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 Le Maroc champion du piratage informatique

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Que représente pour vous le piratage sur internet ?
Un danger
57%
 57% [ 8 ]
Une fatalité
7%
 7% [ 1 ]
Une opportunité
36%
 36% [ 5 ]
Total des votes : 14
 

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imane

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MessageSujet: Le Maroc champion du piratage informatique   Dim 13 Aoû - 8:32

Le Maroc champion du piratage informatique
En détruisant des sites d’autres pays, les pirates s’exposent aux contre-attaques

jeudi 23 septembre 2004


Les pirates informatiques marocains seraient les plus forts au monde après les Brésiliens. Ils s’amuseraient à attaquer les sites étrangers et s’attireraient les foudres des autres pirates qui en retour partiraient à l’abordage des sites chérifiens. Sites qui sont loin d’offrir les garanties élémentaires de sécurité et qui constitueraient un terrain d’entraînement idéal pour les crackers de tous bords.

De notre partenaire L’Economiste
« Les crackers marocains, pirates informatiques, sont les deuxièmes plus forts au monde après les Brésiliens ». La révélation de Nabil Ouchn, le secrétaire général du Chaos Computer Club Morocco (CCC), flatte n’importe quel informaticien du Royaume. Mais ces conséquences pour la sécurité informatique au Maroc sont désastreuses. En effet, les attaques des pirates informatiques contre des sites nationaux se multiplient ces dernières années dénotant d’une grande réactivité aux systèmes de défense et surtout d’une ingéniosité hors pair de la part de crackers marocains. Et c’est justement pour pallier ce grand problème que le CCC Morocco a été créé en août 2003 par des ingénieurs marocains spécialisés dans la sécurité.

Expatriés dans des pays comme la France, l’Allemagne ou encore les USA, les membres du CCC visent à optimiser la sécurité dans les sites informatiques marocains. Selon Nabil Ouchn, « c’est le projet e-Gov qui nous a poussé à concrétiser cette initiative dont l’idée germait depuis longtemps dans l’esprit des membres du CCC ». Ouchn, pointe du doigt l’extrême vulnérabilité des sites des institutions nationales. Et les vulnérabilités recensées sur l’infrastructure e-Gov sont aussi bien d’ordre organisationnel que technique. Dans cette optique, expliquent les membres du CCC, le niveau très faible de sécurité pour les sites de l’e-Gov, peut même favoriser une attaque bien coordonnée émanant de certains services étrangers dans un but d’espionnage ou d’infiltrations.

Vulnérabilité des sites marocains

En s’appuyant sur des études récentes effectuées sur des serveurs marocains, le CCC a remarqué que le risque d’intrusion provient essentiellement du manque de contrôle avant le déploiement. En d’autres termes, l’organisme accorde plus d’attention à la faisabilité et le bon fonctionnement du service après déploiement sans se soucier des risques majeurs liés à une brèche de sécurité. « Plusieurs serveurs restent vulnérables pendant longtemps à des failles obsolètes ce qui augmente fatalement le risque d’intrusion », expliquent les responsables du CCC. Face à la montée excessive du nombre des vulnérabilités découvertes tous les mois, poursuivent-ils, chaque serveur devient accessible via 5, voire 6 méthodes différentes. Ce qui laisse aux attaquants l’embarras du choix.

D’où la nécessité, poursuit Ouchn, de créer un observatoire afin de suivre l’évolution des systèmes de sécurité et les réactions des crackers. « Cet organe devra coordonner les actions destinées à la sécurisation des sites, il devrait également étudier les failles, proposer des remèdes et surtout déclencher les alertes sur tel ou tel virus ou attaque probable », ajoute le secrétaire général du CCC. Ce dernier a également pour objectif la mise en place d’un centre national de sécurité destiné à délivrer des visas de déploiement des systèmes frontaux.

Guerre informatique

Toujours est-il que le Maroc commence à atteindre un stade de cracking très inquiétant. De plus, des groupes de crackers marocains sont continuellement en contact avec leurs homologues brésiliens réputés pour être les meilleurs au monde. Ce qui de l’avis de nombreux experts, risque d’entraîner le Royaume dans une CyberWar (guerre informatique) que les sites nationaux ne peuvent pas supporter.

En effet, d’après Ouchn, portés par leur élan, les crackers nationaux ne s’intéressent plus uniquement aux sites nationaux, mais attaquent également les sites d’autres pays tels que les USA, Israël, ou encore les Philippines. « Les systèmes informatiques de ces pays sont très avancés et bien sécurisés. En continuant à les attaquer, les crackers nationaux attirent la foudre des pirates des autres pays sur les sites nationaux qui ne sont pas pour autant sécurisés », explique Ouchn. Pour y remédier, les membres du CCC conseillent de mettre en place un système de détection d’intrusion, pour au moins limiter le trafic dans les cybercafés et réduire le téléchargement des outils de piratage sur Internet. Il convient de signaler à cet effet que les cybercafés restent, selon le bureau du CCC, le fief des pirates marocains.

La sécurité informatique marocaine en question

Outre les crackers nationaux, les responsables du CCC mettent l’accent sur les attaques extérieures qui peuvent également s’avérer fatales pour les sites marocains. « Le Maroc jouit actuellement d’une très mauvaise réputation quant à la sécurité informatique dans le monde entier, à telle enseigne que nos sites institutionnels sont considérés comme des sites d’entraînement pour le cracking international », confie Ouchn. Et d’ajouter, « les sites nationaux sont également utilisés pour le jumping, une technique qui consiste à utiliser un site dont la sécurité est faible afin de pouvoir attaquer un autre site ».

