’achat ne couvrent même pas les coûts de production. Ainsi, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), sur les 840 millions de personnes qui souffrent de la faim en 2005, 800 millions sont des agriculteurs.

"Face à ce constat, l’objectif du commerce équitable est de permettre aux producteurs et aux consommateurs de vivre leur dignité et leur autonomie, en retrouvant la maîtrise et le sens de leurs actes ", indique la charte de la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE) en France où on trouve 250 points de vente spécialisés, des entreprises de vente par correspondance et des sites internet consacrés à la vente en ligne de produits issus du commerce équitable.
Ajouté à cela, la distribution via les 500 boutiques "bio" et plus de 10 000 grandes et moyennes surfaces distribuant des produits alimentaires. Cette "consommation responsable" induit des changements de comportement : le "consommateur" laisse place au "consom’acteur", citoyen pour qui l’acte d’achat revêt une dimension militante.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Jeu 14 Déc - 13:11

L’OPEP, dans le flou sur son calendrier de production, accueille l’Angola


L’OPEP est apparue décidée jeudi à Abuja à abaisser sa production mais semble encore indécise tant sur l’ampleur que sur la date de cette réduction, alors que l’adhésion de l’Angola au cartel semble désormais imminente.

Plusieurs ministres ont indiqué, alors que la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’avait pas encore formellement commencé, qu’une nouvelle baisse de production paraissait bel et bien nécessaire après celle décidée à Doha fin octobre, mais que l’OPEP hésitait sur le calendrier.
"Il y a un consensus pour une réduction (de production) mais on ne sait pas si elle va être appliquée tout de suite ou plus tard", a déclaré le ministre algérien de l’Energie et des mines, Chakib Khelil.
Le représentant libyen, Choukri Ghanem, a lui aussi évoqué cette possibilité mais pour plus tard.

"Mon sentiment est qu’il n’y aura pas de réduction aujourd’hui (jeudi)", a-t-il déclaré. "Nous cherchons à équilibrer le marché, nous verrons de combien (il faut réduire la production) et s’il y a besoin nous le ferons, mais pas aujourd’hui", a-t-il ajouté.
A l’inverse, une source proche du cartel a affirmé que l’OPEP allait abaisser sa production de 500.000 barils par jour à partir de février.
Certains analystes estiment que l’OPEP pourrait aussi se contenter pour l’instant de s’engager à enfin respecter strictement la décision prise fin octobre à Doha, et qui n’est pour l’heure appliquée que mollement.

A l’époque, le cartel n’avait pas modifié son quota officiel -devenu largement symbolique car plus respecté depuis des mois- de 28 mbj, mais s’était engagé à réduire sa production réelle de 1,2 mbj à 26,3 mbj (hors Irak).
Or, de l’avis général, elle a beaucoup de mal à respecter cette décision, et la réduction réelle de production de l’Opep est estimée à entre 500.000 et 800.000 barils par jour.
Les ministres présents à Abuja sont au moins tous d’accord sur un point : le marché est surapprovisionné, et les dépôts des pays consommateurs regorgent de pétrole, ce qui leur permet de réduire leurs importations de brut.

Parallèlement, l’Angola, deuxième producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne derrière le Nigeria, a profité de la réunion pour déposer officiellement son dossier de candidature à l’Opep.
La demande a été déposée par le ministre du Pétrole Desiderio Dagraca Verissimo E Costa. "Nous ne déposons la demande que maintenant, mais notre souhait d’adhérer à l’OPEP remonte à notre indépendance" en 1975, a-t-il déclaré.
"A l’époque, nous n’étions pas en situation d’être membre (...) A présent nous produisons environ 1,4 million de barils par jour", a-t-il dit, précisant que cette production devrait grimper rapidement à près de 2 mbj au second semestre 2007.

Le président actuel du cartel et hôte de la conférence, le Nigérian Edmund Daukorou a qualifié ce développement d"’événement historique" et indiqué que la candidature de l’Angola allait être débattue lors de la réunion d’Abuja.
A en croire les ministres qui se sont exprimés ces deux derniers jours, l’Angola pourrait recevoir le feu vert de l’OPEP immédiatement et devenir ainsi le douzième membre du cartel.
L’OPEP devrait en outre dévoiler jeudi le nom de son nouveau secrétaire général, poste actuellement occupé par Edmund Daukoru, qui l’a délégué de façon intérimaire à Mohammad Barkindo. Ce poste très convoité fait l’objet de disputes entre pays membres depuis plus de deux ans.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Ven 15 Déc - 4:42

Le marché est très acheteur


L’indice boursier MASI a profité de la séance du mardi 13 décembre pour conquérir les 10.132,61 points. Ayant bénéficié de l’engouement sur le marché boursier, le MASI a terminé la séance sur un gain de 2,25%. Il a battu un nouveau record depuis le début de l’année avec +82,93%. Cette performance a été réalisée dans des volumes de transactions sur le marché central d’environ 1.099.666.819 Dhs.

Le MADEX a, pour sa part, bondi de 2,35% par rapport à la séance du 12/12, relevant ainsi sa performance depuis fin 2005 à 90,65%.
Durant la séance du 13/12, plusieurs valeurs ont viré au vert. Les plus fortes hausses ont été signées par Mediaco Maroc dont la progression de 5,99% a permis au cours de s’établir à 442,10 Dhs.
BMCE, a gagné 5,98% à 1.346 Dhs. Nexans s’est adjugé, pour sa part, 5,86% à 235 Dhs. Quant au titre ONA, il a terminé sur un gain de 4,57% à 1.830 Dhs. La valeur, Ciment du Maroc, elle, favorisée par la montée en flèche de la consommation du ciment, s’est appréciée de 4,17% avec un cours de 2.448 Dhs.

Force est de signaler que certaines valeurs sont en signal d’achat. C’est le cas, notamment, de Managem et de Afriquia Gaz. S’agissant de Managem, le titre termine sa phase de consolidation, qui a duré 15 jours et qui après avoir franchi 480 Dhs, se replie à 433 Dhs le 13/12. Les analystes tablent sur un objectif de 530 Dhs durant les prochaines cotations. Pour ce qui est du titre Afriquia GAZ, il est en ascension. Selon certains analystes, il se dirigerait vers un objectif de 1.000 Dhs dans les 10 prochaines cotations.
N’empêche qu’il y a des valeurs qui ont terminé dans le rouge. Il s’agit de Zellidja qui a flanché de 6% à 705 Dhs et de Oulmès qui a accusé un recul de 5,86% à 1.044 Dhs. Idem pour Distrisoft dont le cours s’établit à 160 Dhs une fois, il a cédé 4,59%. Risma et Cosumar ont également perdu respectivement 4,01% à 434 Dhs et 3,26% à 830 Dhs.

