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imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Dim 7 Jan - 12:05 | |
| Les associations féminines : Assaida Al Horra comme modèle « Là où tant d’hommes ont échoué, une femme peut réussir » Charles Maurice de Talleyrand « Vous auriez dans l’avenir l’auréole auguste de la femme qui a protégé la femme ; Votre admirable œuvre toute entière est un combat, et ce qui est combat dans le présent est victoire dans l’avenir » Sûrement, ces sages éclairés ne peuvent raisonner qu’à juste titre. La société civile bouge, et oui ; et je fais allusion ici aux associations féminines que l’on voit naître en cette dernière décennie. Animées par la force de l’age et de la confiance en l’avenir, hissant haut le drapeau de l’égalité entre les sexes et militant contre toute forme de discrimination à l’égard de le gente féminine. Du nord de Tétouan, une étoile ne cesse de scintiller : Assaida Alhorra, Assaida Alhorra pour la citoyenneté et l’égalité des chances, ou Assaida Al Horra tout court, l’appellation demeure bel et bien familière à tous les Tétouanais. Tétouan, M’diq, Martil et Chefchaoun, tels sont les lieux où œuvre cette association qui a connu le jour il y a une dizaine d’années, en levant un grand défi, celui de la promotion de la femme, une trentaine de militantes laborieuses et chevronnées, ne cessent de nous impressionner par les diverses activités organisées systématiquement dans les centres cités ci-dessus : débats, conférences, tables rondes, campagnes de sensibilisation... autant d’actes à travers lesquels ils aspirent à atteindre plusieurs buts fixés. Le changement de la société qui ne peut se réaliser sans la participation massive de l’acte féminin. La dernière ? Une caravane multidisciplinaire organisée à Souaml, quartier populaire défavorisé à Tétouan. Des participants de tous les domaines médecine, pharmacie, juridique... qui ont tous répondu présent dès le petit matin afin de réussir cette campagne et prouver que l’avenir, notre avenir ne sourira qu’avec la conjugaison de nos efforts. Sur le terrain, des séances de sensibilisation d’ordre sanitaire, juridique, voire psychologique ont eu lieu, accompagnées de dons de médicaments et d’habits au bonheur des résidents du quartier. La priorité étant donnée aux femmes et enfants, plusieurs d’entre eux ont bénéficié également d’examens échographiques et de consultation médicales en collaboration avec l’association marocaine pour la santé et l’environnement. Au cours de cette action de bienfaisance, la caravane aurait consulté et aidé plus de 300 personnes dont 70 enfants. Une fois les soins prodigués, c’est la liesse générale, les femmes congratulent la caravane, un bonheur partagé qui clôture cette merveilleuse journée. Ce n’est qu’un exemple à suivre, d’autres, bien sûr oeuvrent à travers tout le Royaume. Mais... Sommes-nous plus proches que jamais de la victoire de HUGO, et de la réussite de Talleyrand ? |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Dim 7 Jan - 12:09 | |
| Fêter le mouton en France En effet essayer de pratiquer sa religion en France n’est pas une mince affaire.Egorger un mouton en France, chez soi dans son jardin, dans la cour intérieure ou “je ne sais quoi”, est un délit. Comment se fait-il que la deuxième religion de France ne puisse même pas s’exprimer sur le sujet. Sans doute pour ne pas déranger les politiques. Aujourd’hui cet Islam à l’occidental est obligé de présenter l’offrande à son Seigneur dans d’immenses box, aménagés à cet effet. Où est donc ce charme de l’Aid, où garder le mouton quelques jours avant, permettait aux enfants de vivre cette ambiance magique, faisant vivre les souvenirs jusqu’aux générations futures. Ce charme n’a pas lieu d’être, jugé "laïquement" incorrect. Cette France dite culturellement plurielle, est en train de se singulariser pas ses décisions à l’égard des autres religions. En tout cas, bon ’Aid à tous les musulmans de France. |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Jeu 11 Jan - 11:17 | |
| A votre avis, pourquoi... ? Dieu nous a créé, Il nous a donné des biens incomptables, Il a mis à notre disposition pas mal de choses. Pourquoi à votre avis ?Pour étudier... Travailler... Passer le temps en attendant la mort, peut être avoir des enfants pour qu’ils héritent des mêmes étapes. Je ne pense pas qu’on peut nommer cela une vie pour laquelle on a été créé, parce que ne pas exister est moins dur que de vivre pour soi-même, et c’est l’idée que je veux partager avec vous. Dieu a créé chacun d’entre nous pour un rôle et celui qui vit sa vie pour lui-même, ce n’est pas parce qu’il n’a pas de fonction dans cet énorme univers, mais parce qu’il ne l’a fait pas. Dans ce monde, on ne manque pas de consommateurs qui ne produisent rien, ni de personnes qui vivent juste pour le plaisir de vivre, ni... Ce monde a besoin de gens qui ont des buts, où leur vie ressemble à un trajet bien dessiné, et qu’ils sacrifient toute meur énergie pour y arriver. Je tente par ce petit écrit de faire passer mon message, ma vision, celle à laquelle je crois, et je pense qu’elle est parmi les solutions sans lesquelles on n’arrivera jamais à obtenir ce que l’on désire. Enfin, j’espère que vous êtes parmi les personnes qui ont des objectifs. Et je vous avoue que je vous aime et c’est ce qui me pousse à vous écrire et vous présenter ma façon de voir ce monde. |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Ven 12 Jan - 19:18 | |
| Société. Génération ‘‘e-mariage’’ Trouver l’âme soeur via le Net, pourquoi pas ? Internet a révolutionné les schémas classiques des rencontres entre les deux sexes. Désormais, c'est aussi sur la Toile que les couples se forment. Pour le meilleur et pour le pire… “Se marier par Internet ? Wa lemssakh hada !”, répond une sexagénaire à sa petite-fille, qui s'extasiait en lui racontant comment ses amies ont trouvé leur deuxième moitié sur le Web. La vieille femme n'en revient pas. Il y a 40 ans, son mari est venu demander sa main… sans l'avoir jamais rencontrée. Aujourd'hui, c'est devant un écran, vulgaire boîte en plastique, que les jeunes se découvrent. visité se lieen http://www.telquel-online.com/255/maroc3_255.shtml |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Ven 12 Jan - 22:29 | |
| Jusqu'à présent, aucune étude n'a traité du phénomène des mariages par Internet au Maroc. Pourtant, il a complètement révolutionné les canaux classiques. Entremetteuses traditionnelles, drague dans la rue, Roukn Taârouf (pages de rencontres dans les journaux)… les anciens espaces de rencontre sont aujourd'hui dépassés par l'évolution technologique, qui a imposé les rencontres virtuelles, où les internautes se “skypent” (en référence au logiciel de téléphonie gratuite sur Internet) pendant des heures, chattent par Webcam et s'envoient leurs podcasts respectifs. Un véritable marché qui a vu naître des sites de mariage payants, mais aussi des forums et autres salons de chat... Toute la planète communique, élargissant le spectre du choix du futur partenaire et d'autant les chances de tomber sur l'âme sœur. “Je suis agréablement surprise par le nombre et la qualité des profils des personnes inscrites sur notre site. Nous avons des cadres et même des directeurs à la recherche de Bent Nass ou Ould Nass, qu'ils n'ont pas réussi à rencontrer dans leurs vies de tous les jours, essentiellement à cause des contraintes professionnelles”, se félicite Nawal Berrada, qui vient de créer avec une amie Maroc-zawaj.com, une agence matrimoniale payante sur Internet. Pour autant, la toile n'offre pas de solution-miracle. Tous ceux qui ont franchi le pas s'accordent à dire que le Net n'est qu'un outil, un simple moyen de communication pour approcher la personne désirée. Passer à l'étape du mariage nécessite la rencontre du prétendant(e) “en chair et en os”. “La rencontre physique est obligatoire. Internet