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 La Joconde

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imane

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MessageSujet: La Joconde   Ven 8 Sep - 16:00

La Joconde


La Joconde (ou « Portrait de Mona Lisa ») est un tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1507. Huile sur panneau de bois de peuplier de 77 x 53 cm, il est exposé au Musée du Louvre à Paris. La Joconde est l'un des seuls tableaux attribués de façon certaine à Léonard.

Description [modifier]
La Joconde représente le portrait d'une jeune femme, sur fond d'un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux. Le flou du tableau est caractéristique de la technique du sfumato. Le sfumato, de l'italien enfumé, est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Cette technique a été employée en particulier au niveau des yeux dans la mise en ombrage.

La femme porte sur la tête un voile noir transparent et une robe. On remarque qu'elle est totalement épilée, conformément à la mode de l'époque, et ne présente ni cils ni sourcils. Elle est assise sur un fauteuil dont on aperçoit le dossier à droite du tableau. Ses mains sont croisées, posées sur un bras du fauteuil. Elle se trouve probablement dans une loggia : on peut voir un parapet juste derrière elle au premier tiers du tableau, ainsi que l'amorce de la base renflée d'une colonne sur la gauche. À l'arrière plan se trouve un paysage montagneux dans lequel se détache un chemin sinueux et une rivière qu'enjambe un pont de pierre.

La source de lumière provient essentiellement de la gauche du tableau.


Histoire du tableau [modifier]

Le modèle [modifier]
De nombreuses hypothèses ont été formulées à propos de l'identité du modèle.


Lisa Maria Gherardini [modifier]
Selon l'hypothèse admise depuis Giorgio Vasari, le modèle s'appellerait Lisa Gherardini, née en 1479 à Florence. Issue d'une famille modeste, elle épouse à 16 ans le fils d'un marchand de soie, Francesco di Bartolomeo del Giocondo. Déjà veuf à deux reprises, Giocondo a 19 ans de plus que Lisa. Elle lui donna trois enfants, Piero Francesco - né en 1496 - une fille au prénom inconnu morte en 1499 et Andrea - né en 1502.

Francesco del Giocondo possédait une chapelle familiale dans l'église de la Santissima Annunziata, où il fut plus tard inhumé. Cette église était tenue par les Servites de Marie, qui ont hébergé en 1501 Léonard, fils de Piero da Vinci, le notaire de leur ordre. Il est probable que Léonard et Francesco ont fait connaissance à cette époque. En 1503, Francesco del Giocondo emménage dans une demeure plus grande, via della Stufa, et cherche un peintre pour réaliser le portrait de son épouse. Il se tourne vers Léonard de Vinci. Lisa Gherardini était âgée de 24 ans, et Léonard de 51 au moment où il commença son tableau.

Francesco del Giocondo ne reçut jamais son tableau. Il était inachevé quand l'artiste quitta Florence pour Milan.

Cette thèse reste discutée, au prétexte qu'aucune trace d'un paiement n'a été retrouvée. Les liens étroits entre Léonard de Vinci et la famille del Giocondo ont été établis en 2004 par Giuseppe Pallanti [1].


Mona ou Monna ? [modifier]
La graphie la plus répandue est Mona Lisa. Si les Italiens orthographient Monna avec deux "n", c'est qu'il s'agit tout simplement dans leur langue de la contraction de deux mots "ma donna", un équivalent de "Madame". Lisa Gherardini, en se mariant est devenue "Ma'me" Lisa : "M'onna" Lisa.

Avec le temps, le titre Monna en perdant un "n" a fusionné avec Lisa et transformé le prénom de l'épouse di Bartolomeo del Giocondo en pseudo-prénom composé : "Mona Lisa", qui se suffit désormais à lui-même. En France, on a préféré nommer madame Lisa d'après l'usage courant en Italien qui consiste à accoler un article au patronyme : "la" Gioconda. Simplifié et féminisé ce patronyme se prêtait à la traduction. La version francisable "La Joconde" l'a emporté sur "Mona Lisa". On peut supposer que remplacer les "a" par des "e" muets n'était pas très euphonique.

L'historien et critique d'art Jean Clair signale qu'en italien vulgaire une "mona lisa" (avec un seul "n"), est une "chatte élimée", justifiant finalement assez bien les extrapolations facétieuses et sexuelles qu'a fait Marcel Duchamp du célèbre portrait. Mais Duchamp le savait-il ?