Naoufal BELGHAZI


Dernière édition par le Dim 13 Aoû - 8:43, édité 2 fois
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imane

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Dim 13 Aoû - 8:35

des statistiques

Piratage informatique : Le Maroc sur la bonne voie
A l’instar des autres pays du monde, le Maroc a enregistré au cours de l’année écoulée une baisse substantielle en matière de piratage informatique.
En effet, selon une étude menée par International Planning and Research pour le compte de l’association internationale des éditeurs de logiciels, Business Software Alliance (BSA), et qui a concerné 85 pays mondiaux, le taux de piratage dans notre pays est tombé de 82% en 1994 à 61% en 2001 et 58% en 2002, soit une baisse de 24 points en huit ans. A l’échelle du continent, l’Afrique a réalisé une amélioration de 77% en 1994 à 48% en 2002, l’Egypte ayant connu la meilleure évolution (32 points) passant de 84% en 1994 à 52% en 2002. Avec une baisse de 23 points entre 1994 et 2002, l’Amérique Latine est la deuxième région après l’Afrique et le Moyen Orient à connaître une telle amélioration. Au niveau mondial, le taux de piratage en 2002 a atteint les 39% alors qu’il frôlait les 50% en 1994. Pour le Maroc, « Un tel résultat a pu être atteint grâce à l’association de plusieurs facteurs » a déclaré Monsieur Samir Bennani, porte parole de BSA pour l’Afrique du nord. « En plus des courriers de sensibilisation BSA qui ont touché plus de 20.000 entreprises de tailles et de secteurs divers, des visites ont par ailleurs permis de toucher plus de 2.500 entreprises. Lors des visites, les entreprises n’ayant pas été « sensibles » au message d’information, se sont vues adresser des messages de mise en garde contre les risques juridiques et techniques liés au non respect des droits d’auteur », a-t-il poursuivit, soulignant que la mise en vigueur le 18 novembre 2000 de la loi sur les droits d’auteur et droits voisins a permis au public de comprendre clairement la protection des programmes d’ordinateur. M. Samir Bennani a par ailleurs affiché un grand optimisme pour l’avenir, puisqu’il espérait atteindre un taux de 48%, voire 45% d’ici 2005, ce qui, « permettra d’encourager la créativité tous secteurs confondus et n’obligera pas nos artistes à quitter le pays pour progresser dans leur carrière ».
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imane

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Dim 13 Aoû - 8:47

Au Maroc, le piratage bat son plein. Le pays est désormais une plaque tournante et semble être de plus en plus le terrain de prédilection des contrebandiers et des aventuriers de tous bords. Des Cd-rom à peine sortie sur le marché qui vous coûteront les yeux de la tête sous d’autres cieux ou dans les magasins ayant pignon sur rue sont disponibles pour quelques brochettes de centimes dans la boutique du coin. Il suffira pour ce faire d’un brin de curiosité et de quelques pas à défaut de bus ou de taxi. Vous n’avez donc plus le droit de ne pas être in dans un monde qui se mondialise. Les mordus de l’informatique s’en donnent à cœur joie au grand dam des ingénieurs de Microsoft ou d’ailleurs. Equiper son PC devient alors un jeu d’enfant à la portée de toutes les bourses : dictionnaires, encyclopédies, jeux, musique, programmes... impossible de ne pas trouver ce que l’on cherche devant le foisonnement incroyable de logiciels qui inondent le marché et qui rivalisent sans scrupules avec le cours des patates et des oignons.

A Casablanca, avec l’incontournable Derb Ghallaf, tout comme à Oujda et son fameux souk Fallah, les Cd-rom gravés font le bonheur d’une clientèle assoiffée de nouveautés. Les lieux sont très achalandés et l’on dépense sans sourciller tellement les prix sont bas. 10 dirhams le CD, parfois moins et vous voilà repartis avec vos collections favorites. Et si vous ne trouvez pas par hasard ce que vous cherchez, ne vous faites pas de bile. On notera les références et vous serez servis le plus tôt possible et autant que faire se peut. Il paraît qu’ils ont l’esprit de l’entreprise ces ingénieurs de l’ombre et l’on ne peut que saluer leur disponibilité et leurs applications dans les services qu’ils rendent aux plus défavorisés. C’est un petit peu cela la mondialisation et après tout le piratage comme la charité doit commencer bel et bien par soi-même. Les citoyens à court d’argent pour peu qu’ils aient un petit ordinateur peuvent avoir accès à toute une gamme de produit des plus récents sans trop se serrer la ceinture ni les dents.

Ainsi, la nouvelle version de Windows XP était disponible sur les étalages moins d’un mois après sa sortie au pays de l’oncle Sam et pour une bouchée de pain. Bill Gates va sûrement s’arracher les cheveux cette fois-ci, lui qui n’avait cessé de multiplier les déclarations sur la prochaine mise en œuvre d’un système anti-piratage performant. Toutes les prouesses technologiques de monsieur informatique à la fortune colossale sont tombées à l’eau et avec un fracas épouvantable. On ne peut que remercier ces braves gens qui militent pour mettre la connaissance et le savoir à la portée de monsieur tout le monde, loin de cet esprit d’entreprise avide de gain et qui ne cherche qu’à réaliser des chiffres d’affaires faramineux. La mondialisation a cela de grave qu’elle se désintéresse complètement de la personne humaine. Casque sinon casse-toi !