contient une dimension de rêve qui s'évapore inévitablement au contact de la réalité”, prévient Aboubakr Harakat, psychothérapeute et sexologue. Recherche active ou fruit du hasard ? “C'est notre rencontre dans la vraie vie qui a fait que nous nous sommes connus, aimés et mariés. Internet n'était qu'un carrefour où nous nous sommes croisés”, racontent Salah, 34 ans et Lamia, 26 ans. Le couple s'est découvert grâce au blogging, cette nouvelle tendance de la communication virtuelle, qui compte pas moins de 20 000 adeptes au Maroc. Salah a été séduit par ce qu'écrivait Lamia sur son blog littéraire, ses élans romantiques, sa finesse d'analyse... Sans trop hésiter, il l'a contactée par e-mail et a demandé à la voir. “Je voulais simplement connaître cette personne qui m'intriguait. Je n'avais absolument pas en tête l'idée d'une relation amoureuse”, assure-t-il. La rencontre ne s'est faite que quelques mois plus tard, sa correspondante ne voulant pas précipiter les choses. Tout a changé après la première entrevue : trois semaines plus tard, les deux tourtereaux décident de convoler en justes noces. La période de connaissance connaît généralement des échanges intensifs : 50 e-mails par jour entre Salah et Lamia, une connexion 24 heures sur 24, par messagerie instantanée et Webcam, pour Houda et Didier, un couple mixte actuellement en pleine procédure (fastidieuse) de mariage au Maroc. Les amoureux parlent de tout et de rien. Comme on a besoin de connaître encore plus la personne, on se “lâche” sur le clavier… avec généralement davantage de spontanéité : le contact par écran interposé, derrière la protection de l'anonymat et avec la possibilité de tout arrêter à n'importe quel moment, vient à bout de la plus farouche des timidités. “C'est finalement cette franchise qui nous a accrochés”, témoigne Jawad, qui a rencontré sa deuxième moitié Imane sur le réseau Mirc, l'ancêtre des sites de chat. C'était en 2000, au tout début de la connexion bas débit. À cette époque, une heure de connexion coûtait 20 DH. Jawad rencontre Imane par hasard, parce qu'elle a le même pseudo qu'une de ses interlocutrices habituelles sur le chat. “Au départ, notre discussion était tendue. Je croyais que j'avais affaire à l’une de mes connaissances et je lui avais tenu un discours osé. Elle m'a remis gentiment à ma place, expliquant qu'elle n'était pas la bonne personne”, se rappelle ce vieux combattant de la Toile, âgé de 40 ans. La sauce finit par prendre. Les deux internautes prennent l'habitude de chatter tous les soirs… durant six mois ! “J'étais devenu un Internet addict. À l'époque, la connexion était rudimentaire. Je flippais quand elle tombait en panne et partais chercher un cybercafé où je pouvais poursuivre la discussion”. Là aussi, les choses sérieuses ne commencent qu'après la rencontre physique. Un an plus tard, le mariage est célébré. Et Jawad a supprimé son profil sur Mirc. Une arme à double tranchant Mission accomplie ? Pas toujours. Internet, cet outil qui permet à deux êtres de se rencontrer, peut tout autant précipiter leur séparation. “Les filles disparaissent complètement de la Toile de peur d'être rattrapées par un passé pas toujours flatteur”, explique Abdelhak Bentaleb, spécialiste des NTI. Et de la même manière qu'il facilite des unions, Internet peut abriter des infidélités. Mohamed Ezzouak, webmaster du site Yabiladi.com, cite le cas d'une femme dont le mari, rencontré sur le Net, était revenu “à la chasse”, sous un autre pseudo. Car les rencontres via Internet sont loin d'être la panacée. Oussama, 22 ans, a répondu aux sollicitations d'une admiratrice de son blog, qui a insisté pour le voir. “Au départ, nous étions euphoriques. Mais au fil des jours, la relation s'est banalisée. C'était déprimant. Je me suis rendu compte que nous n'avions pas grand-chose en commun”. La jeune internaute n'était finalement qu'une sorte de groupie, atteinte du syndrome du “coup de foudre virtuel”. Une catégorie de personnes constituant une cible facile pour les prédateurs de la Toile. Les cas les plus courants concernent la filière des pays du Golfe, qui recrute énormément parmi les Marocaines sur des sites européens (amour.fr, meexup.com, hi5.com…). L'envie de quitter le pays tourne à l'obsession chez plusieurs filles qui s'inscrivent en masse sur ces sites, espérant dénicher l'oiseau rare. Quitte à prendre le risque, fréquent, de se faire piéger. Anaruz, le réseau associatif de lutte contre le tourisme sexuel, rapporte le cas d'une lycéenne arrêtée en flagrant délit avec un Saoudien qu'elle a rencontré sur le Net et qui lui aurait promis le mariage. “Quand les flics ont fait irruption, la fille était toute nue, mais encore vierge. Le Saoudien a nié avoir parlé de mariage. Il a été expulsé. Quant à la fille, elle est en cours de jugement pour prostitution”, témoigne Abderrahmane El Yazidi, secrétaire général du réseau. Les Casanova du web En somme, et comme le précise Aziz Harcha, webmaster du site lamarocaine.com, “Comme dans le monde réel, on trouve de tout. Des gens sérieux qui veulent vraiment fonder une famille, mais aussi ceux ou celles qui cherchent une aventure ou une occasion pour quitter le pays”. C'est le cas de Hamza que ses amis internautes mettent au défi de “séduire une fille plus jeune que les femmes âgées qu'ils avaient entraînées dans leurs filets”. Le jeune Casablancais relève le défi et, au bout de plusieurs correspondances, arrive à amadouer une jeune Québécoise de 22 ans. Complètement obnubilée par ce Marocain “à la fois viril et tendre”, elle quitte son compagnon avec qui elle avait une petite fille, pour rejoindre son soupirant à Casablanca quelques mois plus tard… sans lui demander son avis. Mis devant le fait accompli, Hamza finit par l'épouser. Les choses se compliquent davantage lorsque la mariée repart au Canada et décide de faire venir sa fille au Maroc en toute illégalité. Voyant que l'histoire prenait une tournure franchement dangereuse, Hamza fait tout pour faire fuir sa dulcinée cybernétique. Il parvient à divorcer après une série de rebondissements dignes d'un feuilleton mexicain. Ses challengers du Net ne se sont pas mieux débrouillés. Surtout Rachid, 25 ans, qui voulait se marier avec une Canadienne pour décrocher un visa pour l'eldorado québécois. Sa prétendante, âgée de 57 ans mais qui avait, apparemment, toute sa tête, l'a abandonné après l'avoir utilisé… comme guide pour ses voyages touristiques au Maroc. Envolée, la “belle promise”. Et surtout le visa qui allait avec. Couples mixtes. Le coup de pouce du Net Les couples mixtes qui se sont constitués grâce à Internet recèlent quelques histoires de succès, notamment ceux qui ont choisi de s'installer au Maroc. “C'est une infime minorité”, selon Abdelhak Bentaleb. “Dans ces cas, les filles sont instruites et ont un certain statut social. Partir en Europe ou ailleurs ne leur dit absolument rien”, argumente-t-il. Houda et Didier se sont rencontrés par hasard sur deux sites différents de chat, qui s'échangeaient visiblement les bases de données. Elle est chargée de mission dans une ONG à Casablanca. Il est directeur d'un cabinet de formation à Bordeaux. “Je l'ai taquinée dès le premier jour en lui proposant le mariage. Cela l'a plus amusée qu'autre chose. Nous avons continué notre conversation le plus normalement du monde et en toute amitié”, se rappelle Didier. À l'époque, il était “mal dans sa peau et voulait changer de vie”. Didier débarque au Maroc et décide de s'y installer. Une nouvelle histoire d'amour vient de commencer grâce à la Toile. Sites islamiques. La razzia marocaine “Salam Alaikoum, j'ai 45 ans et je cherche un homme qui craint Dieu et fait sa prière. J'ai besoin d'avoir 1 ou 2 enfants, plus s'il le désire. Je l'accepte s'il a des enfants. Je ne demande qu'à vivre dans la paix et la tranquillité”. Voilà à quoi ressemble la grande majorité des annonces déposées sur les sites Internet islamiques consacrés au mariage. Caricatural ? Pas vraiment. Voulant se marier coûte que coûte, de nombreuses Marocaines jettent leur dévolu sur la Toile. Sur zawaj.com, elles sont les premières en nombre dans le monde arabe (près de 500), loin devant leurs “rivales” égyptiennes, qui ne sont que 213. La tendance s'inverse chez les hommes, puisque les Egyptiens arrivent en tête (579 inscrits), suivis des Emiratis et des Saoudiens. Les Marocains arrivent en quatrième position avec 365 inscrits. Les tranches d'âge sont également intéressantes à étudier. Sur le site indexnikah.com, plus de la moitié des Marocaines inscrites ont entre 30 et 40 ans, période charnière dans la vie d'une femme célibataire. Inversement, les candidats masculins sont plus jeunes, 62% des inscrits ayant entre 20 et 30 ans. Reste à savoir si, entre ces centaines d’annonces, ne se glissent pas de simples sollicitations de rencontres coquines... |