Autres suggestions [modifier]
Certains font l'hypothèse que le tableau de la Joconde est un autoportrait travesti, comme l'attesterait la superposition des calques des autoportraits présents dans ses carnets de croquis et celle de « Mona Lisa ».

La dernière conjecture est basée sur une analogie : le visage de Mona Lisa serait superposable à celui de Caterina Sforza, princesse de Forlì (XV siècle), dans un portrait peint par Lorenzo di Credi[2]. Ce portrait est conservé dans le Musée de Forlì, en Italie.


À travers les époques [modifier]
La Joconde ne quitta jamais Léonard de son vivant. Il l'emporta probablement à Amboise où François Ier le fit venir. Ce dernier en fit l'acquisition - à Léonard lui-même ou à ses héritiers après sa mort - et l'installa à Fontainebleau.

Plus tard, Louis XIV en fit l'un des tableaux les plus en vue à Versailles, et l'exposait dans le Cabinet du Roi.

Bonaparte l'installa aux Tuileries en 1800 dans les appartements de Joséphine, puis l'offrit au Louvre en 1804.

Le tableau fut volé le 21 août 1911. On soupçonna le poète Guillaume Apollinaire et le peintre Pablo Picasso d'être les auteurs de ce vol, revendiqué par ailleurs par l'écrivain italien Gabriele d'Annunzio. La Société des Amis du Louvre offrit une récompense de vingt-cinq mille francs, un anonyme proposa de doubler cette somme. La revue L'Illustration promit cinquante mille francs pour qui rapporterait le tableau dans les locaux du journal.

Le voleur était l'italien Vincenzo Perugia, un vitrier qui avait participé aux travaux de mise sous verre des tableaux les plus importants du musée. Il conserva le tableau pendant deux ans dans sa chambre à Paris, puis de retour en Italie il proposa de le revendre le 10 décembre 1913 à un antiquaire florentin qui donna l'alerte.[3]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le tableau fut mis en sécurité au château d'Amboise, puis à l'abbaye de Loc-Dieu, et enfin au Musée Ingres de Montauban.

Pendant un temps, il fut entreposé sous le lit même du conservateur du musée du Louvre en exil dans le château de Montal en Quercy (Lot).

La Joconde est devenue un tableau mythique car à toutes les époques les artistes l'ont prise comme référence. Elle constitue en effet l'aboutissement des recherches du XVe siècle sur la représentation du portrait.

À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par l'énigme de la Joconde et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de nos jours l'une des œuvres d'art les plus célèbres du monde.

Analyse du tableau [modifier]

Les historiens de l'art se perdent en conjectures : qui fut le modèle ? Caterina Sforza ?
Symbolisme [modifier]
En italien, giocondo signifie heureux, serein. Léonard était sûrement conscient qu'il peignait non seulement le portrait d'une femme, mais aussi le portrait d'une expression. La Joconde constitue réellement le portrait de l'idée de sérénité.

Selon certains, la Joconde est aussi l'expression de la féminité, voire de la maternité, car elle semble apparaître comme tenant un enfant dans ses bras.


Le sourire et le regard [modifier]
Le sourire de la Joconde constitue un des éléments énigmatiques du tableau, qui a contribué au développement du mythe. Son sourire apparaît comme suspendu, prêt à s'éteindre, alors qu'il subsiste depuis des siècles.

Tout en donnant l'impression de suivre le spectateur des yeux, le regard de Mona Lisa fixe un point situé au-delà du spectateur, légèrement à sa droite, provoquant ainsi une mise en profondeur du dialogue entre l'œuvre et le spectateur. Bruno Mathon, critique d'art, dit ainsi que la Joconde « regarde quelque chose en vous, mais qui est derrière vous, dans votre passé. Elle regarde l'enfant que vous avez été, comme une mère regarde son enfant ».


Salle des États du Musée du Louvre [modifier]
Depuis mars 2005, la Joconde bénéficie au Musée du Louvre d'une salle rénovée et spécialement aménagée pour la recevoir, la salle des États, dans laquelle elle fait face au non moins célèbre tableau de Véronèse, les Noces de Cana.