Le monde n’est pas une marchandise et le piratage des logiciels est une façon d’exprimer le refus de cette logique marchande qui se propage dangereusement et qui touchent les produits pharmaceutiques, les valeurs culturelles, la technologie, le sport, le sexe, le droit à l’information... des centaines d’ONG dans les quatre coins du monde se sont mobilisées pour tenter de stopper ces pratiques contraires à toute éthique humaine. Elles militent pour une société plus équitable et plus juste. Le piratage n’est qu’une facette de ce dépit généralisé qu’éprouvent les couches les plus défavorisées.
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imane

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Mar 15 Aoû - 6:18

et Arrow voussssssssssssss
avais vous une point de vue????????????????????????? Question Exclamation
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Arrow
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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Mar 15 Aoû - 16:35

je suis d'accord avec cet article 3andk

vive le Maroc alors nach coupe
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joe-casanova

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Lun 28 Aoû - 15:00

had l mgharba 3ndom lpiratage f dem pirate
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mimi

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Dim 10 Sep - 16:45

je suis entierement d'accort avec toi
c vrai
merciiiiiii
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imane

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MessageSujet: Zotob is made in Morocco !!   Lun 11 Sep - 7:52

Zotob is made in Morocco !!

Le mot " hacker " est un terme noble utilisé à tort par les medias pour désigner les pirates informatiques, le mot qu’il faut utiliser est " Cracker " et non pas " Hacker ". En lisant cet article, remplacez chaque fois que vous trouveriez " Hacker " par Cracker .

Farid Essebar, à peine 18 ans, figure désormais parmi les célèbres hackers du monde. Le jeune Russo-marocain est présenté comme le créateur du virus « Zotob » ayant visé ABC, CNN et Daimler Chrysler... Pas moins. Récit.

Jeudi 25 octobre, le quartier « Labouitat » à Yakoub El Mansour à Rabat est pris d’assaut par une dizaine d’éléments de la police menés par le commissaire Boukili, patron de la brigade criminelle préfectorale. Sauf qu’il ne s’agissait pas de traquer quelque vulgaire dealer de psychotropes.

La prise est plus importante puisqu’il s’agissait d’un jeune homme ayant mobilisé les polices marocaine et turque ainsi que des services spécialisés du FBI et les experts de Microsoft. Tout ce beau monde avait attendu cinq jours pour opérer deux coups de filet simultanés : Farid Essebar est arrêté à Rabat dans son domicile, Atilla Ekici est cueilli par la police en Turquie. Les deux jeunes hommes auraient un lien commun : le virus informatique « Zotob » et ses petits frères « Mytob » et « Mydoom ».

Le premier, il y a près de trois semaines, avait semé la zizanie dans le monde et particulièrement aux Etats-Unis en visant les PC et serveurs de plusieurs grands groupes et administrations. On cite, pêle-mêle, la prestigieuse CNN, ABC et Daimler Chrysler occasionnant d’énormes dégâts non encore exactement estimés.
Selon une source proche de l’enquête en cours, le rôle de Farid Essebar, alias « Diab10 », se serait limité à transmettre le virus « Mytob » au Turc Ekici, non de code « Coder ». Ce serait ce dernier, en collaboration avec d’autres hackers, qui auraient amélioré ce virus pour en faire un des plus dévastateurs portant le nom de « Zotob » et de le lâcher sur Internet avec une préférence pour les systèmes Windows 2000 et XP de la firme de Bill Gates. Depuis, à en croire Sophos (géant des antivirus), on recense une vingtaine de versions de ce virus.

Mais qui est Farid Essebar et quelles sont ses motivations ? Rien de terrible quand on étudie le paisible cheminement de celui qui vient juste d’avoir 18 ans.
« Diab10 » est né en Russie de père marocain et de mère russe. Ses parents s’étant séparés, sa mère a regagné la Russie où elle s’active dans l’immobilier. Farid est resté près de son papa, ingénieur des mines sans histoire, avec une tante pour prendre soin de lui. Terminées ses études au collège, il passe une année en Russie avant de revenir au Maroc. Selon une source proche de l’enquête, c’est en Russie d’ailleurs que Farid a amélioré ses compétences à travers le fameux MIRC. C’est à cette époque également qu’il serait entré en contact avec Ekici et un groupe de pirates turcs.

Au Maroc, le pirate turc renoue le contact avec Farid qui arrive à se procurer une version du virus « Mydoom » auprès d’un hacker britannique se surnommant « Uncanny ». Le virus est transmis à Ekici qui en fait l’usage que l’on connaît désormais : une série d’améliorations avant de perpétrer les attaques qui vaudront aux deux hackers poursuites, arrestation et renommée internationale. La contrepartie dans tout cela ?
Une partie de la communauté des hackers a adopté un simple moyen de rémunération. Tel transmet à tel autre un virus en contrepartie des numéros piratés de cartes bancaires. Une sorte de troc immatériel dont les hackers se servaient pour commander de petits articles qu’ils reçoivent chez eux. Les hackers font aussi des virus une question de prestige, nous explique un expert. La valeur d’un pirate est mesurée au nombre, mais surtout au degré de nuisance, des virus associés à son pseudo.