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Nombre de messages: 7683 Age: 29 Ville / Pays: sefrou Date d'inscription: 03/02/2005
 | Sujet: Re: Actualité de Société Sam 13 Jan - 14:46 | |
| Onze personnes décédées dans la région de Khénifra, suite à une pneumopathie aiguë Onze personnes sont décédées du 11 décembre au 06 janvier au Douar Anfkou dans la région de Khénifra, suite à une pneumopathie aiguë conséquente au froid glacial, qui s’était abattu depuis début décembre sur la région, où les températures avaient chuté à moins 10 et moins 16 degrés, indique un communiqué du gouverneur de la province de Khénifra. La province de Khénifra, qui déplore ces morts, indique que 10 décès avaient été enregistrés du 11 au 20 décembre, alors que le 11ème s’est produit le 06 janvier courant, soit deux semaines après l’alerte donnée à Douar Anfekou, Caidat de Tounfit, cercle de Midelt. Il s’agit, selon le communiqué, de neuf enfants, âgés de 3 à 14 mois et de deux jeunes filles de 17 et 25 ans. Dès que la province de Khénifra a pris connaissance des premiers décès, ajoute la Province de Khénifra, une équipe médicale avait été dépêchée sur les lieux pour s’enquérir de la situation et assurer la prise en charge médicale de la population. Des médicaments en quantité suffisante ont été fournis à la population et des consultations opérées en faveur des habitants du douar et des villages avoisinants. Des sources médicales, citées par la Province de Khénifra, ont établi que ces décès étaient dus à une pneumopathie aiguë conséquente au froid et qu’il ne s’agissait nullement d’une quelconque épidémie. Outre le soutien et l’assistance médicale, le gouverneur de la province de Khénifra, M. Ahmed Chouihat, s’était rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Des aides alimentaires ainsi que des couvertures et des effets vestimentaires ont été distribués à la population sinistrée. L’aide est constituée de semoule, de sucre, de légumes secs, de matelas, de couvertures, de thé et de lait en poudre. L’objectif essentiel était d’atténuer les difficultés et souffrances de ces populations, en cette période de froid. Des opérations similaires, diligentées par les assemblées élues ou encore des ONG, ont été organisées en faveur des autres douars avoisinants. Joint au téléphone, le gouverneur de la province de Khénifra a affirmé que plusieurs projets structurants et intégrés ont été arrêtés pour pallier de tels incidents à l’avenir, dont le désenclavement du milieu rural dans cette région. Un plan routier a été ainsi mis au point pour les années 2006, 2007 et 2008, visant le raccordement des communes de Tounfit, Agoudim, Almazi, Anfkou et Targuist, sur une longueur de 81 km, pour un montant de 118 millions de dh. Certains chantiers ont commencé en 2006, alors que d’autres devraient être lancés début 2007. Il s’agit notamment de changer le tracé routier de certaines liaisons, pour éviter les inondations et eaux de crues. Au plan social, le programme de développement prévoit le renforcement des infrastructures sanitaires, par la construction d’un nouveau Centre de santé à Almazi et la mise sur pied d’un centre d’accueil multidisciplinaire, comprenant des salles d’alphabétisation et d’activités génératrices de revenus. Ce centre sera réalisé dans le cadre de l’INDH, en coordination avec plusieurs ministères, les élus et des ONG. |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Mar 16 Jan - 12:34 | |
| Les ennemis de l’Humanité Dans toute nation qui se respecte, un gouvernement, assisté par une ou deux assemblées composées de députés respectables et respectés, semble diriger le pays et régler les affaires d’Etat. Néanmoins, il y a toujours, dans les coulisses, un second gouvernement, invisible mais très puissant, qui tire les ficelles, ordonne et sévit. Il impose, au chef d’Etat, aux ministres et aux parlementaires, la marche à suivre en leur soufflant les décisions politiques à prendre.Les personnes averties connaissent parfaitement l’existence de cette entité composée de personnages détenteurs de certains pouvoirs vitaux. A l’échelle internationale, notre bonne vieille planète Terre n’échappe pas à ce machiavélique processus. L’Organisation des Nations Unies, est un semblant de gouvernement international, qui ne gouverne pas ; il est gouverné par un gouvernement secret composé par les membres de la fine fleur internationale : les illuminatis. Cette élite comprend des hommes hors du commun, triés sur le volet et très solidaires. Ils forment l’ossature de ce fameux gouvernement invisible. Ils se sont assignés un objectif : réduire à l’esclavage tous les hommes sur terre. Ils ôteront à l’être humain sa vraie foi. Ils vont lui déclarer une guerre sans merci en utilisant toutes les armes : militaires, économiques, sociales et la plus inépuisable et redoutable : la femme, le sexe dit faible. Leurs efforts tendront, grâce aux atouts dont l’a dotée la nature, notamment les plaisirs charnels, la fornication, l’inceste et tous les autres vices y afférents, à supprimer les principes des lois spirituelles grâce auxquelles l’homme et la femme se distinguent de la bête. S’ils n’arrivent pas à leur fin, ils n’en seront pas pour autant découragés. Pour ne pas attirer l’attention au risque de mettre la populace sur ses gardes, ils pousseront les notables et les chefs religieux à modifier ces dites lois. Et elles seront relookées selon leurs directives qui ne souffrent aucune dérogation. Ainsi, la perte partielle ou totale de ces lois spirituelles provoquera un dangereux contre coup : l’affaiblissement de la foi des hommes. Ce qui sera inéluctable, car, les hommes d’église, de synagogue ou de mosquée, pour ne citer que ces religions monothéistes, ne seront plus capables de convaincre leurs auditoires par des sermons ou par des explications. Si certaines lacunes apparaissent dans leur machiavélique entreprise, ils les combleront en inoculant dans les esprits des hommes, de nouveaux raisonnements matérialistes et des appréciations mathématiques. Dans toutes les couches de la société, on assiste déjà à bon nombre d’agitations qui nous laissent perplexes. Dans les églises, n’a-t-on pas enregistré l’égarement de prêtres dépravés et homosexuels ? Dans les mosquées, n’a-t-on pas surpris des fkihs homosexuels ou coureurs de jupons en train de goûter aux plaisirs charnels ? Ces mêmes fkihs, ne délaissent-ils pas leur fonction et leur msid pour aller déterrer des trésors ? Ces garants de lois spirituelles retourneront leur chemise ; ils deviendront, corrompus, calomniateurs, prétentieux, insatiables et portés sur les plaisirs et l’argent. Et c’est le but recherché par les illuminatis ! Les hommes, les gouvernements, les pays seront à leur merci. Ils seront guidés comme des bêtes de somme exécutant le moindre ordre ; et gare à ceux qui n’obtempèrent pas, ils seront, illico presto, conduits à l’abattoir. A plusieurs reprises, il a été démontré que la