Il faut dire que depuis mai dernier, le marché a subi une correction. Certaines valeurs sont même à leurs plus bas niveaux. Une opportunité pour les institutionnels pour se les procurer à des cours bon marché. Pour les analystes, ceci sera constaté pendant le mois de décembre et aussi de janvier suite, notamment, à la publication des résultats du 2e semestre 2006.
In fine, « le marché dans la plupart des cas est très acheteur, il suffit juste d’attendre le bon signal pour ne pas être pris en contre pied. Et c’est grâce à l’analyse technique et chartiste qu’on peut le détecter », estime un trader de la place.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Sam 16 Déc - 5:55

Composants électroniques : Minco relève ses objectifs au Maroc


Le programme de la société américaine est ambitieux

L’engouement des investisseurs étrangers spécialisés dans les composants électroniques sur le Maroc ne se dément pas, et les opportunités d’investissement dans ce secteur ne manquent pas. Minco, est l’une de ces sociétés américaine qui ont choisi le Maroc pour engager un investissement hautement technologique. D’une enveloppe de 150 millions de dirhams, ce projet s’annonce prometteur.
Il annonce le renforcement d’un partenariat entre le Maroc el la société Minco qui a entamé la production de capteurs de température au Maroc en septembre 2006. Et ce, avec une première équipe de 20 opérateurs et de 4 ingénieurs et cadres, dans une petite usine mise à sa disposition par l’Office national des aéroports (Onda). Aujourd’hui, la compagnie passe à la vitesse supérieure. Après avoir cru en les atouts du Maroc, en l’occurrence, la disponibilité des compétences, les coûts de production compétitifs et l’ouverture du marché, l’extension de son activité ne lui fait pas peur.

D’autant que le gouvernement se déclare « disposé à accompagner la société américaine dans toutes les étapes de son installation dans le Royaume ». En effet, le plan d’actions de Minco au Maroc sur la période 2007-2011 est significatif. Il vise, dans le cadre d’un partenariat avec Minco France à travers sa filiale au Maroc Mincoproducts, la création d’une usine High Tech sur une superficie de 4.000 m2. Plus en détail, Minco prévoit de transférer, en 2008, la technologie des résistances chauffantes souples.
Ce n’est qu’en 2011, qu’une autre famille de produits migrera vers le Maroc. Tout dépend du site marocain et de l’évolution des marchés. A savoir que la liste des produits à fabriquer au Maroc est longue. Elle compte des capteurs de température, des réchauffeurs flexibles, des circuits imprimés flexibles supports de composants électroniques et capteurs, ainsi que des instruments de type transmetteur, contrôleur et moniteur. Tous sont intégrés dans des applications high-tech dans les domaines spatial, nucléaire, aéronautique, militaire, médical et industriel.

D’ailleurs, le plan d’actions de Minco n’est pas sans susciter des effets d’entraînement en matière d’emploi. Il prévoit d’employer 250 personnes dont 40 à 50 ingénieurs et cadres. La formation n’est pas en reste. Un programme de 250.000 heures leur profitera. Tout cela ne fait que confirmer les vertus des accords de libre-échange signés avec les Etats-Unis, certains pays arabes et l’Union européenne.
En effet, à côté de la qualité de la main-d’œuvre, de la proximité des marchés européens et les coûts de production compétitifs, les accords de libre-échange ont favorablement joué pour que Minco fixe son choix sur le Maroc. Celle-ci, avant de décider d’implanter son unité industrielle à la technopole de l’aéroport Mohammed V, a effectué une étude comparative qui a concerné plusieurs pays de l’Europe de l’Est, le Mexique et le Singapour.

L’électronique, secteur prometteur

La société américaine, Minco, dont le chiffre d’affaires dépasse les 90 millions de dollars, avec plus de 850 personnes employées dans le monde vient enrichir l’industrie électronique au Maroc. Celle-ci compte plus de 30 unités industrielles, génératrices de plus de 7.000 emplois. D’ailleurs, la fabrication des composants électroniques dépend de plus de 11 sociétés pour un chiffre d’affaires de plus de 1,2 milliard de dirhams. A savoir que 98% de la fabrication est destinée à l’exportation, principalement vers la France.

Force est de signaler que le secteur est porteur. La stratégie électronique retenue au niveau du Plan Emergence permettra au Maroc de se positionner sur les composants plus sophistiqués, notamment ceux servant aux appareillages embarqués pour l’aviation et l’automobile et l’électronique à usage médical, ou encore celle destinés à la défense. Dans ce cadre, les autorités ont favorisé la mise en place d’un site dédié qui sera localisé du côté de Tanger Free zone (TFZ) et qui prendra le nom « d’Electronic City. Ce secteur devrait générer un chiffre d’affaires prévisionnel additionnel d’au moins 5 milliards de dirhams dans 10 ans. Ce qui permettra la création de 11.000 emplois.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Dim 17 Déc - 6:47

Liquidation définitive de la RATR : 370 employés et leurs familles craignent pour leur sort


La liquidation définitive de la Régie Autonome des Transports Publics de Rabat et Salé n’est plus qu’une question de jours. Le sort de quelque 370 employés et leurs familles semble scellé. Un sit-in de protestation a été observé mardi dernier à Rabat devant le siège de la wilaya. Pour ce qui est du protocole de restructuration de la RATR signé en 2005, il semblerait qu’il est resté lettre morte.

Si le Conseil de la ville de Rabat va plancher sur la question de la liquidation définitive de la RATR au cours d’une session extraordinaire prévue le 19 décembre, les représentants des employés, par la voix de leur secrétaire général, Mohamed Bousâïd (à ne pas confondre avec le ministre de la modernisation des secteurs publics) dénoncent le fait qu’ils ont été écartés et exclus du processus de liquidation, et que le dialogue leur a été refusé à propos du sort des 370 employés de la RATR, privés de salaire depuis plusieurs mois, et dont l’avenir est des plus incertains.
En désespoir de cause, ces derniers ont adressé une lettre au Premier ministre où ils expriment leur détresse après que le Conseil d’administration de la RATR ait décidé, le 19 octobre 2006, de déléguer au Conseil de la ville la gestion de la liquidation définitive de la Régie sans tenir compte, semble-t-il du protocole de restructuration de cette dernière signé un an plus tôt.

Le Conseil d’administration de la RATR s’est ainsi désengagé d’une gestion défectueuse qui a conduit la Régie à la faillite avec pour conséquence directe 370 employés et leurs familles qui se retrouvent livrés à leur sort. Il faut savoir que le protocole d’accord pour la prise en charge du plan de restructuration de la RATR a été signé en octobre 2005 conjointement par le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Finances et de la Privatisation, le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, gouverneur de la préfecture de Rabat, le président du Conseil et la commune urbaine de Rabat, et le président de l’autorité délégante.

Ce protocole prévoyait la mise en place d’une procédure de départs volontaires, établie sur la base des critères identiques à ceux retenus pour la fonction publique, l’apurement du passif de la RATR par la mise en place d’un plan de financement des dettes sociales, commerciales et fiscales, et la mise en place d’un budget de soudure pour financer le déficit de fonctionnement de la RATR jusqu’à la mise en vigueur des nouveaux exploitants. Le budget de soudure prévu s’élevait à 16 millions de dh, jusqu’à la mise en vigueur du nouvel exploitant par recours à la gestion déléguée.