C’est cet aspect qui sera d’ailleurs fatal à Farid Essebar qui dispose d’une connexion ADSL à domicile depuis à peine un mois. Le jeune homme sévissait à partir des cybercafés de la capitale et utilisait les données de cartes bancaires piratées, au nom de citoyens américains notamment, pour s’acheter quelques petits articles comme les t-shirts et les disques de musique. Le hacker marocain aurait agi poussé plutôt par l’amour du défi et des petites victoires remportées sur ses pairs disséminés un peu partout dans le monde.
L’on vient d’ailleurs d’apprendre que la police turque s’intéresse de près à 16 hackers qui auraient participé aux attaques virales de ces dernières semaines.
Au Maroc, la police a arrêté un complice et voisin de Farid Essebar. Achraf Bahloul, 20 ans, à qui il arrivait d’utiliser le même pseudo « Diab10 ». Sauf que ce dernier n’aurait rien à voir avec le virus, mais aurait utilisé les données piratées des cartes bancaires. Les deux, arrêtés et incarcérés à Salé, doivent comparaître devant le juge d’instruction près la Cour d’appel de Rabat le 13 septembre. Ils seront jugés en vertu des dispositions de la loi 03-07 portant code de nouvelle procédure pénale et notamment les alinéas 3 à 11 de l’article 607 réprimant l’atteinte aux systèmes automatisés des données et le piratage des cartes bancaires.

L’affaire Essebar propulse le Maroc au devant de l’actualité internationale des hackers.
Jusque-là, les seuls exploits qu’on prête aux pirates à souris nationaux se limitaient à des attaques sans gravité contre des sites américains et israéliens.
Sur ces derniers, et grâce au « Defacing » (défiguration), les hackers marocains modifiaient les pages d’accueil des sites visés pour y placer des messages favorables aux Palestiniens. Depuis peu, la DGSN dispose d’une cellule dédiée à la lutte contre le cybercrime. Ses éléments font partie de 100 ingénieurs relevant de la Division informatique de la police nationale. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui ont procédé au diagnostic de l’ordinateur portable de Farid Essebar.

Source : aujourdhui.ma par Mr :Mohamed Boudarham

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bilal_j6

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Lun 11 Sep - 12:52

et oui c'est la marc et le premier pays mondial au piratages et le noyeux c'est derb ghalef au casablanca biensur
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imane

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Sam 11 Nov - 7:03

Piratage. L'impossible combat ?

500 000 CD saisis, 13 personnes arrêtées et traduites devant la justice, descentes surprises… La guerre contre le piratage aurait-elle vraiment commencé ?



Joutia de Bab El Had, Rabat. Extérieur jour. Des dizaines de policiers en uniforme, accompagnés d'une horde de responsables en costard-cravate s'aventurent bruyamment dans les ruelles du célèbre marché aux puces local. Direction : un magasin de DVD piratés bien connu de la place. “La Fnac” pour les intimes. En quelques minutes, le petit hangar est littéralement dévalisé. Des milliers de CD sont déversés
dans de grands sacs ou des cartons de fortune. Les caméras de télévision, dépêchées spécialement pour la circonstance, ne ratent évidemment pas une miette du spectacle. L'opération se déroule en douceur, sans résistance. Le butin est considérable : 500 000 CD et DVD piratés, pour une valeur marchande estimée à plus de 5 millions de dirhams. Une dizaine de personnes sont appréhendées sur place. Finalement, 13 individus comparaîtront devant le tribunal de première instance de Rabat. Fin de séquence. Fondu en noir.

Le même scénario, à quelques détails près, se serait répété en début de semaine au célèbre marché de Derb Ghallef à Casablanca, mais avec des résultats moins spectaculaires. Qu'à cela ne tienne, le patron du Centre cinématographique marocain (CCM), Noureddine Saïl, affirme que “d'autres opérations toucheront certainement d'autres grandes villes. Parce qu'à défaut d'éradiquer le phénomène, il faudra sérieusement en déstabiliser les filières commerciales”. Et l'arme du soldat Saïl est un texte de loi voté en 1995, prévoyant des amendes et des peines de prison contre les pirates de tout genre. Un épouvantail pour ainsi dire. “La loi existe depuis plusieurs années, mais elle a rarement été appliquée, par paresse ou par inexpérience de nos magistrats. En plus, la machine de l'anti-piratage est assez lourde à gérer et le processus peut prendre des mois”, explique un professionnel du spectacle. Faut-il en conclure que ce genre de descente est uniquement destiné à la consommation médiatique ? Une manière pour le Maroc de se donner à la fois bonne image et bonne conscience ? “Non, répond Saïl. Mon objectif est d'appliquer la loi et de protéger un métier aujourd'hui menacé, celui d'exploitant de salle de cinéma”. Le patron du cinéma marocain cite un chiffre pour illustrer ses propos : les salles de cinéma perdent, en moyenne, 10 millions de spectateurs (potentiels) par an à cause des DVD piratés. “Il ne sert à rien d'injecter des millions de dirhams dans la production, si on ne protège pas les métiers d'exploitation et de distribution, explique-t-il. C'est aujourd'hui ou jamais qu'il faut bouger, parce qu'il y a urgence. On ne peut pas demander à des investisseurs d'ouvrir des multiplex dans toutes les grandes villes du pays, à des exploitants de rénover leurs salles et de batailler pour avoir les meilleurs films, sans pour autant leur garantir un minimum de sécurité”. Plutôt logique, mais…