voix du canon est la plus appropriée et la plus persuasive. Ils s’attaqueront aux sacro saintes lois qui régissent le bon comportement des membres du Foyer. L’impact de la famille sur le citoyen sera réduit à néant. La progéniture lèvera sa main sur son géniteur et sa génitrice. Entre les époux, l’harmonie conjugale sera enterrée dans le cimetière de l’oubli. Après plusieurs années de bonheur, les membres d’une même famille se séparent avec pertes et fracas et le foyer disparaît. Ainsi son pouvoir éducatif n’aura plus l’effet escompté sur les générations à venir. En conséquence, toute émergence de personnalités indépendantes, sera étouffée dans l’œuf. D’où, la population ne comptera plus des hommes, mais des serfs. Et les peuples seront réduits à l’esclavage. Ces dirigeants de chaque Etat dans le monde entier, ces leaders des hautes sphères, ceux qui prônent et prétendent défendre les libertés des nations, savent pertinemment que la "nation libre" n’existe pas. Eux-mêmes, sont parfaitement conscients qu’ils se trouvent sous le contrôle des Illuminatis. Ces derniers, sans foi ni loi, assoiffés de pierres et de métaux précieux ainsi que de tout ce qui y ressemble de près ou de loin, possèdent d’immenses richesses frauduleusement amassées. Ils sont tellement mauvais et fourbes que, pour les accumuler, rien ne les arrête ; les massacres des êtres humains et les magouilles sans scrupules, ne sont pour eux, que de simples formalités. Ils se sont ainsi assurés le contrôle des "nations soit disant libres" grâce à la création de monopoles colossaux. Ces dits monopoles gèrent les richesses indispensables à la survie de tous les Etats de la planète : le pétrole, l’or, les minerais, le café, le cacao, les multinationales, etc... et surtout les banques. Ils excellent dans l’art de mettre les nations en difficulté. Ils déclenchent des mécanismes qui, en soustrayant l’argent qu’ils ont eux-mêmes mis en circulation, engendreront des crises économiques dans les Etats ciblés. Afin de renflouer leur trésor public et redresser leur économie, quelle serait la meilleure solution pour ces Etats au bord de la banqueroute ? De nouveaux impôts risqueraient de déclencher la grogne de la population. Des revendications, suivies de dangereuses et incontrôlables émeutes mettraient, tout dirigeant de l’un de ces Etats tourmentés, en équilibre instable sur son piédestal. Pour ne pas arriver à cette fâcheuse situation, il ne lui restera plus que la seule solution, chère aux bailleurs de fonds : emprunter avec intérêts. Il sera contraint de s’adresser aux banques appartenant aux responsables de la débâcle économique de son pays. L’argent qui a été soustrait des caisses de son pays, lui sera reversé grâce à des emprunts avec intérêt à l’appui. Et quels intérêts ! Les Etats, qui optent pour cette solution expéditive et irréfléchie, seront entraînés dans un infernal cercle vicieux : les intérêts ne seront que partiellement remboursés. Et à la fin de l’échéance, les bailleurs imposeront de nouveaux intérêts calculés sur le nouveau capital évalué comme suit : Nouveau capital = capital initial qui n’a pas changé + montant des intérêts non payés. En définitive, les Etats qui empruntent deviendront des serfs asservis. Ils ne pourront agir, que suivant les directives et selon le bon vouloir de leurs nouveaux patrons. Pour se faire payer, les bailleurs, pour lesquels, seule la fin justifie les moyens, ne reculeront devant aucun procédé, si abject soit-il ! La guerre est la plus prisée. Ces Etats, au lieu d’être "libérés", se retrouveront inexorablement colonisés. Les autochtones seront malmenés, appauvris et asservis par ces ennemis de l’Humanité. |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Mar 16 Jan - 12:40 | |
| Casablanca : La ville, un mauvais payeur Les trois sociétés de collecte des ordures se plaignent du retard des impayésLa commune urbaine de Casablanca est un mauvais payeur. En effet, les sociétés délégataires de la collecte des ordures ménagères n’arrivent pas à percevoir leur rémunération annuelle comme indiqué dans le cahier des charges. A signaler que la ville s’est engagée auprès de ces entreprises à verser un montant annuel de 260 millions de dirhams pour l’assainissement solide. « Nous avons du mal à récupérer la totalité de nos redevances, notamment celles de l’année 2006 », affirme un cadre dans une entreprise responsable de la collecte des déchets ménagers. Cependant, ce constat n’a pas l’air d’inquiéter certains concessionnaires. « Certes, la commune urbaine accuse des arriérés de paiement mais nous restons optimistes autant que le maire de la ville, Mohamed Sajid, s’est porté garant pour régler les factures en retard », indique Ahmed Lyacini, directeur des relations institutionnelles et commerciales à Sita El Beïda qui essaie d’adopter un ton confiant. Et d’ajouter que les entreprises délégataires essaient de collaborer avec la commune urbaine afin de dépasser cette situation. Dans ce cadre, les exploitants du marché ont manifesté leur volonté de « revoir certains points dans les conventions qui les relient avec la commune urbaine de Casablanca ». Chose qui n’était pas prévue dans le contrat de base conclu en 2004 et qui court sur 10 ans. « Il ne s’agit pas d’une révision de contrat dans le vrai sens du terme mais plutôt de suggestions qui nous faciliterons la tâche », explique M. Lyacini. Pour ce responsable, les termes du contrat n’ont pas suivi l’évolution du marché. « Cela fait trois ans que nous travaillons au niveau de Casablanca mais nous nous retrouvons souvent à faire des travaux qui ne sont pas inscrits dans le contrat de base. En outre, le premier budget fixé en 2004 ne suit plus l’augmentation du tonnage des déchets qui évolue en permanence avec le développement de la population », indique-t-il. Les trois délégataires de la collecte des déchets espèrent ainsi une révision pour l’année 2008, le budget 2007 étant déjà bouclé. Soucieuses d’améliorer ou plutôt « d’équilibrer » leurs bénéfices, ces sociétés ont ainsi présenté aux responsables de la ville plusieurs propositions qui sont à même de résoudre leurs problèmes financiers. « Nous avons suggéré au maire de la ville, lors des réunions précédentes, de rationaliser ses dépenses en matière d’assainissement solide en impliquant tous les acteurs de la métropole », souligne Ahmed Lyacini. Le plan des concessionnaires consiste à imposer des frais de nettoyage aux promoteurs immobiliers de la métropole mais aussi aux industriels et sociétés qui déversent leurs déchets dans la décharge de Médiouna. Selon le responsable de Sita El Beïda, la commune doit exiger des taxes précises pour enlever les déchets de terre et gravats des chantiers de construction ou du moins imposer aux promoteurs immobiliers des contrats avec les sociétés spécialisées dans la collecte des déchets avant de leur donner l’autorisation de construction », conclut Lyacini. Sita El Beïda, Tecmed et Segedema essaient ainsi de faire toutes les propositions possibles pour aider la commune à récupérer son argent et de fait à les payer. Collecte des déchets La métropole produit quotidiennement plus de 3.000 tonnes d’ordures. Chaque habitant produit une moyenne de 0,7 kg de résidus. Les déchets sont acheminés vers le site de Médiouna, principale décharge de la Région. Tous les arrondissements sauf Mohammedia et Chellalat utilisent ce site. Quelque 500 camions y déversent chaque jour des déchets solides pour élimination. Nadia Ouiddar | LE MATIN |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Mar 16 Jan - 12:41 | |
| Des roses comme contravention... Dans l’Est de l’Inde, des policiers ont décidé de verbaliser des motocyclistes qui ne portaient pas de casque en leur offrant des roses rouges pour les sensibiliser sur le danger qu’ils encourent sur les routes. Cette campagne de sensibilisation a duré une semaine et plus de 100 personnes ont reçu ces contraventions fleuries. La morale de cette jolie petite histoire est que vaut mieux recevoir des bouquets de roses tant que nous sommes en vie, afin d’être sensibilisé aux dangers de la route, que de recevoir ces fleurs sur sa tombe |