Eu égard à toutes ces considérations, surtout celle prévoyant que l’Etat doit prendre en charge les dettes de la RATR, trois questions demeurent aujourd’hui sans réponse :
Premièrement, pourquoi ce protocole n’a pas été respecté alors qu’il a été signé par plusieurs hauts responsables ? Deuxièmement, pourquoi aucune enquête n’a été ouverte concernant la gestion financière de la RATR ? Et puis, en conclusion, pourquoi les employés de la RATR doivent-ils eux seuls payer amèrement les frais de cette gestion, alors que le Conseil d’administration s’est dégagé de toute responsabilité ?
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Lun 18 Déc - 5:51

Addoha s’allie à la Somed


Pour la construction de villas et d’appartements à Kénitra

Le secteur de l’immobilier connaît un rush des investisseurs arabes, surtout ceux des pays du Golfe. Après le groupe koweïtien Ajial, Douja Promotion Groupe Addoha s’associe à la Société Maroc Emirats Arabes Unis de Développement (SOMED). Ils ont scellé, le 14 décembre à Casablanca, un mémorandum d’entente portant sur la création d’une joint-venture à hauteur de 50/50 qui conduira plusieurs projets de construction. Cette filiale sera dotée d’un budget de 50 MDH.

Le premier projet concerne la construction sur 200 hectares de villas et d’appartements à haut et moyen standings à Kénitra. Les partenaires ont, déjà, acquis le terrain et ils débuteront les travaux début janvier 2007, qui s’étaleront sur une période de 5 ans. Le coût d’investissement de cette première opération n’a pas été dévoilé, mais les responsables parlent de plusieurs milliards de dirhams.
A noter qu’à travers ce partenariat, Douja Promotion diversifie ses prestations qui étaient principalement focalisées sur le logement social. Ce rapprochement est également destiné à renforcer les capacités de financement des projets de construction de logements programmés dans la plupart des villes du Royaume.

« Le déploiement de la société, opéré début 2006 sur Tanger, Marrakech, Agadir, Fès, Salé et Tamesna, parallèlement à la poursuite et à l’accroissement de nos réalisations à Casablanca, conférera au groupe, dès 2007, une dimension plus grande avec une production annuelle de 15.000 logements », a annoncé Anas Sefrioui, président directeur général du groupe Addoha. A travers ce partenariat, la Somed fera son entrée dans le secteur immobilier en bénéficiant de l’expertise de Douja Promotion.
« Le groupe veille constamment à réorienter sa stratégie vers des pôles de métiers cohérents, pourvoyeurs d’emplois et porteurs de croissance économique et de développement social », déclare Mouatassim Belghazi, P.-D.G. de la Somed. Créé en 1982, le groupe est déjà présent dans six secteurs, à savoir le tourisme, la métallurgie, le négoce, l’agroalimentaire, la pêche et l’aménagement.

Cette holding privée avec un capital de 950 MDH, possède un patrimoine touristique d’une capacité d’hébergement de 3.430 lits, répartis sur sept unités hôtelières et villages de vacances.
La gestion de ces enseignes (Sheraton Casablanca, Hilton Rabat, Almohades, La Kasbah d’Agadir, Palmariva Marrakech) est confiée à des leaders mondiaux de l’hôtellerie que Somed a pris l’initiative d’introduire au Maroc. La Somed projette également de construire en 2007 un hôtel 5 étoiles luxe dans la zone de l’Agdal à Marrakech.

Au service du logement économique

1995 : Réalisation du premier programme portant sur la réalisation de 2.371 logements, Novembre 2003 : Mise en place du guichet unique au siège du groupe.

2003-2006 : Signature de conventions de partenariats avec les banques (Banque Populaire, CIH, BMCE Bank et Attijariwafa bank) au titre du financement des acquéreurs.

Septembre 2005 : Signature de la convention de partenariat avec la CDG.

Décembre 2005 : Convention cadre avec le ministère chargé de l’Habitat portant sur la réalisation de 50.000 logements. Juin 2006 : Introduction en bourse à travers la cession de 35% du capital.

Novembre 2006 :
Deux mémorandums d’entente avec le Haut commissariat aux Eaux et Forêts et la wilaya de Rabat-Salé portant sur la réalisation de 3 projets. Décembre 2006 : Signature d’un mémorandum d’entente avec la société immobilière koweitienne, Al Ajial.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mar 19 Déc - 15:06

Prêt de 100 millions de dollars de la Banque mondiale au Maroc


La Banque mondiale a accordé au Maroc un prêt de 100 millions de dollars destiné au soutien à un programme de lutte contre la pauvreté et à l’aide à la mise en oeuvre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), apprend-on mercredi à Rabat de source officielle.

Ce plan d’un montant de plus de 1 milliard d’euros, lancé en mai 2005 par le roi Mohammed VI, cible 360 communes rurales et 250 quartiers urbains considérés comme les plus pauvres et les plus marginalisés du royaume alaouite.

De par son appui à l’INDH, la Banque mondiale vise à introduire une "approche participative" impliquant les institutions de l’Etat et les ONG locales, indique-t-on de même source.

Selon des chiffres officiels, le taux de pauvreté au Maroc a reculé à 14% en 2005 contre 16,5% en 1997 pour une population estimée à 30 millions d’habitants.

Les deux tiers des pauvres recensés au Maroc vivent dans le monde rural. Les Marocains en situation de "pauvreté extrême" vivent sous le seuil de 1 dollar par jour et par habitant, soit l’équivalent de 294 euros par an.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Ven 22 Déc - 10:04

7 milliards de dirhams d’investissement



Les projets viennent d’être ap-prouvés par la commission interministérielle

La Commission d’investissement a approuvé mercredi à Rabat plusieurs projets d’investissement portant sur un montant global de plus de 7 milliards de dirhams. Il s’agit de 13 projets qui devront permettre de générer plus de 4.000 emplois stables directs.
Ces projets sont initiés soit par des promoteurs nationaux, avec quatre opérations, ou dans le cadre du partenariat entre le Maroc et d’autre pays (France, Suisse, Italie, Espagne, Portugal et Emirats Arabes Unies), avec un nombre similaire de projets, ou d’origine étrangère (Etats-Unis, Grande- Bretagne, Espagne, Suisse et Belgique) pour le reste.