Une source d'inspiration [modifier]
Dès le XVIe siècle, La Joconde inspira de nombreux peintres, qui en firent des copies et imitations plus ou moins fidèles, jusqu'au XXe siècle, où les surréalistes, pour protester contre « l'art établi » mirent le tableau à toutes les sauces. Mona Lisa se vit affublée d'une moustache par Salvador Dali, et par Marcel Duchamp sous le titre « L.H.O.O.Q. » [4], reçut une pipe dans la bouche, chevaucha une moto, fut déguisée en ange de la mort, en chien ou en sirène... D'autres arts s'en sont emparés : des chanteurs, comme Barbara (paroles et musique de Paul Braffort) ou Serge Gainsbourg l'ont chantée. Des auteurs « jocondoclastes », de Jean Margat à l'oulipien Hervé Le Tellier, ont fait d'elle un personnage littéraire.

Le tableau est devenu depuis 1996 l'objet principal d'un spectacle de Patrick Roger, mis en scène par Jean Claude Cotillard dans le parc d'attraction Parc Astérix. Le thème du spectacle est le transfert du tableau du Louvre à New-York par convoi transatlantique, mais malfrats et voleurs tentent de faire main basse sur la Joconde.

Imitations et variations par les peintres célèbres :

Corot
Robert Delaunay
Fernand Léger
Marcel Duchamp L.H.O.O.Q.
Les variationnistes.
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MessageSujet: Re: La Joconde   Ven 8 Sep - 16:39

Les visages de la Joconde

Léonard de Vinci
La Joconde (Monna Lisa)
vers 1503-1506
Bois - H 77 cm

Quel est le lien mystérieux qui s'établit au cours du temps entre une oeuvre d'art et son public ? Quels sont les éléments, les motivations profondes et les secrets techniques qui peuvent expliquer que la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo ou l'Angélus de Jean-François Millet soient devenus des objets d'admiration, de contemplation -presque d'adoration- universelles, au point que tous les supports modernes, depuis les calendriers de fin d'année jusqu'à la publicité, les aient utilisés, parfois, jusqu'à l'excès ? L'étude du succès sans égal, depuis trois siècles, de la Joconde de Léonard de Vinci -nommée Monna Lisa par le public anglo-saxon- permettrait sans doute de mieux comprendre les motivations nombreuses et complexes qui amènent les visiteurs d'un musée à ne se souvenir que d'une seule oeuvre au milieu de milliers d'autres. En effet, la Joconde est sans contestation possible le tableau le plus célèbre du monde, identifié aujourd'hui totalement au musée du Louvre et même à la notion d'art en général. Et si nous parvenions à pénétrer dans les origines de sa création, dans ses qualités esthétiques, dans son histoire depuis la mort de son créateur, nous pourrions peut-être dégager des règles expliquant le succès d'une oeuvre d'art.

Ainsi, pouvons-nous dégager quatre pistes de recherche ayant un lien étroit avec le succès sans égal de la Joconde auprès de son public : la personnalité marginale, fantasque et géniale de son créateur, Léonard de Vinci (1452-1519) ; la perfection de sa technique picturale ; les mystères, qui ne sont d'ailleurs toujours pas résolus, de l'identité du modèle qui a posé pour cette oeuvre ; les rebondissements de son histoire, aussi surprenants et nombreux qu'un roman policier pourrait le permettre.


Léonard de Vinci est-il un peintre, un ingénieur, un inventeur ou un philosophe ?
Né en 1452 dans un petit village de Toscane appelé Vinci, d'où son nom, Léonardo da Vinci était le fils illégitime du notaire du lieu et d'une de ses servantes, Catarina Vacca. Les témoignages sur son physique et sa personnalité diffèrent d'autant plus que la légende s'est installée très tôt dans les récits de sa biographie. On le décrit parfois comme un colosse à la force prodigieuse, capable de tordre un fer à cheval dans ses mains, et souvent comme un jeune adolescent, efféminé et rêveur. On nous le montre tantôt comme un homme aimant les exercices physiques et les sports violents, tantôt comme un adolescent jouant de la lyre et chantant à la perfection. Ses qualités artistiques durent cependant apparaître dès son enfance, puisqu'en 1469, à l'âge de 17 ans, il se trouve déjà depuis trois ans dans l'atelier du peintre et sculpteur florentin, Andrea Verrochio (1435-1488). Dans l'atelier de cet artiste célèbre, aux côtés d'autres peintres importants comme Sandro Botticelli ou Pérugin, il apprend durant treize ans la technique de la peinture et les secrets de l'exécution d'un tableau. Il s'initie également aux disciplines, considérées alors comme indispensables à un créateur : les mathématiques, la perspective, la géométrie et, d'une manière générale, toutes les sciences d'observation et d'étude du milieu naturel. Il s'initie également à l'architecture et à la sculpture.