Un processus complexe
Dans les milieux artistiques, ce genre de descente laisse perplexe. “La manière dont ces opération sont montées et présentées au public me fait douter de leur réelle efficacité”, tranche d'entrée de jeu l'humoriste Hassan El Fad, qui poursuit : “Ce n'est pas la première fois qu'une descente pareille est effectuée, et rien n'a changé pour autant. Il est donc légitime de nous poser des questions sur la philosophie de pareilles actions ? Veut-on réellement en finir ou sommes-nous encore en train d'essayer de dissuader, d'éduquer et, finalement, d'hésiter ?”. Concrètement, le CCM dispose d'agents de contrôle assermentés qui se déplacent (anonymement) sur place, constatent le délit de piratage, dressent des PV et les transmettent au procureur du roi. Et c'est généralement là où la machine se grippe. Combien de temps faut-il après pour ordonner une descente ? Pour mobiliser les hommes et les véhicules ? Des semaines, des mois ? “Le procureur peut même décider d'ignorer les PV de piratage, jugés non prioritaires. Et même quand des descentes sont organisées et des prévenus présentés devant la justice, les juges laissent généralement les dossiers s'empiler ou prononcent des peines ridicules”, explique un membre de la chambre des producteurs. Les membres de cette dernière ont finalement trouvé une astuce intéressante pour obliger les juges à sanctionner plus sévèrement les pirates : se constituer en partie civile et exiger des indemnités exorbitantes. Mais l'expérience en est à peine à ses débuts.

Une question de priorités
“N'oubliez pas que l'Etat a également ses calculs, nuance le même producteur. Ce secteur informel emploie des dizaines de milliers de personnes. Il ne peut pas s'attaquer frontalement à leur unique source de revenu, sans leur proposer d'alternative”. Noureddine Saïl a une réponse toute faite : “Je place le respect de la loi au-dessus des considérations de création d'emplois dans l'informel. Avec un secteur régulé, on pourra étudier la possibilité pour plusieurs revendeurs de s'organiser en circuit légal. Le spectateur devra également apprendre à respecter le cycle de vie d'un film dans les salles et les chaînes de télé, avant d'atterrir dans sa vidéothèque”.

Hassan El Fad, lui, rêve carrément d'un “DVD halal”, à la portée du plus grand nombre. “Ce n'est pas une utopie, explique-t-il. La preuve, il fut une époque où des cassettes originales se vendaient sur le marché. Et aujourd'hui, des Marocains sont prêts à mettre un prix raisonnable pour se fournir en produits légaux et de qualité. Le problème est que la prolifération de l'informel découragera le plus enthousiaste des investisseurs”. Fin mot de l'histoire, venant d'un responsable de la chambre des producteurs : “Le Maroc et l'Afrique en général constituent un tout petit marché, à faible pouvoir d'achat et sans enjeux pour les grandes compagnies internationales. Nous ne sommes ni la Chine ni la Russie. Personne ne viendra donc nous obliger à lutter contre le piratage. C'est quasiment une affaire interne”. Faut-il en déduire que le piratage a encore de beaux jours devant lui ? “Certainement, mais que les pirates sachent au moins qu'ils ne sont pas à l'abri de poursuites et que leur activité n'est pas pérenne”, explique un responsable au CCM. S’il le dit...
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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Dim 12 Nov - 10:17

Affaire des CD piratés : 5 prévenus poursuivis restent en prison


La Chambre correctionnelle du tribunal de 1ère instance de Rabat a refusé, jeudi soir, d¹accorder la liberté provisoire à cinq prévenus poursuivis dans le cadre de l¹affaire des CD piratés.

La Cour a décidé, à l¹issue de cette troisième audience, de reporter l¹examen de sept dossiers relevant de cette affaire dans laquelle au total 13 prévenus sont poursuivis, dont un grossiste (M.M.B.), dénommé «Tbib», qui écoulait les CD piratés dans plusieurs villes du Maroc.
Ainsi, la Chambre a fixé aux 13, 14 et 16 novembre courant les dates des prochaines audiences, suite à une requête émanant de certains avocats qui ont demandé un délai supplémentaire pour consulter les dossiers de leurs clients.
A rappeler que le tribunal avait accordé, mercredi soir, la liberté provisoire à cinq mis en cause parmi les 13 prévenus impliqués dans cette affaire, moyennant une caution de 20.000 DH chacun.
A ce propos, l¹avocat du Bureau Marocain du Droit d¹Auteur (BMDA) a indiqué lors de cette audience qu¹un compromis a été conclu entre un groupe de professionnels du secteur, au nom de certains prévenus, d¹une part et le BMDA, d¹autre part.
Le compromis, souligne l¹avocat, stipule que les prévenus devront verser solidairement une somme de 700.000 DH contre 7084 CD piratés saisis, au profit du BMDA.
Les concernés s¹engagent également à respecter les mesures entreprises par le BMDA en partenariat avec les professionnels en vue d¹organiser et de moraliser le secteur pour ce qui est du copiage, du gravage, de la production et de la distribution des CD, DVD, VCD et casettes-audio.