Ces nouveaux investissements concernent plusieurs secteurs. Il s’agit notamment de la cimenterie, la chimie, la pharmacie, l’agro-industrie, le sanitaire, les télécommunications, l’électricité, le textile, l’habillement et la métallurgie.
Leur implantation est prévue dans les régions de Casablanca, Jorf Lasfar, Settat, Kénitra, Skhirat et Mohammedia. Ces projets sont en relation avec les différents programmes initiés par le gouvernement, selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie, Salaheddine Mezouar.
Commentant l’annonce de ces nouveaux investissements, à l’issue de cette 6e réunion de la Commission d’investissement, présidée par le Premier ministre, Driss Jettou, le ministre a affirmé qu’il y a « une véritable dynamique qui accompagne ces programmes ». De même, a-t-il ajouté, la visibilité dont dispose le gouvernement en la matière aide à accélérer le processus de l’investissement et à assurer la diversité escomptée de l’économie.

Il est à noter qu’un bilan de l’ensemble des investissements approuvés jusqu’ici au titre de l’année 2006 sera présenté jeudi devant le Conseil du gouvernement, selon le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, Rachid Talbi Alami. Il est à rappeler que la Commission d’investissement avait statué, lors de sa réunion de septembre, sur des projets engageant près de 3,8 milliards de dirhams, devant permettre la création de 2.392 emplois directs et stables. La CI avait, également, discuté pour approbation neuf projets d’investissement.
Le montant des investissements est de l’ordre de 3.002 MDH. La contribution du Fonds Hassan II de promotion des investissements dans ces projets devait s’élever à 10 MDH.

Il est annoncé que ces investissements se traduiront par la création de 847 emplois directs et stables dans les secteurs ciblés. Les activités de ces projets s’intéressent au textile, au tourisme, à la cimenterie, à la minoterie, ainsi que dans des secteurs de pointe telles l’électricité et l’électronique.
A noter, par ailleurs, que le bilan de la Commission des investissements fait état de quatre réunions tenues en 2005 au terme desquelles ont été approuvés 47 projets pour un total de 20 MMDH, et devant générer 15.443 emplois directs et stables.
En comparaison avec l’année 2004, les investissements ont progressé de 19%, soit +3,158 milliards de dirhams, tandis que le nombre d’emplois projetés a augmenté de 83%, soit +6.993 postes.

L’attractivité du Maroc s’améliore
L’attractivité du Maroc en terme d’investissement s’est améliorée en 2006, mais la concurrence est de plus en plus frontale avec l’Europe de l’Est, selon les résultats d’une étude, dévoilés lors de la 4e édition des Intégrales de l’investissement, qui s’est tenues récemment à Skhirat.
Il ressort de cette étude sur l’attractivité du Maroc vue par les investisseurs étrangers que la satisfaction des opérateurs économiques internationaux est en progression.
Pour 46% des investisseurs interrogés dans le cadre de cette étude, le Maroc a amélioré son attractivité au cours de 2006, alors que 2% d’entre eux estiment que cette attractivité s’est détériorée. Le Maroc obtient ainsi un taux de satisfaction supérieur à l’Espagne (42%), l’Allemagne (42%) et la France (36%), dont l’évolution de l’attractivité est jugée "moins satisfaisante".

Cette étude annuelle, intitulée baromètre attractivité Maroc, confirme que le Royaume se situerait dans une période de transition en termes d’image, de perspectives d’investissement et de facteurs de compétitivité. Il doit gérer une nouvelle concurrence sans perdre son positionnement compétitif historique. Pour 48% des investisseurs interrogés, le secteur le plus attractif dans les trois prochaines années reste celui du "tourisme et loisirs".
Les infrastructures et équipements de télécommunications arrivent en 2e position (27%) et connaissent la plus forte hausse par rapport à l’année dernière. Le secteur des services en haute technologie et en télécommunication reste le plus faible en terme d’attractivité et ne parvient pas encore à susciter l’enthousiasme des investisseurs, relève la même source, ajoutant que l’industrie textile connaît une baisse de 4 points et n’obtient que 14 % de taux de citation en 2006.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Ven 22 Déc - 10:05

Horizon 2010 : 10.000 ingénieurs à former



Une initiative pour accompagner le décollage économique du Maroc

Avec une mondialisation galopante, se mettre au diapason est devenu une nécessité. Le Maroc est conscient des enjeux. Pour relever cette gageure, trois points essentiels sont à prendre en compte. Le premier consiste en la mise en place d’une stratégie efficiente et, à titre d’exemple, le lancement il y a quelque temps du plan Emergence était un prélude à ce programme.
Le deuxième est inhérent au financement. Le nerf de la guerre est important, rien ne peut se faire sans. En dernier lieu, vient l’élément humain, ou plus exactement la formation des compétences adéquates. Cette troisième donne est essentielle. Elle constitue le fer de lance pour remporter cette bataille. Le gouvernement Jettou est décidé à doter le pays du savoir- faire primordial à son essor.

L’Initiative « 10.000 ingénieurs » vient donc à point nommé (lire l’article de Jihane Gattioui en page 2). Le programme est ambitieux, il accompagne les réformes conséquentes que connaît le secteur de l’Enseignement supérieur. L’objectif étant bien sûr de doter le Maroc de cadres de haut niveau. Un grand chantier est donc ouvert, un de plus qui confirme la volonté d’aller de l’avant et de ne pas rater le train du progrès. Les secteurs public et privé sont appelés à jouer leur rôle, celui de contribuer à la pleine réussite de cette initiative, en s’impliquant dans la formation des futures générations. Un deadline a été donné à ce programme de grande envergure.

Le rendez-vous est fixé à 2010. D’ici à cette date butoir, tous les protagonistes devront déployer les efforts pour remporter le pari de la formation des cadres de haut niveau et pour répondre ainsi à une demande urgente, celle des besoins spécifiques dans les domaines de l’ingénierie. A rappeler qu’une escarcelle d’un montant d’environ un milliard de dirhams a été allouée à la réalisation de ce projet.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mar 26 Déc - 5:46

L’ONT est prêt pour sa transformation en S.A


Une nouvelle stratégie commerciale pour faire face aux mutations

Les préparatifs pour la transformation de l’Office national des transports (ONT) en société anonyme vont bon train. Juridiquement, la loi 25-02 et le décret relatif aux mesures de transfert du patrimoine de l’ONT à l’Etat et de l’Etat à la SNTL (Société nationale de transport et de logistique) ont d’ores et déjà été publiés.

Aujourd’hui, l’Office, ayant réussi sa mise à niveau, se targue d’être une véritable entreprise commerciale, plutôt qu’une administration de type traditionnel. Déjà en 2003, l’Office avait adopté une nouvelle stratégie commerciale dans le but de faire face aux mutations que connaît le secteur de transport routier de marchandises. Cette stratégie visait surtout à faciliter sa transformation en société anonyme rentable et profitable. Et les résultats ne se sont pas fait attendre.
En 2005, l’ONT a réalisé un bénéfice de plus de 97 millions de dirhams, quoiqu’en baisse par rapport à une année auparavant, où il s’est élevé à hauteur de 105 MDH. Ce léger repli s’explique, selon le directeur général de l’Office Mohamed Lahbib El Gueddari, par l’exacerbation de la concurrence, entraînant dans son sillage, une baisse des prix de transport routier de marchandises.