Lorsque sa formation fut achevée, il débute sa carrière de peintre par des portraits et des tableaux religieux, grâce à des commandes passées par des notables ou des monastères de Florence. Mais, dès cette époque, il est très difficile -et cela se poursuivra durant toute sa carrière- de savoir avec certitude s'il se considère lui-même comme un peintre, un artiste pluridisciplinaire ou un ingénieur. Les limites entre les métiers ne sont pas alors figées comme aujourd'hui et un homme de talent peut aisément passer d'une fonction à une autre. Alors protégé par le personnnage le plus influent de Florence, Laurent de Médicis, surnommé le Magnifique, homme politique et mécène richissime, qui lui attire de nombreux clients, il est envoyé par ce dernier en 1482 à Milan, afin de servir le duc Sforza. A cette occasion, il écrit au duc de Milan une lettre étonnante, un véritable curriculum vitae, dans lequel il révèle ses ambitions d'ingénieur, d'inventeur et également d'homme de guerre : "Je peux construire des ponts très légers, solides, robustes, facilement transportables, pour poursuivre et, quelquefois fuir l'ennemi [...] J'ai également des moyens pour faire des bombardes, très commodes et faciles à transporter, qui lancent de la pierraille presque comme la tempête, terrorisant l'ennemi par leur fumée [...] En temps de paix, je crois pouvoir donner aussi entière satisfaction que quiconque, soit en architecture, pour la construction d'édifices publics et privés, soit pour conduire l'eau d'un endroit à un autre".

Plus tard, il mettra ses talents d'ingénieur au service des villes de Pise et de Venise, des souverains de Mantoue, la famille d'Este, et, bien sûr, du roi de France, François 1er, qui l'invitera à venir travailler dans la vallée de la Loire, où le monarque réside alors. Cette rare qualité d'aborder avec talent toutes les disciplines -il sera de son vivant davantage célèbre comme ingénieur hydraulique que comme peintre !- a étonné tous ses contemporains, ainsi que son insatiable curiosité qui lui fit étudier sans se lasser tous les phénomènes naturels : "D'où vient l'urine ? D'où vient le lait ? Comment la nourriture se distribue dans les veines ? D'où vient l'ébriété ? D'où le vommissement ? D'où la gravelle et la pierre ? [...] D'où viennent les larmes ?", confie-t-il aux pages de ses carnets d'études dans une quête constante de réponses à toutes les questions envisageables. Sa connaissance parfaite de l'anatomie, des effets de la lumière et des combinaisons chimiques les plus complexes a évidemment guidé sa carrière de peintre et, dès ses premiers chefs-d'oeuvre -la Vierge aux rochers (Paris, musée du Louvre), commencée en 1483, la Cène (Milan, couvent Sainte-Marie-des-Grâces), qu'il exécute en 1493, ou la Bataille d'Anghiari (tableau disparu) dont il obtient la commande en 1503 après une lutte acharnée avec Michel-Ange-, il montre à quel point ses connaissances scientifiques et technologiques enrichissent l'exécution de ses tableaux.

Même si ses essais techniques en peinture ne rencontrèrent pas toujours le succès -la Cène et la Bataille d'Anghiari furent ainsi ruinées par des innovations picturales mal maîtrisées, qui lui attirèrent le mépris et les quolibets de certains professionnels-, Léonard de Vinci fut célèbre pour le niveau de perfection inégalée de ses portraits et de certains de ses tableaux religieux, comme Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus (Paris, musée du Louvre).




La technique parfaite de la Joconde

En effet, la recherche de la perfection est une véritable obsession pour Léonard de Vinci : "Dites-moi, dites-moi, a-t-on jamais terminé quoi que ce soit ?", gémit-il dans ses carnets, dans lesquels il insiste fréquemment sur son désir d'égaler la perfection de la création divine dans ses propres créations artistiques.

Peinte sur un mince support en bois de peuplier, demeuré très fragile -ce qui explique qu'elle soit aujourd'hui conservée dans une vitrine-, la Joconde est une réalisation exemplaire, grâce aux effets subtils de la lumière sur les chairs et au brio du paysage situé à l'arrière-plan du tableau. Le modelé du visage est étonnamment réaliste. Léonard a exécuté ce tableau avec patience et virtuosité : après avoir préparé son panneau de bois avec plusieurs couches d'enduits, il a d'abord dessiné son motif directement sur le tableau lui-même, avant de le peindre à l'huile, additionnée d'essence très diluée, ce qui lui permet de poser d'innombrables couches de couleurs transparentes -que l'on appelle des glacis- et de revenir indéfiniment sur le modelé du visage. Ces glacis, savamment travaillés, mettant en valeur les effets d'ombre et de lumière sur le visage, constituent ce que Léonard lui-même appelle le "sfumato". Cette technique permet une imitation parfaite des chairs, grâce à un traitement raffiné de la figure humaine plongée dans une demi-obscurité -le clair-obscur-, ce qui permet à Léonard de satisfaire ses préoccupations de réalisme.