|  | | iLhAm

Nombre de messages: 110 Age: 25 Ville / Pays: France Date d'inscription: 11/11/2006
 | |  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Sam 20 Jan - 11:29 | |
| Khmissa a dix ans et des nouveautés 25 femmes en lice, 5 seront retenues«Khmissa est née il y a 10 ans déjà avec l'objectif de promouvoir et mettre en avant les femmes œuvrant avec abnégation dans l'ombre et la discrétion pour le développement du Maroc», c'est ainsi que Abdellatif Khizrane, directeur de la publication des éditions Lilas, a présenté l'événement Khimssa Lesieur Cristal 2007, le 18 janvier dernier lors de la conférence de presse organisée à Casablanca. Ainsi, à travers les 25 nominées choisies par le Comité d'éthique selon des critères dûment définis, à savoir l'exemplarité dans l'action, les qualités humaines et éthiques, le respect des valeurs et le niveau d'engagement, Khmissa tente de montrer le vrai visage du Maroc nouveau, fort de ses talents féminins qui travaillent dans tous les secteurs d'activité. Mais la nouveauté de cette année réside dans l'introduction de deux nouvelles catégories : Administration et service public et Sciences, recherche et développement. «La catégorie Administration et service public est là pour valoriser l'appareil de l'Etat et pour contrer ceux qui le critiquent. Ces femmes qui agissent dans le domaine économique et participent à la promotion du pays sont des exemples qui remettent en cause un stéréotype. Ce sont donc des modèles pour nos jeunes filles», a tenu à souligner Nezha Lahrichi, présidente de la SMAEX et membre du comité d'éthique de Khmissa 2007. Cette édition 2007, qui coïncide avec le dixième anniversaire de Khmissa, rendra également hommage à dix femmes qui se sont engagées et militées pendant des années dans l'action politique. «C'est une façon aussi de commémorer une décennie d'avancées dans le domaine de la défense des droits des femmes au Maroc», a indiqué Abdellatif Khizrane. Aujourd'hui, les dés sont jetés. Désormais, les 25 nominées sont sous les feux de la rampe et c'est aux votants de choisir qui parmi elles auront le prix Khmissa Lesieur Cristal 2007. Ainsi, il est possible de voter en envoyant un SMS ou en remplissant les coupons-réponses publiés dans Citadine et l'ensemble des médias nationaux, ou encore en votant sur le site Internet : www.khmissa.org. La sélection finale aura lieu le 1er mars en présence d'un notaire. Quant aux noms des lauréates, ils seront rendus publics au cours de la soirée de gala, le 3 mars 2007 au Palais des Congrès à Marrakech. Bonne chance à toutes les candidates ! ---------------------------------------------- La liste des 25 nominées Dans la catégorie Action sociale et humanitaire, les nominées sont : Elazza Essalami Malika Ben Mahi, Nezha Mossadegh, Fatima Datsi Boutaleb et Fatima Elmaghnaoui. Dans la catégorie Sciences, recherche et développement, nous retrouvons Hasnaa Chennaoui, Merieme Chadid, Nouzha Guessous Idriss, Nadia Bernoussi et Oumama Aouad Lahrech. Dans la catégorie Administration et service public, afin de rendre hommage aux femmes fonctionnaires, les nominées sont Khadija Chami, Nouzha Mkinsi, Rabha Zeidguy, Boucetta Mounia et Leïla Sbiti. Pour Art et culture, les votants ont le choix entre Leïla Marrakchi, Yasmine Chami, Rachida Alaoui, Hind Benjilany et Rita Saher. Et pour ce qui est du sport, nous avons Elgaraa Leila, Meryem Alaoui Selsouli, Lamyaa Bekkali, Fatima Zohra Lachgar et Elhaddad Samira. REPÈRESBilan des 10 ans > 175 nominées > 35 femmes récompensées > Des millions de téléspectateurs > Plus de 1.500 spectateurs |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Sam 20 Jan - 11:30 | |
| Nos agricultrices ont la cote en Espagne Quelque 2.600 ouvrières travailleront dans les fermes andalouses en mars prochainElles sont contentes, elles sont pleines d'espoir, elles partiront en Espagne. En effet, quelque 2.600 ouvrières iront dès le premier mars prochain à Huelva en Andalousie pour trois mois, pour travailler dans les champs pour la cueillette de la fraise et autres produits agricoles. Pour la plupart, ces femmes issues des quatre coins du Royaume n'ont jamais quitté leurs régions natales. Traverser la Méditerranée est une aventure sans précédent. «C'est évident que nous avons le trac, mais espérons que cela marche bien», souligne Fatima, 28 ans, originaire d'Imintanout. «Nous sommes bien accueillies et, à leurs grand bonheur, celles qui sont sélectionnées sont bien prises en charge», ajoute-t-elle. En effet, en cette journée du mercredi 17 janvier, elles étaient nombreuses à passer le test de sélection dans les locaux de la Maison de la culture à Mohammédia. La file d'attente est importante et l'heure est à l'expectative. Voire à l'angoisse, l'enjeu étant de taille. Selon une responsable de l'Agence nationale de la promotion de l'emploi et des compétences (Anapec), organisme qui gère cette opération en partenariat avec le Projet Aeneas Cartaya (programme de gestion intégrale de l'immigration saisonnière), ce n'est pas la première fois que l'Espagne a recours à la main-d'œuvre marocaine qui a une très bonne réputation. L'année dernière, ce sont environ 900 personnes qui ont été choisies. Elles étaient toutes originaires du Gharb, notamment Sidi Allal Bahraoui et Sidi Allal Tazi. Les habitants de cette région ont l'habitude de travailler dans les fermes de production de la fraise. Pour cette année, le gouvernement a préféré élargir cette offre pour qu'elle soit généralisée à tout le Royaume. Des femmes sont venues notamment de Nador, Fès, Azrou, Tanger, Tétouan, Guelmim et Tan Tan. Fatima est aux anges. Elle vient d'être sélectionnée. Pour cette mère de trois enfants, ce travail est une véritable occasion pour acquérir son propre logement. Selon ses dires, elle ne ménagera aucun effort pour mener à bien sa mission. Surtout qu'elle vient d'apprendre que sa rémunération s'élèvera à 33,29 euros net (environ 350 DH) par jour. Elle dont le salaire ne dépassait guère les 80 DH pour l'emballage des légumes dans la région de Chichaoua. Karima, d'Aïn Tawejtat, est née en 1983. Elle aussi rêve d'un nid douillet où elle pourrait s'occuper de ses trois enfants. Elle travaillait également dans des fermes contre un salaire quotidien variant entre 30 et 60 DH. «Une misère», dira-t-elle. Son angoisse est très apparente. Et il y a de quoi. Dans quelques minutes, cette jeune femme pleine d'espoir passera devant les recruteurs espagnols présents sur place. Dès leur sélection, les femmes signent immédiatement les contrats. Un compte bancaire leur est ouvert pour faciliter le transfert de leur salaire au Maroc. Ces chanceuses prendront également part à un atelier réservé à la sensibilisation contre l'émigration clandestine. En effet, plusieurs personnes qui ont bénéficié de ces opportunités ont profité de leur séjour en Espagne pour s'éclipser dans la nature. Selon Iksan Ben Terras, coordinatrice de ce projet, l'émigration clandestine est un véritable problème pour ce programme. Le taux de retour des employés marocains est très bas. Ceux qui ne se présentent même pas aux lieux de travail sont également nombreux. Cela cause un grand embarras aux employeurs qui se trouveront, en pleine campagne, sans main-d'œuvre. Les pertes sont énormes, souligne Ben Terras. Rappelons que les personnes qui donnent satisfaction bénéficieront, au bout d'un certain nombre de voyages, du statut de répétitrices. Au nombre de 700 pour l'instant, ces répétitrices ne passent plus par les entretiens ni les sélections. Au bout de trois à quatre fois, elles auront leur carte de séjour provisoire. ---------------------------------------- Conditions de travailElles travailleront six heures par jour et quand elles feront des heures supplémentaires, elles seront rémunérées en conséquence, nous expliquent les organisateurs de cette initiative. Outre le travail dans les champs, elles auront droit à des activités culturelles et culinaires, afin d'égayer leur séjour en Espagne. Les frais du transport à partir du Maroc seront assurés par les employeurs alors que les employées supportent les frais de retour. Les employeurs assureront un logement en communauté. «Le coût de la vie est très insignifiant», assure la coordinatrice. Selon elle, tous leurs droits seront garantis. Elles travailleront selon le code du travail en vigueur. Les employées auront droit à la sécurité sociale et à tous les services sociaux, comme n'importe quel citoyen espagnol. |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Sam 20 Jan - 11:41 | |