« L’ONT a pu, cependant, contenir l’effet de cette conjoncture sur son activité puisque le tonnage transporté a augmenté de 12,6% et le chiffre d’affaires de 2% durant l’année 2005 », se réjouit le directeur général de l’Office, lors de la tenue, le 20 décembre, de son dernier Conseil d’administration, sous la présidence de Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et des Transports.
Désormais, la SNTL, une fois créée, doit diversifier ses prestations en intervenant notamment dans l’activité de la logistique. « Le métier de logisticien est un choix important pour l’ONT et qui s’insère parfaitement dans les nouvelles orientations stratégiques du pays sur les plans économique et social », souligne M. Ghellab. Dans cette perspective, l’ONT a programmé la création progressive et la gestion de centres logistiques dans les plus grands pôles économiques du Royaume : Tanger, Casablanca, Agadir, Marrakech et Fès.

Au chapitre des ressources humaines, l’Office a procédé au redéploiement de son personnel au niveau national, au recrutement de profils pointus pour mieux encadrer ses nouvelles activités et au parachèvement du programme de titularisation de son personnel occasionnel, au nombre de 152 en 2002.
Dans le domaine des services rendus aux administrations, l’ONT a renforcé le contrôle et la modernisation du système de gestion des vignettes, servant à approvisionner le parc automobile de l’Etat en carburant et réparation, « ce qui a engendré un arrêt des défaillances connues antérieurement et la réalisation d’importantes économies », souligne un communiqué de l’Office. Ntions

Harmonisation des interventions

L’O.N.T. a pour mission de favoriser le développement du transport de marchandises par route, de prospecter le marché du transport international, d’entretenir des relations commerciales avec les clients locaux, de développer la coopération entre transporteurs nationaux et étrangers et enfin, d’assurer la gestion et l’exploitation du parc dédié au transport international routier (T.I.R.).

Pour répondre au mieux aux besoins de sa clientèle, l’O.N.T. a mis en place un réseau de gares routières de marchandises articulé autour de 56 gares, offrant les services nécessaires pour la prise en charge des opérations de transport aussi bien au niveau régional que national. Implantées dans les centres les plus importants du Royaume, ces gares permettent à l’O.N.T. d’harmoniser l’ensemble de ses interventions. Par ailleurs, toutes les autres agences peuvent délivrer les documents nécessaires de circulation aussi bien aux véhicules nationaux qu’étrangers, leur fournir les autorisations nécessaires entrant dans le cadre de l’application des accords bilatéraux ainsi que toutes les informations concernant le T.I.R. au Maroc.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mer 27 Déc - 4:56

Attijariwafa bank
Les indicateurs sur un trend ascendant


Tous les indicateurs d'activité et financiers ont viré au vert

Attijariwafa bank surfe sur une vague de croissance.
Le troisième trimestre de l'année courante augure de performances encore meilleures pour 2006.
En témoignent, des indicateurs d'activité et financiers qui ont viré au vert.

D'abord, le Produit net bancaire consolidé (PNB) qui signe une progression de 21,9% à 5 milliards de dirhams.
Un résultat qui s'impute d'une part, à la bonne tenue de la marge sur commissions en appréciation de 40,2% à 957,9 millions de dirhams, et de l'autre, au bon comportement des opérations de marchés avec une hausse de 150,6% à 652,8 millions de dirhams.
Ensuite, le résultat brut d'exploitation consolidé qui s'accroît de 29,3% à 2,8 milliards de dirhams.

D'où un coefficient d'exploitation qui s'améliore de 3,79 points pour s'établir à 47,36%. Quant au résultat net par du groupe, il s'inscrit en hausse, à fin septembre 2006, avec 1,46 milliard de dirhams contre 1,13 milliard il y a une année.

Signalons à cet égard que les périmètres de consolidation 2005 et 2006 différent étant donné l'intégration d'Attijari bank Tunisie (ancienne Banque du Sud) dans le périmètre à partir de décembre 2005.
En outre, la filiale du holding ONA se targue d'une assise financière bien solide.

Ses fonds propre part du groupe sont plantureux.
Ils totalisent 11,8 milliards de dirhams (+13,4%).
Un positionnement consolidé qui s'attribue essentiellement à la synergie entre les différentes filiales financières spécialisées de la banque.

En effet, à travers des activités comme le crédit à la consommation (Wafasalaf), l'immobilier (Wafa Immobilier), le leasing (Wafabail) ou encore le transfert d'argent (Wafacash), Attijariwafa bank renforce sa position de leader sur le marché. Sans omettre, son rôle de Banque de marchés et d'investissement (BMI).

Elle compte à son actif d'importantes opérations stratégiques (acquisition de la BST,..) et de marché (accompagnement de Addoha et de Fénié Brossette dans leur introduction en Bourse).
Pour ce faire, la banque repose sur la synergie entre les différentes entités de la BMI, dont Capital Markets, Attijari Finances Corp, Attijari Intermédiation, Wafa Gestion, et Capital Investissement et Custody.

De surcroît, l'activisme du groupe à l'international ne se dément pas.
Au point qu'un pôle «Banque de détail à l'international» a été créé durant le troisième trimestre 2006.
Il s'agit d'une structure dédiée au développement du groupe à l'international qui l'inscrit dans une perspective de relais de croissance hors frontières.

Déjà un plan stratégique a été lancé pour accompagner Attijari bank Tunisie dans son processus de transformation.
D'ailleurs, les ambitions de développement d'Attijariwafa bank ne se limitent pas au seul Maghreb. Elles s'étendent même en Europe et à l'Afrique de l'Ouest où elle contrôle 66,67% de la Banque sénégalo-tunisienne (BST).

Son objectif ultime étant de développer les flux financiers et commerciaux entre ces trois zones géographiques.
----------------------------------------

Des performances
Sur le plan de son activité bancaire, Attijariwafa bank poursuit son développement commercial au terme du troisième trimestre 2006. Chiffres à l'appui.
Des dépôts qui flirtent avec les 112,9 milliards de dirhams en amélioration de 20,6% sur une année.
D'où une part de marché de 27,84% qui classe la banque en haut du podium dans ce domaine.

Plus en détail : si les ressources locales s'établissent à 87,7 milliards de dirhams (+22,5%) permettant de grignoter 3,14 points au marché, avec 28,1% de parts de marché, les ressources, quant à elles, ont gagné 14,3% à 25,2 milliards de dirhams, relevant ainsi la part de marché de la banque sur ce segment à 27%. Les créances sur la clientèle, ont, pour leur part, affiché une évolution significative.A 76 milliards de dirhams, elles ont cru de 12,8% par rapport à fin septembre 2005.