De son vivant, Léonard fut en effet surtout célèbre pour ses capacités évidentes à imiter la nature à la perfection et lorsque son premier biographe, le peintre Vasari a décrit la Joconde, il insistait surtout sur le réalisme de cette oeuvre : "Ses yeux limpides avaient l'éclat de la vie : cernés de nuances rougeâtres et plombées, ils étaient bordés de cils dont le rendu suppose la plus grande délicatesse. Les sourcils avec leur implantation par endroits plus épaisse ou plus rare suivant la disposition des pores, ne pouvaient être plus vrais. Le nez, aux ravissantes narines roses et délicates, étaient la vie même. [...] Au creux de la gorge, le spectateur attentif saisissait le battement des veines." D'autre part, grâce au "sfumato", Léonard peut atteindre un de ses objectifs artistiques prioritaires, en s'intéressant en priorité à la personnalité de son modèle : "Le bon peintre a essentiellement deux choses à représenter : le personnage et l'état de son esprit", disait Léonard. Peindre l'âme plutôt que le physique est en effet la finalité ultime de son oeuvre et le "sfumato", éclairage du portrait par le clair-obscur, accentue de fait les mystères d'une oeuvre : "plonger les choses dans la lumière, c'est les plonger dans l'infini".

A ce sujet, il est important tout de même de rappeler à quel point la question du réalisme de la représentation du modèle est liée à l'identité de ce modèle. Et, à ce jour, nous ne savons toujours pas si Léonard de Vinci a représenté avec fidélité un modèle existant, s'il a idéalisé un portrait de femme de son entourage ou s'il a entièrement imaginé un type de femme universelle.




Le mystère de l'identité du modèle
En ce qui concerne l'identité du modèle, toutes les hypothèses, y compris les plus farfelues, ont été envisagées : Isabelle d'Este, qui régnait à Mantoue lorsque Léonard de Vinci y séjourna -nous connaissons d'ailleurs un dessin de sa main la représentant- ; une maîtresse de Julien de Médicis ou de Léonard ; peut-être même une femme idéale ; et même un adolescent habillé en femme, voire un autoportrait.

Le premier témoignage concernant le modèle de la Joconde, daté des dernières années de la vie de Léonard, parlait du portrait "d'une certaine dame florentine faite d'après nature sur demande du magnifique Giuliano de Médicis". Nous savons que ce portrait avait été amené en France par Léonard de Vinci, lors de sa venue à la cour de François 1er -et sans doute y travaillait-il encore- mais il l'avait commencé durant son séjour à Florence entre 1503 et 1506. Il apparaît donc vraisemblable que le modèle, quel qu'il soit, ait pu être florentin. Plus tard, un deuxième témoignage de Vasari décrivait le portrait de Monna Lisa, la femme d'un gentilhomme florentin, Francesco del Giocondo. Ce dernier, riche bourgeois investi de responsabilités politiques dans sa ville, a réellement existé, mais la vie de sa femme, Lisa Gherardini, née en 1479, ne nous est pas très connue. Nous savons qu'elle avait épousé del Giocondo en 1495 et nous n'avons en fait aucune preuve qu'elle ait pu être la maîtresse d'un Médicis. Plus tard, un autre témoignage anonyme crée une certaine confusion, en parlant, à propos de la Joconde, du portrait de Francesco del Giocondo -origine des thèses hasardeuses qu'il s'agirait d'un portrait d'homme. Un dernier texte, daté de 1625, fait enfin référence au "portrait en demi-figure d'une certaine Gioconda", qui a donné définitivement son titre français au tableau.

A ce jour, nous ne possédons aucune preuve définitive sur l'identité de la femme représentée par Léonard. En fait, il est étonnant de noter que l'on retient davantage aujourd'hui les aspects universels du tableau -l'idéalisation évidente du portrait, l'imagination qui a inspiré le peintre pour le paysage, l'équilibre de la posture du modèle-, plutôt que la référence à une personnalité ayant réellement existé. Même s'il a peint avec réalisme un visage de femme, il est clair que Léonard s'est définitivement dégagé des obligations de fidélité pour rechercher une description abstraite de la figure humaine.