Les prévenus sont poursuivis pour piratage et copiage illicites de CD.
Plus de 500.000 CD piratés (DVD et VCD) d¹une valeur marchande d¹environ 5.000.000 dhs ont été saisis dernièrement à Rabat, lors d¹une opération de lutte contre le piratage et le copiage illicites des CD menée par la wilaya de Rabat-salé-Zemmour-Zaer, en coordination avec le ministère de la communication, le BMDA, le Centre cinématographique marocain (CCM), la direction régionale des douanes et impôts indirects, la sûreté nationale et les forces auxiliaires.
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imane

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Lun 13 Nov - 5:19

Offensive contre le piratage


Le gouvernement veut en finir avec un fléau nuisible aux investissements étrangers
Ces dernières années, le piratage a fait sérieusement bouger plusieurs départements ainsi que les autorités locales de la capitale. En effet, des campagnes systématiques de lutte contre le copiage illicite ont été menées contre ce phénomène devenu incontrôlable qui se pratique à grande échelle, employant des milliers de personnes.
Toute une organisation bien ficelée de distributeurs et de petits vendeurs est répartie sur tout le territoire marocain.

Certaines villes comme celles de Casablanca, de Fès ou la région du Nord en particulier abritent une véritable mafia du piratage.
On peut dire sans exagération que le marché marocain est dominé à 70% par les groupes de pirates qui exploitent depuis plusieurs années les œuvres artistiques et littéraires, entraînant des pertes fiscales pour le pays allant jusqu'à 200 millions de dirhams.

La tolérance d'antan vis-à-vis de ce fléau vient de prendre fin avec la nouvelle loi relative aux droits d'auteur et droits voisins. Ce qui a permis aux départements concernés d'exercer leurs pleins pouvoirs pour lutter contre ce fléau.

Ainsi, le Centre cinématographique marocain et le Bureau des droits d'auteur, en collaboration avec la wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, les services de police, la Direction régionale de l'administration des douanes et impôts et le ministère de la Communication se sont mobilisés pour effectuer des opérations de grande envergure contre le piratage et le copiage illicite, dont la dernière a fait l'objet d'une saisie de 500.000 CD piratés à la «joutiya» de Bab Lhad à Rabat, d'une valeur estimée à 5.000.000 de dirhams.

Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une action continue et ciblée, visant les gros fournisseurs qui alimentent toute une chaîne de distribution s'étalant sur toutes les régions du Royaume.

Les initiateurs de ce coup de filet ne vont pas s'arrêter là car d'autres campagnes suivront, dans le but de protéger la créativité et l'industrie cinématographique nationale, de faire respecter la législation en matière des droits d'auteur et de propriété intellectuelle, puis les conventions internationales et les accords de libre-échange signés par le Maroc.

«En effet, si nous arrivons à réduire la proportion de ce fléau et à limiter sa propagation, nous aurons plus d'investissements chez nous», précise un responsable du CCM. Mais, ces opérations de saisies et les arrestations effectuées ne suffisent pas.

Les responsables prévoient également des campagnes de sensibilisation pour toucher le maximum de public, dont le consommateur de CD en premier lieu.

«Priver les produits piratés de leurs acheteurs, c'est les faire disparaître petit à petit des étalages».

Une rééducation du consommateur s'impose, car l'achat d'un CD piraté est devenu, pour lui, un geste très banal. Or il importe qu'il soit plus conscient du danger de son acte et de son impact sur l'économie du pays.

Les différents acteurs de l'antipiratage sont particulièrement vigilants sur ce point car ils souhaitent combattre le mal à la source, et informer le consommateur des sanctions qu'il encourt.
Le piratage semble dorénavant ne plus avoir de beaux jours devant lui.
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imane

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Lun 13 Nov - 5:28

«Il serait prétentieux de dire que nous allons éradiquer ce fléau



Interview • Mohamed Kamal Mghazli

Le Matin : Avec ces campagnes répétitives pour la lutte contre le piratage, on annonce déjà que «c'est fini le piratage». Est-ce vrai?

Kamal Mghazli : En réalité, on ne peut pas présenter la chose de cette manière. Le piratage ne sera jamais éradiqué complètement ni chez nous ni dans les autres pays du monde car, avec les moyens technologiques actuels, le piratage est une activité lucrative rapide et facile. Ce ne serait pas réaliste de notre part de dire que nous allons l'éradiquer une fois pour toutes.

Néanmoins, nous pourrons limiter ce fléau par le biais d'une action collective basée essentiellement sur une campagne de sensibilisation et d'information pour éclairer les citoyens et leur expliquer les méfaits du produit piraté. Pour cela, il faut quelque chose de plus systématique et de plus organisé pour atteindre le vrai objectif qui est celui de refuser tout produit piraté.

Mais, un élément seul ne suffit pas pour juguler ce phénomène. C'est-à-dire qu'en plus de la campagne de sensibilisation, il fallait passer à l'action en appliquant la réglementation existante. Nous avons une législation suffisamment étoffée et des moyens juridiques pour lutter contre le piratage.

La crise que connaît le cinéma est-elle en relation avec le piratage ?

Quand on parle de la crise que vit le secteur du Septième art, il y a bien entendu le phénomène du piratage qui joue un rôle important. Mais ce n'est pas la seule raison.