Cette évolution concerne tous les segments d'activité, notamment les crédits immobiliers qui augmentent de 45,1%.
Les crédits à l'équipement ont également pris 17% suite essentiellement au financement des projets des PME.
Toutes ces avancées ont permis à la banque de rafler 24,79% de part de marché dans les crédits par décaissement.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mer 27 Déc - 4:57

La réforme portuaire sera progressive


Le ministère annonce une période transitoire et un accord avec les dockers
Enfin et après de longues et pénibles négociations, le syndicat des dockers et le ministère de l'Equipement et du Transport sont parvenus à un accord.

Mettant fin à un bras de fer entre les deux parties et à une situation difficile qui ont duré depuis l'été dernier, avec de grèves pénalisantes pour l'économie nationale, cet accord ne manquera pas de favoriser l'application de la nouvelle réforme qui a suscité bien des remous.
En tout cas, cet accord garantit, selon les signataires, le travail et les acquis du personnel employé par les sociétés de stevedoring au sein des différents ports du pays concernés par la nouvelle loi.

Il s'agit du maintien de l'emploi par Somaport, société de manutention nouvellement créée par Comanav, des cadres et agents des 5 sociétés de stevedoring qui opéraient au port de Casablanca avant le 5 décembre, ainsi que celui de l'ensemble de la main-d'œuvre employée via Assamat (Association des agents maritimes consignataires de navires et stevedores) et ses acquis sociaux, tels que stipulés dans la convention collective liant les deux parties. De même, l'Agence nationale des ports (ANP) garantit au nom de l'Etat l'emploi et les acquis des travailleurs dockers présents dans les ports de Nador, Tanger, Jorf Lasfar, Safi et Agadir.

L'accord stipule qu'en contrepartie, le syndicat des dockers s'engage, selon un communiqué du ministère, à «maintenir un bon climat de dialogue et de concertation et à œuvrer avec l'administration à la réussite de la mise en œuvre de la réforme et la restructuration globale du secteur portuaire pour le bien de la communauté portuaire et économique du pays».

Il est à rappeler que les négociations entre le ministère et les dockers butaient notamment sur le redéploiement des 1.090 dockers au sein de la nouvelle société Somaport, alors que le gouvernement avait donné toutes les garanties pour préserver l'ensemble des emplois.
De même, les sociétés de stevedoring avaient estimé que la mise en œuvre de la réforme portuaire est non conforme à l'esprit de la loi 15-02 introduisant cette réforme. Elles étaient surtout opposées à la répartition des concessions qui, à leurs yeux, ne favorise pas la concurrence, en attribuant aux seules deux sociétés le droit d'exercer les activités de stevedoring au port de Casablanca.

Il s'agit de la Société d'exploitation des ports (Sodep), issue de la scission de l'ex-Office d'exploitation des ports (Odep) et Somaport. Pour le moment, il semble que tout est rentré dans l'ordre et que la réforme a plus de chances d'aboutir.

Surtout que sa mise en œuvre sera progressive. En effet, une période transitoire a été instaurée afin de permettre à Somaport de préparer et d'équiper les terminaux et de former et redéployer son personnel.


Pendant cette période, les tarifs seront régulés par l'ANP, qui a d'ores et déjà affiché des tarifs plafonds, permettant une réduction moyenne effective des coûts de près de 30%. «La concurrence dans le port de Casablanca sera ainsi mise en place de façon progressive entre Sodep et Somport, pour les trafics Conteneurs, RoRo et divers, en raison des délais nécessaires à cette dernière», explique-t-on auprès du ministère. Cette période transitoire durera entre le mois de décembre 2006 et juin 2008, et se déroulera en cinq étapes. N
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Histoire de la réforme
Il est à rappeler que la nouvelle loi, portant réforme du secteur portuaire, est entrée en vigueur conformément aux délais légaux fixés par le législateur, le 5 décembre 2006. L'odep a officiellement disparu en donnant naissance à deux nouvelles entités, à savoir l'ANP, autorité portuaire chargée des prérogatives régaliennes de gestion et de régulation des activités au sein des ports du Royaume et Sodep, société en charge des activités commerciales concédées dans lesdits ports.

Les deux entités ont tenu leurs conseils d'administration et de surveillance le 1er décembre.

En outre, dans le cadre de la mise à niveau des opérateurs existants et suite aux négociations menées entre le ministère de l'Equipement et des Transports et les sociétés de stevedoring, une deuxième société est autorisée à opérer dans les acticités commerciales et de manutention au port de Casablanca, Somaport.

Cette société, issue de la fusion de Manuco, Udemac et LCE et menée par Comanav, s'est engagée à recruter et à garantir les acquis sociaux de l'ensemble de la main-d'œuvre dockers présente dans le port en contrepartie de concessions de terminaux permettant l'exercice d'une concurrence réelle.

REPÈRES
Période transitoire :
> De décembre 2006 à mars 2007 : les tarifs seront réglementés par l'ANP, et correspondent aux tarifs en vigueur au 30/11/2006.
> De mars à juin 2007 : les tarifs de manutention unifiée seront réglementés par l'ANP et la facturation des prestations de manutention donnera lieu à une facture unique incluant le bord et le quai.
> De juin à août 2007 : pour le trafic divers, les tarifs de manutention seront libres. L'ANP fixera des tarifs de manutention publics plafonds. Pour les autres trafics, les tarifs de manutention resteront réglementés par l'ANP.
> Période de septembre 2007
à juin 2008 : les tarifs de manutention du trafic Ro-Ro seront libres. L'ANP fixera des tarifs de manutention publics plafonds.
> A partir de juin 2008 : tous les tarifs de manutention seront libres. L'ANP fixera des tarifs de manutention publics plafonds.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mer 27 Déc - 4:59

Début de campagne en demi-teinte



Baisse de 11 % des superficies semées en céréales d'automne

Les caprices climatiques semblent de retour. Marquées jusque-là par une répartition temporelle irrégulière des précipitations, les conditions climatiques risquent, de nouveau, de conditionner les prochains résultats des principales cultures.

La persistance du statu quo pourrait affecter le rendement de l'agriculture, en ce sens que ce secteur reste tributaire des conditions météorologiques, des superficies emblavées et de la disponibilité des semences.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'état d'avancement de la campagne agricole 2006-2007 nourrit de plus en plus un regain de scepticisme. La confiance suscitée par les conditions climatiques, peu ou prou favorables du début de l'actuelle campagne et les efforts déployés par les pouvoirs publics pour sa réussite, ont certes permis de semer 3,3 millions d'hectares en céréales d'automne. Mais toujours est-il que la superficie consacrée à cette culture s'est inscrite en baisse de 11 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes à la même date.

Le ministère de l'Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes impute cette régression aux conditions climatiques qui ont prévalu depuis le lancement de la campagne agricole 2006-2007 et qui ont engendré un léger décalage en matière de travaux de sol et d'ensemencement. Un déphasage qui serait en cours d'être rattrapé «grâce à l'accélération du rythme des travaux du sol et des semailles, suite aux pluies du mois de novembre dernier». Au 19 décembre 2006, les réserves des barrages à usage agricole se sont élevées à plus de 7,2 milliards m3 contre 5,3 milliards m3, à la même date de la campagne précédente.