Le roman policier de l'histoire de la Joconde
Ces qualités intrinsèques à l'oeuvre de Léonard, qui aviaent déjà impressionné les amateurs et les professionnels de l'art, n'auraient pas suffi au succès mondial de la Joconde si son histoire n'avait pas été également exceptionnelle.

Acquise par François 1er, soit directement à Léonard de Vinci, durant son séjour en France, soit à sa mort, auprès de ses héritiers, ce tableau est demeuré dans les collections royales depuis le début du XVIè siècle jusqu'à la création du Museum Central des Arts au Louvre en 1793. Nous savons qu'il fut conservé à Versailles sous Louis XIV et qu'il était aux Tuileries durant le Premier Empire. Depuis la Restauration, Monna Lisa est toujours restée au musée du Louvre, pièce maîtresse des collections nationales. Etudiée par les historiens et les peintres, qui la copièrent fréquemment, la Joconde devait devenir mondialement célèbre après son vol en 1911. Le 21 août 1911, un peintre italien un peu fou, Vincenzo Peruggia l'avait en effet dérobée afin de la rendre à son pays d'origine. Après une longue enquête policière, durant laquelle on suspecta tout le monde, y compris les peintres cubistes et le poète Guillaume Apollinaire, qui avait un jour crié qu'il fallait "brûler le Louvre". Monna Lisa fut retrouvée en Italie presque deux années plus tard et réaccrochée au Louvre, traitée avec les honneurs d'un chef d'état, après avoir occupé, durant toute cette période, les premières pages de tous les journaux du monde.

Depuis lors, ce tableau est véritablement devenu un objet de culte, sacralisé jusqu'à l'excès.

Les deux voyages qu'elle effectua au XXè siècle, en 1963 aux Etats-Unis et en 1974 au Japon, furent des succès sans précédent, l'oeuvre étant mieux accueillie par les foules qu'une star du cinéma. Ces deux voyages participèrent d'ailleurs beaucoup à sa notoriété, comme le vol de 1911, et les publics japonais et américains vouent depuis lors un véritable culte à cette oeuvre qui séjourna quelques semaines sur leur territoire et devant laquelle des centaines de milliers de visiteurs défilèrent.

Un créateur hors du commun et une technique sans faille, liés aux mystères de son modèle et de son histoire, furent donc à l'origine d'un engouement étonnant pour Monna Lisa qu'aucune autre oeuvre d'art n'a connu jusqu'alors. Peut-être d'ailleurs le fait que ce tableau représente une figure humaine, c'est-à-dire ni une scène religieuse ou profane, thèmes toujours datés et oubliés dès que les modes s'estompent, ni un paysage ou une nature morte, des sujets parfois trop intellectuels, expliquent sûrement cette passion des foules. En effet, le genre du portrait, genre directement accessible pour le public, a toujours été populaire et Léonard lui-même, semblant prédire déjà le succès de ce portrait, n'avait-il pas écrit : "Ne vois-tu pas que parmi les beautés humaines, c'est le beau visage qui arrête les passants, et non les ornements riches...", insistant ainsi sur les mystères des échanges du regard d'un visiteur avec ce visage étrange et souriant.
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imane

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MessageSujet: Re: La Joconde   Ven 8 Sep - 16:47

Les secrets de la Joconde (Mona Lisa) de Leonard de Vinci révélés
Chaque philosophe a tenu caché son secret sous une clé hermétique personnelle. Les uns ont parlé par images, d'autres par allégories, fables, mythologies, chiffres, astrologie, et symboles. Léonard de Vinci aurait-il dissimulé sa philosophie par le biais des symboles, de la mythologie gréco - égyptienne, doublement codé par le double miroir et la table d'émeraude , dont le premier principe est :
" ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et ce qui est en bas est comme ce qui est en haut "

Tout le monde semble considérer que la Joconde recèle un mystère. Avec le bon code, elle peut être décryptée tout comme une autre œuvre, parallèle, mais encore confidentielle et que nous avons baptisée Mathurine pour des raisons que nous expliquons plus loin.
Les symboles de la mythologie égyptienne sont, clairement dans la Joconde. Ceux de la mythologie grecque sont tout aussi clairement dans Mathurine.
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mimi

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MessageSujet: Re: La Joconde   Sam 9 Sep - 5:52

merciii imane pout tes information sur la Joconde
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