| Reportage. Ces Marocains qui meurent de froid Même si ses responsables refusent de l'admettre, la région de Khénifra où se rendra bientôt Mohammed VI est une zone sinistrée. Le bilan est déjà lourd : 27 morts. Et ce n'est sans doute pas fini. TelQuel s'est rendu sur place pour enquêter sur ce drame humain passé sous silence. Zoom sur un Maroc insoupçonnable. Khénifra fait partie de ces villes qui ne changent pas. Ou du moins, qui n'en donnent pas l'air. Un gigantesque portrait de Hassan II trône encore sur la façade du siège de la province, les terrasses de café débordent toujours autant sur l'avenue principale et les quelques rares hôtels classés de la ville sentent le vieux. En ce dimanche 7 janvier, le temps est plutôt agréable. Le thermomètre a gagné quelques degrés, plongeant la capitale des Zayane dans une douce torpeur hivernale. Difficile d'imaginer que, quelques kilomètres plus loin, le froid fait tomber chaque jour de nouvelles victimes. Des nourrissons, dit-on. “Nous en avons entendu parler à la télévision, nous lisons ce qu'écrit la presse. Il paraît que des gens sont morts à Anfgou. Mais c'est très loin d'ici”, nuance Saïd, un serveur de café. Sur le plan administratif, le petit village relève de la province de Khénifra, mais il se trouve en fait à quelques encablures d'Imilchil (province d'Errachidia, 250 km plus au sud). “C'est un village dont en entend rarement parler. Personne ne s'aventure dans ces régions éloignées à part les exploitants forestiers et quelques camionneurs”, s'explique un autre habitant de la ville. Face à cette indifférence manifeste, quelques journalistes locaux et autres militants associatifs s'agitent pour tirer la sonnette d'alarme. “Deux autres enfants sont décédés ces deux derniers jours. L'Etat a abandonné plusieurs milliers de personnes encerclés par la neige et coupés du monde pendant plus de 25 jours. En tout, plus de 20 décès ont été enregistrés alors que les communiqués officiels parlent d'une dizaine de morts”, s'indigne Aziz Akkaoui, responsable de la section locale de l'AMDH. Normalement, Mohammed VI se rendra bientôt dans la région. “Il sera à Midelt, mais peut-être fera-t-il un tour dans la région de Khénifra. Il constatera alors de lui-même l'ampleur de la catastrophe que ses collaborateurs cherchent à dissimuler”, espère un élu communal. Tounfit, dernier point du Maroc utile Au petit matin, le thermomètre indique un petit degré à Khénifra. Direction : Tounfit, chef-lieu de la région sinistrée. 140 km de route secondaire, mais parfaitement praticable, séparent les deux localités. Sur le trajet, les vents glacés qui soufflent des monts Layachi et Maâsker font rapidement chuter la température à moins 6 degrés. Nous sommes déjà à 1800 mètres d'altitude. Vers 7 heures du matin, les ruelles de Tounfit sont encore désertes. Seuls quelques écoliers bravent courageusement le froid pour se rendre dans leurs classes, chauffés avec des moyens de fortune. C'est à Tounfit que les habitants des douars avoisinants font leurs emplettes et accomplissent l'ensemble des formalités administratives. “Les habitants d'Anfgou s'y rendent régulièrement. Mais depuis plus d'un mois, on en voit de plus en plus rarement”, affirme un commerçant. En tout, seule une soixantaine de kilomètres sépare Tounfit d'Anfgou. “Mais la route est dans un état lamentable. À tel point que le trajet peut durer plus de quatre heures”, avoue un gendarme de Tounfit. La route en question se trouve en fait sur le lit de l'oued Tougha. Chaque année, les crues d'été en rongent une petite partie. Par endroits, la largeur de la chaussée dépasse à peine les deux mètres. “Cette route a coûté 34 millions de dirhams, affirme Ahmed Chouihat, gouverneur de la province de Khénifra. Chaque année, il fallait reconstruire ce qu'emportaient les crues. Aujourd'hui, au lieu de nous enfermer dans ce cycle infernal, nous avons lancé une étude pour établir un nouveau tracé qui s'éloigne de l'oued et désenclave deux nouveaux douars. Les travaux ont déjà commencé”. En attendant, l'état de la route se détériore davantage jour après jour… En quittant Tounfit, la température continue à baisser. Les petites barrettes, indiquant la disponibilité du réseau GSM, disparaissent tout aussi inexorablement des écrans des téléphones portables. L'asphalte cède la place à une boue durcie par la gelée matinale. La montagne reprend ses droits, comme il y a trois semaines. Le 7 décembre, d'importantes chutes de neige bloquent la circulation sur ces pistes, au-delà desquelles vivent plus de 15 000 personnes. Les chasse-neige, mobilisés sur d'autres axes prioritaires, ne peuvent de toute façon pas accéder à ces régions montagneuses. Pendant plus d'une vingtaine de jours, cinq communes au moins sont totalement coupées du monde. Et dans le petit village d'Anfgou, un mal mystérieux continue de faire des ravages parmi les habitants. Finalement, ce n'est que le 20 décembre qu'un message atterrit sur le bureau du gouverneur. Il dit, textuellement : “Regret de vous informer du décès de 8 enfants de 3 jours à 13 mois”. De quoi sont mortes ces jeunes personnes ? Mystère. Qu'a-t-on fait pour entrer en contact avec une population pauvre, encerclée par la neige ? “Rien. Ces gens ont l'habitude de vivre avec le froid”, explique, tout aussi froidement, un officiel. Après la réception du message, les autorités sanitaires de Khénifra attendent quand même cinq jours, le temps que les neiges fondent, avant de dépêcher une commission médicale sur place. Son verdict tombe assez vite : “Dix personnes sont décédées d'une pneumopathie aiguë, causée par une vague de froid exceptionnelle”. La veille de l'Aïd, le gouverneur se rend sur place et distribue quelques aides alimentaires. On croyait l'affaire réglée. Et pourtant… Anemzi, la commune fantôme Quelques kilomètres encore et la piste se fond entièrement dans le lit de l'oued. Le long du trajet, nous croisons des camions d'un autre âge, transportant des dizaines d'habitants de douars sinistrés, soulagés de pouvoir enfin quitter leur “trou perdu”. Tous réclament la même chose, et rien d'autre : des médicaments. Ils affirment que des douars entiers souffrent en silence, que des enfants agonisent, plus haut dans la montagne. La progression vers Anfgou se fait lentement. On roule à moins de 20 km/h. La neige commence enfin à faire son apparition. Une neige dense et dure, qui nous accompagne jusqu'à Anemzi. Nous sommes à 2300 mètres d'altitude. C'est la plus grande commune rurale de la région. La plus riche aussi. Quatre villages, dont Anfgou, en dépendent sur le plan administratif. À dix heures du matin, le centre du village est pourtant désert. Pire, le siège de la commune est introuvable. “C'est la bâtisse désaffectée à l'entrée du village, nous indique un habitant. Sa construction a coûté 600 000 DH, pour que le bâtiment soit finalement abandonné, avant même la fin des travaux”. Pour de mystérieuses raisons, la commune a préféré louer une maison à Tounfit, 160 km plus loin. Drôle