Les pluies du mois de novembre dernier ont permis une amélioration notable des barrages desservant les périmètres du Tafilalet, de Ouarzazate et du Moulouya. Selon le département de tutelle, bien que marquées par un léger retard, les précipitations enregistrées jusqu'au 19 décembre ont permis un cumul pluviométrique "satisfaisant" dans la plupart des régions agricoles, sauf dans les zones du Haouz et des plateaux des phosphates.

Au total, le taux de remplissage des barrages à usage agricole a atteint environ 54 %, contre 40 % à la même date lors de la campagne agricole précédente.Pour ce qui est des autres cultures, le bilan est toujours en demi-teinte.

Et les températures des derniers temps exceptionnellement basses et gelées risquent, elles aussi, de ne pas arranger les choses. Jusqu'à présent, les superficies semées en légumineuses alimentaires et en cultures fourragères ont enregistré de légères hausses respectives de 3 % (185.000 ha) et 10% (322.000 ha). Cela dit, le démarrage de l'actuelle campagne agricole a été caractérisé par un approvisionnement régulier du marché en intrants agricoles.

Les ventes en semences céréalières certifiées ont atteint, au 19 décembre 2006, près de 762.000 quintaux, soit une hausse de 37 % par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes à la même date, alors que les expéditions des engrais ont stagné à près de 375.000 tonnes.

Le ministère de l'Agriculture note, par ailleurs, que le programme de distribution de plants fruitiers subventionnés a porté sur 3,4 millions de plants (+19 %) et que les superficies emblavées en betteraves à sucre ont atteint 50.000 ha, contre 49.000 ha lors de la campagne précédente à la même date.

Le sous emblavement en cultures sucrières a concerné principalement les périmètres de Tadla et du Gharb (57 % et 54 % respectivement) en raison des problèmes conjoncturels vécus par les producteurs de ces régions lors des campagnes précédentes (transport des récoltes, baisse des rendements au niveau du Gharb, rareté de la main-d'œuvre, etc.). Concernant les cultures d'exportation, les ventes à l'extérieur des agrumes ont porté sur 178.000 tonnes (+4 %) alors que celles des primeurs ont atteint 125.000 tonnes (+5%). N
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Reconversion

Pour faire face à la concurrence étrangère de plus en plus vive, la nouvelle stratégie agricole se propose de reconvertir l'agriculture vivrière marocaine dominée par la céréaliculture par des spéculations agricoles plus résistantes à la sécheresse et qui présentent des avantages compétitifs.

Il s'agit principalement du développement de l'arboriculture (olivier, amandier, palmier dattier et figuier), des arbustes fourragers, des légumineuses et de l'élevage ovin et caprin. De même, le renforcement de l'organisation professionnelle, l'extension des aménagements hydro-agricoles et l'amélioration de la conservation et de la commercialisation de la production agricole sont prévus.

La mise en œuvre de cette stratégie est davantage facilitée par la mise en place d'un ensemble d'actions complémentaires visant l'encouragement à la modernisation du secteur agricole. Outre l'octroi de l'Etat d'une subvention à hauteur de 80% du prix des plants, il a été procédé à la baisse des taux d'intérêt appliqués pour les crédits équipements et campagnes agricoles de 11% à 5,5% et 5% respectivement et à la reconduction du programme anti-sécheresse prévoyant l'assurance d'au moins 300.000 ha. Ce programme sera appuyé par une contribution de l'Etat pour constituer le fonds dédié à l'indemnisation des agriculteurs.

REPÈRES
Mobilisation
de l'eau
Pour améliorer la rentabilité des infrastructures de mobilisation de l'eau, la stratégie vise l'extension des superficies irriguées à un rythme de 10.000 hectares par an avec, pour objectif, l'équipement de près de 120.000 ha de terres dominées par des barrages, mais non irriguées.

Par ailleurs, d'autres actions seront entreprises dont notamment la réhabilitation des infrastructures d'irrigation déjà existantes, à raison de 10.000 ha par an et l'extension des terres arables à travers l'épierrage de 60.000 ha sur trois ans, à raison de 20.000 ha par an.

Il sera enfin procédé à l'intensification des actions d'amélioration de l'efficience de l'eau d'irrigation.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Lun 1 Jan - 5:44

Concurrence : Un chantier encore balbutiant

Le Maroc est encore loin de s’activer dans le domaine de la régulation

La régulation de la concurrence est l’actualité qui grouille dans l’espace économique. Au point de se demander si le gouvernement en fait son cheval de bataille. Pas du tout. Rares sont les dossiers qui ont dû transiter par le département Concurrence rattaché au ministère des Affaires économiques et générales.

Ils sont au plus 5 affaires à être traitées par cette autorité chapeautée par le Premier ministre. En effet, seule habileté à mener des investigations sur les dossiers qui lui parviennent, elle a eu notamment à trancher dans l’opération de concentration pilotée par Akwa Group (secteur de l’énergie), la prise de contrôle du groupe CMCP (secteur de l’emballage et du carton), et la reprise par Cosumar des 4 sucreries publiques. Durant ces derniers mois, cette entité a été saisie également par les entreprises de raffinage des huiles de table. Elle vient d’ailleurs d’épingler deux des opérateurs de ce marché pour dumping. Il s’agit de Siouf et de Savola.

Ce dernier rejette les résultats de l’enquête, « on peut évoquer une situation de dumping lorsqu’un producteur vend à un prix inférieur au coût de revient dans l’intention de nuire au secteur. Or, ça n’a jamais été notre objectif. Pour le rapport de l’enquête, nous avons demandé, comme pour Siouf, que l’on se réfère au contexte des résultats de l’enquête », argue Zakaria Aakil, directeur général de Savola Morocco. Face à cette situation, la filiale de la compagnie saoudienne pourrait demander un droit de recours. « Nous avons informé le conseil d’administration du groupe Savola.
C’est à lui de prendre la décision adéquate », poursuit-il. Pour l’instant, le département Concurrence cible d’autres secteurs. La plasturgie, la distribution, la levure, la cimenterie,...tous sont des marchés à suivre de plus près pour appréhender la concurrence dont les facettes sont multiples. D’ailleurs, avant de formuler ses conclusions, cette autorité de la concurrence se réfère à l’autre organe conçu dans cette dynamique : le Conseil de la concurrence, entité investie d’une mission consultative.

Telle que constituée et en vertu de la loi qui la régit, celle-ci ne jouit d’aucun pouvoir. Elle n’a pas d’autonomie et elle n’est saisie que pour donner son avis.

Il faut dire qu’il s’agit d’une simple administration qui n’est pas dotée de budget pour la simple raison qu’elle est hébergée à la Primature. Elle ne dispose que de la logistique administrative qui lui est apprêtée par celle-ci. Comment donc peut-il procéder à des enquêtes en bonne et due forme ? Ni la loi, ni les moyens mis à sa disposition ne lui permettent d’agir activement pour réprimer les situations de concurrence déloyale, de positions dominantes, d’entente ou de dumping.