La crise du cinéma a commencé bien avant le piratage, à la fin des années 70, avec le blocage des prix (le billet de cinéma coûtait à peine 2 à 2,50 DH) et les taxes qui dépassaient parfois 50% de la recette. Ce qui a contribué à la situation catastrophique de l'état des salles de cinéma. Donc, les exploitants et les distributeurs se rabattaient sur des films médiocres et de mauvaise qualité pour survivre, et le public, conscient de la situation, a quitté les salles.

Les facteurs existaient déjà et il a fallu lutter contre cette détérioration avant l'arrivée du piratage. Celui-ci n'a fait qu'empirer les choses et les rendre insoutenables, malgré l'allégement des taxes à partir des années 80 parallèlement à la libéralisation des places, puis l'exonération des taxes pour la rénovation et la création des salles.

Une soixantaine de salles ont été rénovées grâce à cet encouragement. Mais avec l'apparition du piratage et l'ouverture sur les autres télévisions satellitaires qui présentent une offre multiple, la concurrence s'est accentuée et le public n'est plus alléché.
Il a fallu que les salles de cinéma fassent un effort de modernisation comme ce qui a été fait en Europe, c'est-à-dire encourager les multiplex, attirer le public par un meilleur confort et accueil dans les salles, faire le choix de très bons films récents, etc.

Que pouvez-vous dire sur les dernières opérations menées contre le piratage?

Ce sont des opérations de grande envergure où la wilaya de Rabat s'est mobilisée d'une manière extraordinaire, ainsi que tous les départements concernés.
Dans ce contexte, le ministre de la Communication a créé une commission interministérielle de lutte contre le piratage en 2002 où chaque département est représenté. Le texte législatif de cette commission verra le jour très prochainement.
Cette opération n'est que la concrétisation de cette commission nationale qui comprend également des antennes régionales.

Cette lutte contre le piratage a-t-elle un rapport avec les accords de libre-échange signés par le Maroc ?

Les lois existent déjà et la lutte contre le piratage ne date pas d'aujourd'hui. Elle se manifeste plus aujourd'hui parce que les pouvoirs publics sont plus conscients de la gravité du problème.
Il faut savoir que ce phénomène n'était pas aussi répandu que depuis ces derniers temps. Maintenant, de très grands films sont vendus à dix dirhams, voire moins. Certains ne sont pas même encore sortis dans les salles. C'est pour cela qu'on ne peut pas parler de l'éradication du piratage. C'est très prétentieux. Néanmoins, nous pouvons minimiser les dégâts à travers ces campagnes répétitives.

Quelles sont d'après vous les chances de réussite de cette lutte acharnée menée à tous les niveaux ?

Cela dépend de notre détermination d'aller jusqu'au bout du problème. Il faut instaurer un programme d'action assez ambitieux dans le secteur et mettre les moyens nécessaires pour réussir la mise à niveau dans ce domaine. L'action menée dernièrement montre que nous pouvons parfaitement arriver à des résultats.n

____________________________________________


Pourquoi sévir seulement aujourd'hui ?

Ce qui a entravé notre travail dans le passé, ce sont les moyens juridiques qui n'existaient pas toujours. Les lois qui nous donnent la possibilité et le pouvoir de bouger sont relativement récentes.
En ce qui concerne le CCM, la loi 17-94 date seulement de 1995.
C'est la même chose pour le Bureau des droits d'auteurs, dont les lois ont été revues récemment.
Mais l'action du CCM n'a pas attendu la loi pour commencer son travail de lutte contre le piratage qui était assez limité auparavant. Ce n'est que dernièrement que le piratage a connu un développement phénoménal.
Au départ, au milieu des années 80, il y avait la cassette audio et vidéo qui ne marchait pas tellement, car le pouvoir d'achat était aussi limité.
A partir des années 90, les prix ont chuté constamment, et tout le monde pouvait s'équiper de lecteurs vidéo cassettes.
Ainsi, la cassette est devenue le support essentiel du piratage, ce qui a amplifié le problème jusqu'à devenir phénoménal.
Notre travail a donc commencé au début des années 90 mais en recourant aux anciens textes de lois, mais ce n'était pas le cadre idéal pour lutter contre le piratage. Il n'y avait pas vraiment de règles claires et nettes à suivre pour mener nos campagnes et poursuivre judiciairement les coupables.
Il y avait des lois qui s'appliquaient surtout au cinéma, mais pas à la vidéo.
Donc, il fallait préciser l'infraction du pirate et les sanctions correspondantes.
Mohamed Kamal Mghazli, responsable de la division de la distribution et de l'exploitation (CCM).

Photo Aissa Saouri

REPERES
Ce que dit la loi
> Le texte de loi voté en 1995, prévoyant des amendes et des peines de prison contre les pirates existe depuis plusieurs années, mais a été rarement appliquée.
> La nouvelle loi relative aux droits d'auteurs et droits voisins commence à donner ses fruits vis-à-vis du piratage qui a sévi dans le domaine artistique et littéraire.
> Cette nouvelle loi, étant dotée de sa propre sanction, donne même le droit au Bureau des droits d'auteurs de saisir les produits piratés et de poursuivre en justice les coupables.
> une première infraction vaut deux à six mois d'emprisonnement et une amende variant entre 10.000 et 100.000 Dhs. Si la personne récidive, elle écopera d'1 à 4 années d'emprison-nement et une amende de 60.000 à 600.000 Dhs
> Les campagnes menées pour la lutte contre le piratage, dans quelques régions du Maroc, ont entraîné des saisies très importantes : 888.084 en 2005 et plus de 2.080.000 de CD piratés (DVD et VCD) en 2006.
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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Lun 13 Nov - 12:07