de proximité ! Et ce n'est pas tout. Le président de la commune d'Anemzi est depuis quelques mois en prison, pour une affaire de chèque sans provision. Son adjoint est décédé, il y a quelques semaines. Des élections improvisées ont récemment porté un nouveau président à la tête de la commune. Mais il est déjà largement contesté. “Tout le monde fuit cette montagne. Après les élus et les agents d'autorité, l'infirmier a fini lui aussi par s'installer à Tounfit, pour pouvoir scolariser ses enfants. Il n'y a plus que l'institutrice qui résiste encore. Elle refuse désormais les enfants malades dans sa classe. Elle a peur d'être contaminée”, raconte Ahmed Rafik, un villageois père de quatre enfants. Aujourd'hui, l'atmosphère est lourde à Anemzi. Un vieil homme vient de décéder à l'aube. “Il a eu une forte grippe. À cause de la neige, nous n'avons pas pu le transporter au dispensaire. Depuis l'Aïd, l'infirmier n'est plus revenu au village. Nous avons tenté plusieurs remèdes traditionnels. En vain”, se désole Ahmed, fils du défunt. Aucun agent d'autorité ne réside à Anemzi. Aucun ne s'y rend régulièrement, même si la petite commune ne dispose d'aucun moyen de communication. Le dispensaire, tout comme l'école, restent désespérément fermés. “Personne ne se soucie de nos problèmes, ou même de nos morts. Pour les officiels, Anemzi se résume en une grande forêt qu'ils vendent au plus offrant pour se remplir les poches. Où va l'argent du cèdre ?”, se demande, à juste titre, Hmad, étudiant en droit à Meknès et originaire du village. Paradoxalement, la commune la plus sinistrée de la région est aussi la plus riche. Anemzi renferme l'une des plus grandes réserves de cèdre du pays. L'année dernière, les recettes d'exploitation forestière étaient estimées à 7 millions de dirhams, au moins. Qu'a-t-on fait de tout cet argent ? Qu'a-t-on fait pour éviter qu'une grippe n’emporte des dizaines de morts ? “Rien, tout est parti dans le budget de fonctionnement de la commune. C'est la loi qui le veut ainsi”, reconnaît le gouverneur. Résultat : la commune aux 7 millions de dirhams ne dispose même pas d'un dispensaire, ni d'un réseau d'électricité ou d'eau potable. Elle attend encore l'arrivée, de plus en plus improbable, de l'INDH, ce méga-projet de développement du nouveau règne. “Au départ, nous y avons cru. Nous avons préparé plusieurs projets de développement. Plusieurs commissions provinciales se sont réunies. J'ai personnellement noirci un tas de paperasses. Et tout ce qu'on nous a promis, c'est une ambulance qui ne pourra même pas emprunter nos pistes accidentées et qui ne sera peut-être jamais livrée”, se désole un fonctionnaire d'une commune voisine. Tout au long des pistes qui mènent vers Anfgou, des dizaines d'habitants barrent la route aux véhicules qui s'aventurent dans ces endroits hostiles. “Nra dwa (nous voulons des médicaments)”, répètent-ils à tous ces étrangers qui daignent fouler leurs terres. Puis soudain, Anfgou ! Les derniers kilomètres vers Anfgou se font à contre-courant de l'oued. L'eau gelée craquelle au passage des véhicules. Si, en hiver, la neige bloque le passage, en été, ce sont les crues de l'oued qui coupent la piste menant au douar. Au détour d'un ultime virage, Anfgou apparaît enfin. Des maisonnettes en pisé de couleur uniforme, nichées au creux d'une imposante zone montagneuse, et faisant face à une vallée verdoyante. À première vue, on est loin du cliché du village sinistré. Le hameau ressemble plutôt à un petit havre de paix. Se serait-on trompé de village ? Un ultime son vient dissiper tous les doutes du nouveau visiteur. C'est bien simple : tous les enfants toussent. Cela crée un étrange et insistant bruit de fond, qui interrompt le silence qu'imposent les monts enneigés. Une toux sèche et continue, sans répit. Très vite, les habitants du village s'attroupent autour des nouveaux venus. Ils les dévisagent longuement avant de poser l'inévitable question : “Avez-vous ramené des médicaments ?”. Ici, toutes les familles sont endeuillées. Tout le monde a perdu un fils, une nièce, un frère ou une sœur. Plusieurs enfants marchent pieds nus ou mettent de simples t-shirts qui tombent en lambeaux. Beaucoup ont de la fièvre, tous ont du mal à respirer. Les hommes et les femmes du douar ne sont pas mieux lotis. Eux aussi marchent pieds nus (il fait pourtant 7 degrés le jour et jusqu'à -14 degrés la nuit), passent de longues heures allongés au soleil pour se réchauffer et mangent rarement à leur faim. Les nourrissons se contentent uniquement du lait de leurs mères, elles-mêmes victimes de malnutrition. “Le repas principal est le plus souvent constitué de pain, de thé et de graisse fondue”, explique un vieil homme. À Anfgou, le revenu moyen d'un ménage de cinq personnes est de 4000 dirhams... par an. Ici et là, de petites filles portent des enfants qui ont l'âge de leurs petits frères. “Ce sont leurs enfants”, nous apprend-on. “Une fille est mariée à partir de 10 ans. Le mariage est consommé une année plus tard. Une fillette peut donc avoir son premier enfant à l'âge de 12 ou de 13 ans”, explique un militant associatif. La majorité des mariages se font sans la présence d'adouls. Des mariages coutumiers, simplement approuvés par les sages de la tribu. Résultat : une forte natalité, un taux record d'analphabétisme (93%) et des conditions d'hygiène d'un autre âge. Certains ne se sont pas lavés depuis plus de trois mois ! À Anfgou, toutes les naissances se font sans assistance médicale. “Les femmes s'entraident pour faire accoucher l'une d'entre elles”, explique un habitant. Evidemment, on ne connaît aucun ministre ici. Même pas le Premier ministre ! Et le roi ? “Bien sûr qu'on le connaît. On le voit sur les pièces et les billets de banque”, répondent, à l'unisson, les habitants d'Anfgou. No comment ! Décompte macabre Quand les Aït Aâmer commencent à citer les noms des enfants décédés ces dernières semaines, c'est un lourd silence qui accompagne le décompte macabre, qui ne semble plus avoir de fin… En tout, ce sont 27 personnes (chiffre arrêté le lundi 8 janvier 2007), dont deux jeunes filles âgées de 14 et 25 ans, qui ont perdu la vie ces dernières semaines (voir encadré : la guerre des chiffres). Kheddour Mouha a perdu sa fille Zahra, âgée d'un an et demi. Il raconte : “Elle a d'abord eu de la toux et de la diarrhée. Je n'ai pas pu lui ramener de médicaments, elle a donc eu de la fièvre et des boutons sont apparus sur sa bouche. Je l'ai veillée toute une nuit, je l'ai vue suffoquer puis mourir là, sous mes yeux”. Les récits se suivent et se ressemblent. Ountouf Ittou a perdu sa fille Hadda. “Elle toussait jusqu'à étouffement. Son visage et son cou ont gonflé, elle crachait du sang. Autour de moi, je voyais les autres enfants mourir, la neige nous encerclait toujours de tous les côtés. J'ai alors su que ma fille n'avait plus aucune chance de survivre”, raconte-t-elle, les larmes aux yeux. Jebbar Mouha, lui, a perdu sa fille Itto, 25 ans. Il a essayé toutes les médications traditionnelles qu'il connaît, égorgé un coq en offrande aux esprits de la montagne. En vain. “Je l'ai vue mourir à la fleur de l'âge. Ses genoux ont gonflé, elle souffrait de terribles maux de tête, elle ne voyait plus de l'œil gauche. Ce n'est pas le froid qui l'a tuée. C'est l'exclusion et la hogra qui frappent notre région”, s'emporte-t-il. Pire, même après le passage de la délégation médicale, deux enfants sont décédés en 48 heures et d'autres continuent à agoniser en silence. Une véritable hécatombe qui semble peu émouvoir les responsables locaux, qui s'obstinent à refuser de parler de catastrophe. “Ce n'est même pas un fait divers. C'est un simple accident”, a osé nous déclarer un haut responsable. |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Sam 20 Jan - 11:42 | |