Précisons à cet effet que le Maroc est encore loin de s’activer dans ce domaine de régulation de la concurrence. Mise à part l’Agence nationale de régulation des télécommunications (ANRT), aucun autre organe ne peut donner l’exemple. Il faut dire en outre que ces cas de concurrence illégale ne sont cités que lorsque certaines entreprises commencent à être dérangées dans leur activité après de longues années glorieuses. Quand elles étaient dans des situations de monopole.

Législation

Le ministère chargé des Affaires générales n’inscrit pas son intervention pour réguler le marché des huiles dans une logique de sanction, et ce, dans un premier temps.
A savoir que la législation dans ce domaine prévoit des sanctions verbales ou pécuniaires conformément à l’article 68 de la loi sur la concurrence 06-96.
Les opérateurs concernés par la décision auront un droit de recours pour la contester auprès des tribunaux de commerce.
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MessageSujet: Re: Page économique du jour   Mar 2 Jan - 3:50

Le chantier phare de la capitale du Royaume





Un ensemble portuaire et nautique intégré qui militera pour la promotion du site à l'international

Le projet d'aménagement de la vallée du Bouregreg est sans conteste l'un des plus importants chantiers ouverts par le Maroc. Lancé le 7 janvier 2006 par S.M. le Roi Mohammed VI, ce projet prend forme petit à petit et ses premiers contours se dessinent progressivement. Selon Lemghari Essakl, directeur de l'Agence pour l'aménagement de la Vallée du Bouregreg la Marina et le quai de la rive droite (première séquence dite Bab Al Bahr), seront inaugurés en février 2007.

Pour ce qui est des travaux de la plate-forme du tramway, l'autre composante importante de ce projet d'envergure, ils seront lancés au cours du 3e trimestre 2007, la mise en exploitation de ce moyen collectif de transport étant prévue en 2010.

Il faut dire qu'à chaque occasion, les responsables de ce projet gigantesque tiennent à rappeler que le travaux seront réalisés conformément au planning initial et dans les délais fixés au départ. Chose qui se vérifie d'ailleurs sur le terrain. Il en est ainsi du port de plaisance de Salé, dont les travaux ont démarré début 2006 et qui sera livré au milieu du premier semestre 2007.

D'une capacité de 350 canaux, ce port s'étendra sur une superficie de 8 hectares, dont 4 pour son plan d'eau. Il pourra accueillir des bateaux de plaisance d'un tirant d'eau de 2 à 4 mètres et d'une longueur allant jusqu'à 20 mètres. La marina sera bordée d'espaces de restauration d'animation et de loisirs, ainsi que d'un front résidentiel et hôtelier adossé à la cité des arts et des métiers.
Dès la mise en service du nouveau pont Moulay El Hassan en 2010, une extension de ce port de plaisance sera réalisée sur une superficie de 3 hectares, dont 1.6 pour son plan d'eau.

S'agissant des quais et du débarcadère de la ville de Rabat, ils seront livrés selon l'Agence à la fin du premier trimestre 2007.
La rive gauche, côté Rabat, sera ainsi équipée de points d'amarrage pour les bateaux de grande taille et abritera des restaurants sur pilotis ainsi que des débarcadères sécurisés pour les barcassiers. La réalisation de tous ces aménagements à l'embouchure du Bouregreg formera avec le port de plaisance un ensemble portuaire et nautique intégré qui militera pour la promotion du site à l'international.

Par ailleurs, afin d'assurer une parfaite navigabilité du fleuve, des travaux de dragage du chenal ont eu lieu au cours de l'été 2006. Ils permettront d'assurer un tirant d'eau maximum de 3 mètres. Ces profondeurs seront maintenues grâce à la réalisation de deux diguettes de calibrage à l'embouchure du Bouregreg et au confortement des digues d'embouchures existantes. La diguette de Rabat en contrebas des Oudayas a été réalisée en juin 2006 avant l'ouverture des plages aux estivants.

Côté plage, celles de Rabat a vu le réaménagement de sa plate forme d'accès et la construction d'une diguette appelée à stabiliser et à protéger le rivage. Le dragage de l'embouchure du fleuve a également permis le rechargement de la plage de Rabat avec plus de 50.000 m3 de sable de qualité. Concernant la plage de Salé, un plan d'action a été signé entre l'Agence et la Fondation Mohammed V pour la protection de l'environnement, en partenariat avec la commune urbaine de Salé, pour la saison estivale 2006.

Toujours au niveau de l'aménagement du site, la zone à viabiliser sur la séquence I s'étend sur une superficie de 75 hectares sur la rive droite. Les travaux de terrassement ont permis d'évacuer et de mettre en décharge plus de 120.000 tonnes de déchets ensevelis.
Le terrassement sera relayé par la pose des réseaux et la réalisation des voieries.

La viabilisation totale de cette zone est prévue pour la fin du 2e trimestre 2007. Au niveau de la réalisation des infrastructures de transport, sur la base des quatre propositions de conception du nouveau pont Moulay El Hassan, le jury a retenu la proposition qui répond le plus aux normes exigées.

Il s'agit de la proposition de la société Mimram ingénierie.
D'une hauteur de 10 mètres, le nouveau pont, permettra une meilleure navigabilité du fleuve. Les études pour l'exécution du projet ont démarré en juillet 2006. Sa réalisation est prévue pour 2010.
De même, pour la réalisation du tunnel des Oudayas, un appel d'offres international avec pré qualification a été lancé à la mi-avril 2006. L'objectif de l'Agence est de mettre l'ouvrage en exploitation début 2009.

A côté du tunnel des Oudayas, l'Agence prévoit la réalisation de nouvelles infrastructures de transport nécessitant la mise en œuvre d'un nouveau système de voirie qui permette d'assurer un transit simple entre la vallée et la route vers les Oudayas d'une part et les quartiers nord et est de Salé d'autre part.

Les études ont été lancées au cours du dernier trimestre 2006. S'agissant de la principale infrastructure de transport, à savoir le tramway, la maîtrise de la d'ouvrage a été confiée par marché public au groupement Systra-Ingerop- Ingema. Les études préliminaires et d'avant-projet, entamées en novembre 2005 par le groupement Semaly-Cid-Stib sont finalisées. Les études d'accompagnement ont également été réalisées afin de faciliter l'insertion urbaine au niveau des deux villes.
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La falaise des Oudayas
La falaise des Oudayas fait l'objet également d'une attention particulière de la part de l'Agence.

Les études relatives au confortement de cette falaise étant achevés, les travaux sont déjà lancés. Il s'agit notamment de protéger les pieds de la falaise, afin d'en assurer la stabilité, de combler les grottes par des travaux de maçonnerie et de renforcer le parement par la mise en place de béton projeté.
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