LOL Je viens d'apprendre un truc là ! Champion du monde de piratage? wawww je savais qu'il y avait pas mal de "hackers" ( dsl pr l'orthographe), mais pas à ce point là ! ralalaala décidément ces marocains ils sont trop forts ! nach
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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Jeu 7 Déc - 7:18

Piratage


Au Maroc, le piratage bat son plein. Le pays est désormais une plaque tournante et semble être de plus en plus le terrain de prédilection des contrebandiers et des aventuriers de tous bords. Des Cd-rom à peine sortie sur le marché qui vous coûteront les yeux de la tête sous d’autres cieux ou dans les magasins ayant pignon sur rue sont disponibles pour quelques brochettes de centimes dans la boutique du coin. Il suffira pour ce faire d’un brin de curiosité et de quelques pas à défaut de bus ou de taxi. Vous n’avez donc plus le droit de ne pas être in dans un monde qui se mondialise. Les mordus de l’informatique s’en donnent à cœur joie au grand dam des ingénieurs de Microsoft ou d’ailleurs. Equiper son PC devient alors un jeu d’enfant à la portée de toutes les bourses : dictionnaires, encyclopédies, jeux, musique, programmes... impossible de ne pas trouver ce que l’on cherche devant le foisonnement incroyable de logiciels qui inondent le marché et qui rivalisent sans scrupules avec le cours des patates et des oignons.

A Casablanca, avec l’incontournable Derb Ghallaf, tout comme à Oujda et son fameux souk Fallah, les Cd-rom gravés font le bonheur d’une clientèle assoiffée de nouveautés. Les lieux sont très achalandés et l’on dépense sans sourciller tellement les prix sont bas. 10 dirhams le CD, parfois moins et vous voilà repartis avec vos collections favorites. Et si vous ne trouvez pas par hasard ce que vous cherchez, ne vous faites pas de bile. On notera les références et vous serez servis le plus tôt possible et autant que faire se peut. Il paraît qu’ils ont l’esprit de l’entreprise ces ingénieurs de l’ombre et l’on ne peut que saluer leur disponibilité et leurs applications dans les services qu’ils rendent aux plus défavorisés. C’est un petit peu cela la mondialisation et après tout le piratage comme la charité doit commencer bel et bien par soi-même. Les citoyens à court d’argent pour peu qu’ils aient un petit ordinateur peuvent avoir accès à toute une gamme de produit des plus récents sans trop se serrer la ceinture ni les dents.

Ainsi, la nouvelle version de Windows XP était disponible sur les étalages moins d’un mois après sa sortie au pays de l’oncle Sam et pour une bouchée de pain. Bill Gates va sûrement s’arracher les cheveux cette fois-ci, lui qui n’avait cessé de multiplier les déclarations sur la prochaine mise en œuvre d’un système anti-piratage performant. Toutes les prouesses technologiques de monsieur informatique à la fortune colossale sont tombées à l’eau et avec un fracas épouvantable. On ne peut que remercier ces braves gens qui militent pour mettre la connaissance et le savoir à la portée de monsieur tout le monde, loin de cet esprit d’entreprise avide de gain et qui ne cherche qu’à réaliser des chiffres d’affaires faramineux. La mondialisation a cela de grave qu’elle se désintéresse complètement de la personne humaine. Casque sinon casse-toi !

Le monde n’est pas une marchandise et le piratage des logiciels est une façon d’exprimer le refus de cette logique marchande qui se propage dangereusement et qui touchent les produits pharmaceutiques, les valeurs culturelles, la technologie, le sport, le sexe, le droit à l’information... des centaines d’ONG dans les quatre coins du monde se sont mobilisées pour tenter de stopper ces pratiques contraires à toute éthique humaine. Elles militent pour une société plus équitable et plus juste. Le piratage n’est qu’une facette de ce dépit généralisé qu’éprouvent les couches les plus défavorisées.
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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Jeu 7 Déc - 7:29

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MessageSujet: Re: Le Maroc champion du piratage informatique   Ven 8 Déc - 2:59

سعيد الناصري يحارب القرصنة بوسائله الخاصة ( 12/5/2006 )

قرر الفنان سعيد الناصري أن يحارب القرصنة بوسائله الخاصة، إحساسا منه بأن السلطات المعنية مقصرة في عملها، فمنذ خروج شريطه السينمائي الأخير "عبدو عند الموحدين" إلى القاعات السينمائية، لم يرتح له بال، خصوصا وأن شريطه هذا بالذات لم يعمر طويلا، وبالتالي لم يتردد صاحب الشريط في أن يوجه أصابع الإتهام إلى المقرصنين، وعوض أن يضع شكاية لدى المعنيين مباشرة بمحاربة ظاهرة القرصنة، شمر فناننا عن ساعد الجد، وقرر أن ينتزع حقه بيده، حيث أنه بصورة غير مسبوقة، منح توكيلا لمجموعة من الأشخاص الأشداء، بالإنتقال إلى مختلف الأماكن المشبوهة، مثل سوق درب غلف، وغيره من الفضاءات التي تحتضن باعة الأشرطة المقرصنة، وإيقاف كل متلبس ببيع شريطه السينمائي
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