| Aujourd'hui, les Aït Aâmer refusent d'accepter le diagnostic de la délégation médicale qui s'est rendu sur place, il y a quelques semaines. “Ces gens sont venus la veille de l'Aïd et sont restés une heure au village. Ils ont fait quelques consultations sommaires, donné des antibiotiques et du Doliprane, puis sont vite repartis. Ils ont établi une liste d'une dizaine de morts en se trompant sur la majorité des noms. Ils avaient peur de manquer de fêter l'Aïd chez eux à cause d'éventuelles chutes de neige”, affirme le cheikh du village. Que peut-on bien diagnostiquer en une heure chrono ? Selon les habitants d'Anfgou, la délégation médicale n'a même pas procédé à des prélèvements sanguins ou à des analyses de l'eau qui alimente le village. Comment, dans ce cas, cette délégation peut-elle trancher qu'il s'agit d'une simple pneumopathie et non d'une étrange épidémie ? Comment expliquer qu'à juste deux kilomètres d'Anfgou, par exemple, des enfants présentent les symptômes d'une forte grippe, sans qu'ils n’en décèdent pour autant ? “En plus, renchérit le père d'un enfant décédé, il a fait deux fois plus froid l'année dernière, sans que personne n'en meurt”. Pire encore : le gouverneur de la province de Khénifra se base sur les conclusions de cette commission médicale (qui n'est, depuis, plus revenue au village) pour ne pas ordonner l'évacuation des personnes malades vers l'hôpital provincial de Khénifra. C'est également la raison pour laquelle il ne décrète pas non plus de plan d'urgence, qui lui permettrait de mobiliser les moyens des administrations centrales. Même Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, s'est contenté d'affirmer “qu'en cas de besoin, un dispensaire rural sera mis en place”. Pourquoi autant de négligence ? Qui a intérêt à dissimuler le mal qui ronge ce village du Moyen Atlas ? Lors d'une rencontre privée, un responsable de la province a laissé échapper cette explication : “Il ne faut pas verser dans l'alarmisme. Le roi se déplace bientôt dans la région et nous sommes en pleine année électorale. Rien ne doit perturber cette échéance”. Aujourd'hui, le village d'Anfgou est livré à son propre sort. Lors de notre visite, l'infirmier n'était plus sur place, alors que plusieurs enfants étaient dans un état critique. La météo annonce de fortes chutes de neige à partir du 10 janvier. Et là, sauf clémence divine, le bilan des officiellement “morts de froid” pourrait encore s'alourdir... Zoom. Le cèdre de la discordeLa province de Khénifra, et plus précisément les communes d'Anemzi et d'Anfgou, renferment des dizaines d'hectares de cèdre de première qualité. Dans la région, on l'appelle l'or vert. Aujourd'hui, le mètre cube de cèdre est vendu à plus de 10 000 DH sur les marchés locaux. Un arbre abattu peut ainsi rapporter aux exploitants forestiers entre 40 000 et 100 000 DH. La manne financière qui alimente les caisses des communes est tout aussi importante. On parle de dizaines de millions de dirhams. Mais, d'après les autorités, tout va dans le budget de fonctionnement des communes et pratiquement aucun centime n'est investi dans la région, ne serait-ce que dans le développement des infrastructures. Les habitants de ces régions ne vivent, eux, que du ramassage de bois mort. Et encore… Les accrochages entre les habitants et les responsables du département des Eaux et Forêts sont fréquents. Récemment, quelques montagnards ont empêché des exploitants forestiers d'abattre de nouvelles parcelles de leurs forêts, tant que cela ne leur profite pas directement. Comme à chaque fois, la direction des Eaux et Forêts répond par des procès à la pelle et des contraventions faramineuses pour “ramener à la raison” des tribus rebelles. Et ce n'est pas tout. De l'aveu de responsables de la région, la mafia du cèdre fait des ravages dans la forêt. Les quantités abattues sont souvent supérieures à celles déclarées. Haddou, camionneur pour le compte de nombreux exploitants forestiers de la région, est le premier à en témoigner. “Je charge jusqu'à 16 tonnes de cèdre à chaque voyage. Les fonctionnaires des Eaux et Forêts n'en enregistrent que 10. Le reste passe au noir. Le butin est ensuite partagé entre exploitants et responsables”. Dans la région, le trafic s'est banalisé à un point où cela n'émeut plus personne, ou presque. Plusieurs douars dans la région menacent d'empêcher, par la force s'il le faut, toute forme d'exploitation forestière avant la résolution de tous leurs problèmes d'enclavement et d'absence de services sociaux et sanitaires. Guerre des chiffres. Les Aït Aâmer défient l'EtatMercredi 10 janvier, Nabil Benabdellah, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, affirme à la sortie du Conseil de gouvernement que “11 décès ont été enregistrés dans la province de Khénifra, à cause d'une vague exceptionnelle de froid. Évidemment, le bilan risque de s'alourdir dans les jours qui viennent”. Plus d'un mois après la catastrophe, les officiels tiennent toujours à leurs chiffres, qu'ils refusent obstinément de mettre à jour. Les onze décès en question ont été constatés par la délégation médicale qui s'est rendue au village (pendant une heure chrono) et qui n'y est plus jamais retournée. Même à la brigade de gendarmerie de Tounfit (localité la plus proche d'Anfgou), on ne tient pas avec le même entêtement à ce chiffre désormais sacré. “Nous ne sommes plus revenus sur place. Peut-être que des villageois ont oublié de nous signaler le décès de leurs enfants”, reconnaît un gendarme de Tounfit. Sur place, les habitants ont scrupuleusement établi une liste nominative des personnes décédées. Au dimanche 7 janvier 2007, elle porte 27 noms (Telquel en a une copie). Les villageois refusent que le gouvernement, qui a longtemps ignoré jusqu'à leur existence, nie aujourd'hui leurs morts. “Si l'Etat ne reconnaît pas officiellement nos morts, nous déposerons une plainte pour demander aux autorités de révéler le sort de nos enfants disparus. Nous sommes même prêts à déterrer nos enfants et à déposer leurs dépouilles à l'entrée du bureau de Monsieur le gouverneur. Nous ne demandons rien à personne. Le mal est déjà fait. Mais les morts ont une dignité qu'il faut préserver”, martèle un vieux du village, parlant au nom des habitants. |
|  | | imane

Nombre de messages: 4139 Age: 20 Ville / Pays: laayoun/maroc Date d'inscription: 20/05/2006
 | Sujet: Re: Actualité de Société Mar 23 Jan - 15:06 | |
| Les bureaux de Al-Arabiya, sérieusement endommagés à Gaza Les bureaux de la chaîne satellitaire Al-Arabiya dans la ville de Gaza ont été sérieusement endommagés lundi soir par une explosion. Les locaux étaient vides au moment de l’explosion dont l’origine n’était pas connue dans l’immédiat. Des bureaux voisins de l’agence de presse Reuters ont également été légèrement endommagés, ont indiqué des témoins. La directrice du bureau d’Al-Arabiya pour la bande de Gaza, Riham Abdelkader, a dénoncé cet attentat. "Il s’agit d’un crime commis non seulement contre Al-Arabiya, mais contre la liberté de la presse", a-t-elle affirmé aux journalistes tout en exigeant des autorités palestiniennes "l’ouverture immédiate d’une enquête". Le Syndicat des journalistes palestiniens a pour sa part appelé à un sit-in mardi en fin de matinée devant les locaux du Conseil législatif palestinien (parlement) à Gaza pour dénoncer "cet acte criminel". Un porte-parole du Hamas, le mouvement islamique à la tête du gouvernement palestinien, Ghazi Hamad a lui aussi dénoncé cette attaque et souligné qu’une enquête allait être diligentée. La semaine dernière, un interlocuteur anonyme avait lancé des menaces par téléphone contre Al-Arabiya accusée de "manque d’objectivité" à la suite d’un reportage controversé sur le Premier ministre Ismaïl Hanyieh. M. Haniyeh avait pour sa part fait part de son intention de porter plainte devant des tribunaux palestiniens contre la chaîne satellitaire, aux capitaux saoudiens. Source : edicom.ch |
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